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La fusion sur les rails

ALSTOM/SIEMENS. Les deux groupes ont annoncé hier un rapprochement synonyme de fin d’un fleuron industriel français.

FERROVIAIRE
Les constructeurs ferroviaires français Alstom et allemand Siemens ont annoncé hier soir dans un communiqué commun la "signature d'un protocole d'accord qui garantit l'exclusivité de rapprocher leurs activités de mobilité dans une fusion entre égaux".
Le groupe sera coté en France et son siège sera installé en région parisienne.
La direction du groupe sera assurée par le PDG d'Alstom "avec 50% du capital de la nouvelle entité détenu par Siemens", indiquent les deux entreprises. L'Etat français, qui siège actuellement au conseil d'administration d'Alstom via des actions prêtées
par Bouygues, "confirme mettre fin au prêt de titres (...) au plus tard le 17 octobre 2017 et qu'il n'exercera pas les options d'achat données par Bouygues".
Selon Bercy, cette alliance donnera naissance au numéro deux mondial – en volume – pour le matériel ferroviaire roulant, et au numéro un pour la signalisation. Or, cette fusion – que ses promoteurs évoquent comme l’émergence d’un « Airbus du ferroviaire » –, supposant son passage sous pavillon allemand, signifierait la fin d’un fleuron industriel français.
« Un enjeu majeur confié à de grands groupes privés »
L’accord suscite ainsi l’inquiétude en matière d’emploi en France.
Le gouvernement a eu beau marteler hier, par la voix du secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, Benjamin Griveaux, que « l’Etat veillera à une chose : que ce mariage soit un mariage entre égaux », des voix n’ont pas manqué de s’élever pour exprimer une forte inquiétude quant à ce projet.
« Le développement du rail dans notre pays est un enjeu majeur (...) et nous pensons qu’annoncer aujourd’hui qu’on confie les rênes de tout ça, en tout cas de la production ferroviaire, à des grands groupes privés, n’est absolument pas de nature à nous rassurer », a déclaré le député PCF Pierre Dharréville. Avant de poursuivre : « Le désengagement de l’Etat dans le domaine industriel, on le voit, a rarement conduit à renforcer notre capacité industrielle et à nous permettre de relever à la fois le défi social et environnemental qui est celui de l’industrie du XXIe siècle. »
Les parlementaires de la France insoumise lui ont emboîté le pas. A travers un communiqué, ceux-ci dénoncent une « vente à la découpe des fleurons de l’industrie française, au prix d’une perte de contrôle de l’Etat sur les brevets, et au mépris des enjeux sociaux et écologiques dans lesquels la filière ferroviaire occupe une place centrale » s’indignant d’un « nouveau coup porté à notre souveraineté industrielle ». Et appellent « les autres groupes parlementaires à se joindre à (eux) pour demander une commission d’enquête ».
Répondant à des informations des Echos, selon lesquelles le niveau d’emplois en France serait maintenu pendant quatre ans,la CGT, deuxième syndicat chez Alstom a rappelé : « Les garanties, c’est vite changé. Siemens sera là pour gagner de l’argent.»
Avec AF

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