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La grosse colère du mouvement HLM

LOGEMENT. Le congrès annuel de l’Union sociale de l’Habitat a été l’occasion de décrypter les dessous de la stratégie logement du gouvernement.

STRASBOURG
Hué, sifflé, interrompu… et à plusieurs reprises. L’accueil réservé au ministre de la Cohésion des Territoires, Jacques Mézard, durant le 78e congrès des HLM qui s’est terminé hier a été glacial. Et pour cause. Une fois ânonné le bla-bla sur « le dialogue » et l’assurance
de le voir « toujours à [vos] côtés pour [m’] assurer que cette réforme ne mette pas en danger votre équilibre financier », il a réaffirmé que toute discussion ne pourrait se faire que « dans le cadre » établi par Emmanuel Macron : la baisse de 1,4 milliard d’euros des loyers pour compenser la baisse des allocations logement. Le tout étant évidemment enrobé d’un discours sur la nécessité de produire plus et moins cher et de revoir un système qui ne marche pas pour le bénéfice des locataires.
Enrobé car si l’objectif est une remise à plat du financement, le mouvement HLM y est près. « Les APL datent de 1977, à un moment où l’on pensait que la crise de 1973 allait être conjoncturelle. Mais la courbe ne s’est jamais inversée » pose en préambule Valérie Fournier, présidente des entreprises sociales, « on est prêt à revenir sur le système, à imaginer une formule qui ne repose plus sur les APL. Mais cela suppose de revoir la totalité des mécanismes de financement. Mais cela ne se fait pas en trois mois ».
« Ceux-là même qui nous ont conduit dans l’impasse »
« Dans les années 1970 on a mis fin à l’aide à la pierre au profit d’une solvabilisation des personnes via les APL. Sauf qu’il y a eu de plus en plus de pauvres à solvabiliser » complète Marie-Noelle Lienemann, présidente de la Fédération nationale des sociétés coopératives d’Hlm avant de tempêter : « et ceux là même qui nous ont conduit dans l’impasse prétendent aujourd’hui nous en sortir
sans jamais se poser les bonnes questions ». Ces questions sont celles de la régulation du prix du foncier - « 700 % d’augmentation en 35 ans » - de l’écart entre les loyers et les revenus des Français - « qui n’augmentent plus, pour la plupart, depuis 20 ans ». Bref, c’est « l’économie globale du logement qu’il faut modifier ».
« Dans les zones tendues, le problème, ce n’est pas le logement social, c’est l’incapacité du marché à prendre le relais » ajoute Frédéric Paul délégué général de l’Union sociale HLM. Et de monter au créneau contre des dispositifs de défiscalisation - type Pinel - ayant pour « rôle de produire des logements 20 % moins chers que le marché. Résultat : à Paris on est à 16,83 euros le m² dans la location privée et 16,50 euros pour du Pinel ».
« 70% de notre capacité d’autofinancement impactés »
Mais la « stratégie logement » du gouvernement ne touche ni à ces dispositifs inefficaces, ni au prix du foncier, ni au plafonnement des loyers dans le privé… Non, elle demande 1,7 milliard d’euros d’économie au logement social. « Pour les 256 organismes que je représente, la baisse de loyer demandée représente 685 millions d’euros par an , soit 70 % de notre capacité d’autofinancement
destinée aux rénovations et aux constructions » illustre Alain Cacheux, président de la fédération des offices publics d’habitat.
« Evidemment, on peut mettre dehors le locataire...»
L’homme monte aussi au créneau au sujet des ventes de logement HLM que le gouvernement veut voir multiplier par quatre. « Pour vendre, il faut des acheteurs. Et la principale raison de la modestie de nos ventes actuelles est la modestie des acheteurs.
Evidemment, on peut mettre dehors le locataire qui ne veut ou ne peut pas acheter son appartement. Ce n’est pas notre philosophie mais c’est implicitement ce que nous demande le gouvernement ».
Un autre élément sous-jacent de la philosophie de la stratégie logement du gouvernement est dénoncé
: « c’est la fin de la solidarité nationale. On ne finance plus le logement par les impôts mais on va vers une solidarité entre les pauvres » dénonce Valérie Fournier. Car d’évidence, la baisse des loyers des locataires touchés par une baisse des APL devra être compensée par une hausse des loyers des locataires « non-aplisés » pour reprendre la formule consacrée. Sauf à faire une croix définitive sur l’entretien, les constructions et réduire les emplois de gestion de proximité. Et de condamner : « C’est une vraie atteinte au pacte républicain et social ».
Angélique Schaller
l Une journée de mobilisation nationale portée par le collectif Vive l’APL est organisée le 14 octobre.

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