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La négociation vire au «coup de tonnerre»

ROUTIERS. Les syndicats claquent la porte devant un gouvernement escobar et un patronat intangible.

ORDONNANCES
Les routiers se sont pris en pleine figure jeudi soir ce que dénoncent depuis des mois syndicats contestataires et gauche radicale : les ordonnances Macron n’ont pour unique but que de mettre en musique la marche funèbre des droits sociaux . Tous les droits sociaux !
Les syndicats de la profession - en grève depuis le début de la semaine-avaient rendez-vous avec la ministre des Transports, Elisabeth
Borne, et les fédérations patronales pour discuter des conséquences de la réforme du travail lancée à marche forcée. Au programme
notamment, les dérogations aux 35h, la durée légale du travail ou encore le seuil de déclenchement des heures supplémentaires actuelles. Mais alors qu’ils n’obtenaient aucune concession sur ces sujets, quelle ne fut pas leur «stupeur », racontera Jerôme Vérité, quand ils apprirent en plus que les ordonnances viendraient impacter les frais de route. Un véritable «coup de tonnerre» pour le représentant CGT, «effaré» à la sortie du ministère.
«Remettre un grand coup dès la semaine prochaine»
Ces indemnités (repas, frais de découcher,...) peuvent en effet représenter jusqu’à «1.000 euros par mois sur la fiche de paie pour un conducteur zone longue», a-t-il expliqué à l’AFP, FO évoquant même jusqu’à «1.200 euros par mois» selon le type de mission. En fait, les ordonnances permettent la remise en cause, entreprise par entreprise, de «toutes les primes» qui jusqu’à présent étaient garanties
par les conventions collectives, expliquera Christian Cottaz (CFDT) : primes d’ancienneté, 13e mois où ... frais de route. Un anéantissement méthodique qui a pour but de mettre les entreprises en concurrence via leurs salariés et sur la base de ce nivellement social par le bas. De quoi signer la fin de tout acquis ou revendication sociale puisqu’ils feront irrémédiablement chuter sa compétitivité. Les syndicats sont immédiatement montés au front pour réclamer la sanctuarisation de ces primes, mais le patronat n’a «rien (voulu) lâcher», a assuré Patrice Clos de FO. «Très énervée», la CFDT a claqué la porte au cours de la réunion, décrivant elle aussi des «discussions très tendues avec un patronat qui ne veut lâcher absolument rien». La CGT, elle, a prévu de faire «le tour des troupes» pour décider des suites à donner au mouvement reconductible qu’elle a lancé lundi avec FO, selon son représentant qui imagine «remettre un grand coup dès la semaine prochaine ». Quant à FO, il «n’appelle pas à lever la grève» en cours, a simplement indiqué M. Clos. Surtout,
la CFDT et CFTC, pour le moins hésitantes jusqu’à là, ont décidé d’appeler à leur tour à débrayer à partir du 10 octobre.
Nouveau rendez-vous le 4 octobre De son coté, le gouvernement a programmé une nouvelle rencontre le 4 octobre. Dans un communiqué, la ministre a «pris acte» du fait que «de nouveaux sujets sont apparus lors de la discussion ». Ils «vont être expertisés, et le dialogue doit se poursuivre», a-t-elle indiqué. Le document ajoute que Mme Borne a «proposé par ailleurs que les accords d’entreprises sur les rémunérations dans le transport routier fassent l’objet d’un suivi par les observatoires de la négociation, prévus par les ordonnances ».
Bel exercice de novlangue qui ne calmera pas une colère devenue désormais contagieuse.
Frédéric Dutilleul

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