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"Un malaise profond"

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Tous les fonctionnaires n’étaient pas dans la rue ce mardi après-midi à Guéret mais tout de même. Entre 500 et 600 personnes ont défilé dans les rues guérétoises à l’appel des organisations syndicales toutes parties prenantes dans cette journée d’action unitaire pour défendre LE service public.  
Et pourtant, la mobilisation semblait difficile. Devant l’hôpital de Guéret, lieu symbolique, ce sont d’abord quelques petites grappes de manifestants. Finalement c’est un cortège imposant qui va défiler dans les rues de la ville préfecture s’arrêtant devant des sites  qui représentent chaque fonction publique : l’hôpital bien sûr mais aussi le centre de gestion de la fonction publique territoriale, la direction académique des services départementaux de l’Education nationale avant de terminer devant la préfecture. «Nous ne sommes pas mécontents de la mobilisation», signale Brigitte Parelon, secrétaire départementale de la CGT des territoriaux derrière la banderole avec ses camarades de toutes les organisations syndicales. Elle note que beaucoup d’agents étaient grévistes. Des services ont fermé à la mairie de Guéret ... des écoles à Felletin, Naillat, Bétête...
Cette journée unitaire était attendue par les agents, stipule Nadine Méritet, secrétaire départementale de la CFDT. «Nous regrettons la précarisation des emplois, les conditions de travail dégradées, il y a un mal-être au travail dans toutes les fonctions publiques, ajoute-t-elle. Les agents ont le sentiment d’être non reconnus, méprisés. On ne reconnaît même plus l’emploi public. Cela touche toutes les fonctions publiques, tous les services, il y a un malaise profond».  
Un sentiment partagé dans l’Education nationale. «Nous, on a vu arriver les contractuels dans le premier degré, c’est ubuesque, c’est flippant, dénonce Fanny Tissandier, co-secrétaire départementale du SNUipp-FSU. Comment on peut être si peu considérés ?» Leur petit autocollant sur le torse, «Mal payé, méprisé, précarisé...assez» résume ce que vivent les fonctionnaires. Les contractuels c’est pour le SNUipp-FSU un signe de précarisation et du côté des titulaires, c’est guère mieux. « Il y a plein de petits détails qui font que le pouvoir d’achat baisse, la hausse de la CSG, le gel du point d’indice...», détaille Julien Colombeau, co-secrétaire du syndicat enseignant. «Même le gouvernement Sarkozy n’avait pas fait tout cela en même temps», confie Fanny Tissandier.
Pour Julien Palayer, représentant de la CGT du centre hospitalier d’Aubusson, c’était tout «naturel» d’être à Guéret,  «on défend le service public en général». Pour lui, le rassemblement unitaire était «essentiel» et il va même plus loin : «Une journée d’action réussie, c’est le public et le privé ensemble, tout ce qui a fonctionné c’est l’unité»... C’est peut-être la prochaine étape.

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