Fil info
22:18Basket : Boulazac n’a pas à rougir! -> https://t.co/UJGZvTnEon
22:17Rugby : Le Racing 92 en finale... pour écrire son histoire -> https://t.co/lPBZ6Iz7tQ
19:40Périgueux : Les cultures urbaines s’affichent en centre ville -> https://t.co/F7mmSphX6Y
19:25Dordogne : Un schéma contre la désertification -> https://t.co/zhSu0BS7PB
19:16 - -Junien : Une pétition citoyenne alerte sur les problèmes de l’hôpital -> https://t.co/oBw720iuYR
19:08Châteauroux : Lire dans les bus Horizon -> https://t.co/ZgpGwQ8dua
16:38 28 avril de plants - : Samedi, on va au «Jardin du Lien» -> https://t.co/CB2OcpnpiS
16:35# # - -Buffière : Une journée intergénérationnelle -> https://t.co/qxfqfLfYGN

Agriculture : la loi des voeux pieux

PRIX

De belles intentions sans les moyens de les assurer : la loi sur l’agriculture présentée hier au Conseil des ministres est censée améliorer les revenus des agriculteurs.
Le projet de loi sur l’agriculture a été présenté hier au Conseil des ministres par Stéphane Travert. Si les questions du gaspillage alimentaire,
des produits phytosanitaires ou du bio dans les cantines sont abordées, le texte s’attaque essentiellement aux relations commerciales
entre producteurs, industriels et distributeurs, via des modifications du code du commerce, la limitation des promotions et la relève du seuil de revente à perte (SRP). Des points qui ont fait dire à la FNSEA ou aux Jeunes agriculteurs qu’ils avaient « été entendus » mais le propos est plus nuancé chez Laurent Pinatel de la confédération paysanne.
S’il trouve « intéressante » la proposition concernant l’inversion de la formation des prix à partir des coûts de production, il s’interroge : « que se passera-t-il si transformateurs et distributeurs refusent ? La loi prévoit une intervention de l’État comme médiateur. C’est insuffisant. Nous voulons un Etat arbitre ». Idem sur les SRP à 10 % : « derrière il y a un espoir idéologique : recréer de la valeur et espérer qu’elle sera redistribuée.
Un espoir car la loi n’a ici rien de contraignant ».
Que cela corresponde à une augmentation des prix de 10 % pour un produit identique est également un point qui inquiète le paysan, d’autant
que le sujet fait débat avec des consommateurs qui via des sondages se disent prêts à dépenser plus pour de la qualité et la FNSEA qui affirme que « vert, c’est plus cher ». « Nous sommes dans une agriculture subventionnée et les contribuables,
via leurs impôts, payent déjà » introduit Laurent Pinatel, « nous pensons que c’est là qu’il faut travailler, subordonner ce soutien public à une production respectueuse de la santé, de l’environnement, du producteur… Certaines personnes n’ont pas les moyens et ce n’est pas un fantasme. Le risque est donc de se retrouver avec une alimentation duale, de qualité pour les riches, industrielle pour les pauvres ».
A.S

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.