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Les enseignants dans la rue

A l’appel de plusieurs syndicats dont le SNES-FSU, les enseignants du second degré étaient en grève hier pour protester contre la stigmatisation faite à l’égard des fonctionnaires, mais également contre les réformes du baccalauréat et de l'entrée dans les études supérieures, vécues comme la mise en place d’un tri social des élèves.

Semaine particulièrement chargée dans l’éducation entre les mobilisations contre les mesures de carte scolaires envisagées dans le premier degré à la rentrée, et la grève des enseignants du second degré hier qui dénoncent la mise en place de mesures très libérales comme la réforme du bac ou du mode d’accès à l’université.
Il fallait être particulièrement courageux hier matin pour braver le froid vif et piquant et venir manifester devant l’inspection académique à Périgueux. Au total, c’est près d’une cinquantaine de personnes qui s’est réunie devant le symbole de l’Education nationale en Dordogne pour porter un ensemble de revendications, dans le cadre d’une journée nationale de grève à laquelle appelaient le SNES-FSU, la CGT et Sud. Mélangés aux enseignants du second degré, on pouvait voir une quinzaine de lycéens de Laure Gatet, des militants de la France insoumise ou encore du parti communiste.
Autant de voix remontées contre les attaques gouvernementales dont sont la cible à la fois l’Education et d’abord les fonctionnaires. Non seulement leur point d’indice est toujours gelé, mais en plus, ces derniers doivent faire face à un report d’un an minimum du plan de revalorisation des salaires et carrières mis en place par le gouvernement précédent. « Au 1er janvier, nous avons également vu nos salaires diminuer à cause de la hausse combinée de la CSG et de la cotisation pour les pensions de retraite », peste Abderafik Babahani, le secrétaire départemental du SNES-FSU.
Et pour l’instant, les compensations promises se font attendre. Mais il ne s’agit pas là des seules attaques contre la fonction publique qui doit s’attendre à un vaste plan social orchestré par le gouvernement qui, prévoyant la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, voudrait imposer des vacataires, maléables, au détriment de fonctionnaires à statut.
« Dans l’Education, 2 600 postes non pourvus par des titulaires, mais pas des contractuels, vont être supprimés. Quoi qu’en dise le gouverment, des emplois vont être supprimés là où existent des besoins », s’agace Abderafik Babahani.
Les raisons de la colère du personnel enseignant ne s’arrêtent pas à ces seules attaques et concernent également des problématiques plus spécifiques à l’Education nationale. A ce titre, deux réformes plus emblématiques les poussent à descendre dans la rue : la réforme du bac et la mise en place de Parcoursup pour l’admission à l’université. « Derrière ce logiciel, se cache en réalité une machine à tri», affirme Abderafik Babahani. « Dans les faits, 50 % de la formation universitaire est déjà sélective, comme par exemple les IUT où l’on accède par dossier. Là, les universités vont mettre en place des filtres et exiger des formations supplémentaires pour accéder aux cursus. Or, pour nous, le bac est le premier grade universitaire qui doit permettre de choisir après son grade universitaire ».
La réforme du bac telle qu’envisagée est également un motif de courroux, car les filières classiques L, ES et S disparaîtraient au profit de parcours, neuf au total, personnalisables à la carte.
« Elèves et familles devront choisir des bouquets de parcours. Cette mise en place de stratégies de réussite est inacceptable. Il y aura les familles d’initiés qui parviendront à tirer leur épingle du jeu, et les autres, qui seront mis sur la touche. C’est un retour en arrière. Sans compter les conséquences sur les conditions de travail des enseignants. Depuis l’arrivée de Macron, tout s’accélère et l’on glisse vers une politique droitière», dénonce Abderafik Babahani.
Les conditions de travail des enseignants sont justement une des autres revendications portées, avec notamment une surcharge du nombre d’élèves par classe dans les lycées (jusqu’à 38), une baisse de moyens pour les collèges ou encore en Dordogne, une fusion des classes de 6e et de 5e en SEGPA. « C’est un management de crise. On fait porter la charge sur les collèges pour calmer les esprits dans les lycées car se profilent la réforme du lycée et des programmes ». D’autres mobilisations en perspective.

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