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Bocage en fête pour préparer l’avenir

ENVIRONNEMENT. Un grand rassemblement est prévu ce samedi pour célébrer la victoire et l’abandon du projet d’aéroport mais également enclencher le rapport de force avec l’État sur la gestion des 1650 m².

NOTRE-DAME-DES-LANDES
« Enracinons l’avenir ! » : le mot d’ordre pour appeler les opposants à l’ex-projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à venir célébrer la victoire ce samedi 10 février. Des milliers de personnes sont attendues en cette journée organisée au lendemain de l’expiration du décret qui déclarait d’utilité publique la réalisation d’un nouvel aéroport nantais, expiration qui marque la fin officielle de ce projet né dans les années 1960, dont l’abandon a été annoncé par l’exécutif le 17 janvier.
Cette « grande fête » sur la ZAD « risque fort d’être un succès » pronostique Geneviève Coiffard, membre de la Coordination des opposants,
qui regroupe une soixantaine d’organisations, des anti-NDDL sont attendus de toute la France mais aussi des militants de « luttes soeurs » contre le projet Cigéo d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure ou contre la ligne à grande vitesse Lyon-Turin par exemple. Plusieurs dizaines d’autocars sont ainsi attendus, leurs passagers accueillis dans le bourg de Notre-Dame-des-Landes, avant de rallier l’un des deux points de départ de déambulations « carnavalesques ».
Les humbles chahutant les puissants
Les deux cortèges doivent partir à la mi-journée, accompagnés de fanfares et de chorales, et converger jusqu’à la ferme de Bellevue, occupée depuis janvier 2013 par le collectif de paysans anti-aéroport « Copain 44 ». Une grande effigie de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et des maquettes représentant d’autres projets d’infrastructures contestés ailleurs en France doivent y être brûlés.
Le rendez-vous se déroule « trois jours avant le mardi gras, en pleine période de carnaval. S’il est une fête qui permet de narrer la geste des humbles chahutant les puissants, c’est bien celle-ci » souligne l’ACIPA, association historique de citoyens opposants au projet.
« Mais le carnaval dispose d’un autre attrait : fête des passages, il survient quand l’hiver n’a pas encore laissé place au printemps, que les jours peinent à rallonger, qu’une saison vient de se finir sans qu’on ait encore basculé dans la suivante. Autant d’allégories rappelant la fin de cette lutte d’un demi-siècle contre l’aéroport qui laisse place à de nouveaux enjeux et combats, ici et ailleurs » ajoute encore l’ACIPA.
Les manifestants sont par ailleurs appelés à venir avec arbres et plantations, qui seront déposés dans des bétaillères en attendant d’être plantés dans le bocage quand les conditions climatiques le permettront.
Cette action symbolique vise à poser collectivement « les jalons de l’avenir de la ZAD » selon le mouvement anti-aéroport, qui porte un projet collectif de gestion de l’usage de la zone de 1 650 hectares.
Outre la prise en charge de la redistribution des terres, le mouvement défend la possibilité que les opposants ayant pris part depuis 2007 à l’occupation du site puissent y rester, et que soient maintenus des projets alternatifs, agricoles ou non (lire ci-dessous).
« L’avenir du territoire est aussi important que l’abandon du projet d’aéroport »
Une mobilisation massive serait un signal fort envoyé à l’État, alors que la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, s’apprête
à ouvrir les négociations sur le devenir des terres agricoles de la ZAD. « Enraciner l’avenir, ça a un sens fort en ce moment. (...) L’avenir
du territoire est aussi important que l’abandon du projet d’aéroport.
C’est ce qu’on doit démontrer le 10 février » souligne Vincent Delabouglise, membre du collectif Copain 44.
Pour « Camille », un occupant de la ZAD, il s’agit aussi à travers cette mobilisation de « réaffirmer le refus des expulsions » après le 31 mars, date butoir fixée par l’État pour que les occupants illégaux rentrent « dans la légalité ». « Même si l’aéroport est abandonné, beaucoup
de gens sont prêts à se mobiliser en cas d’expulsions mais aussi pour porter le projet agricole collectif » assure-t-il. Mais la tonalité samedi sera « joyeuse. On célèbre la victoire d’un mouvement large et divers » glisse-t-il.
A une vingtaine de kilomètres plus au sud, les associations qui étaient favorables au transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes appellent les habitants de Bouguenais, où est située la plateforme nantaise, à venir « crier leur colère » contre la « haute trahison de l’État » en déposant leur carte d’électeur dans un cercueil qui doit prendre ensuite le chemin de l’Élysée.
A.S. avec AFP