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Le bilan des Douanes dressé par la CGT relativise les « records »

SERVICE PUBLIC. Mieux avec moins : un leitmotiv du gouvernement sur bien des sujets. Faux, démontre la CGT Douanes qui communique la totalité des chiffres 2017.

DÉSINTOX
C’est une CGT des Douanes très en colère qui a décidé de sortir du silence en communiquant tout un dossier sur l’activité de son service.
En colère car la communication qui en a été faite mi mars est, selon elle, tronquée car reposant sur « une sélection des meilleurs indicateurs » et parce que cela sert le discours dominant, à savoir, la possibilité de faire plus avec moins. « Mais il faut pouvoir le dire honnêtement : avec moins de moyens et d’effectifs, on fait forcément moins bien » insiste la CGT.
Contrairement à ce qui est diffusé aux médias, le service des Douanes n’a pas bénéficié d’une augmentation de ses agents. Certes, 500 agents ont été recrutés en 2015 et autant en 2016. Mais, « en détaillant les chiffres, on remarque une augmentation notable du nombre d’agents dans la branche surveillance [agent en uniforme et armé dans les aéroports ou sur les routes] mais une baisse significative du nombre d’agents en opération commerciale [travail de bureau et d’enquête] » affirme le syndicat qui insiste : suite aux purges du non remplacement d’un départ à la retraite sur deux, « le nombre d’équivalent temps plein n’a pas évolué à la hausse depuis des années ».
Côté finances, pas mieux. Un tableau issu des bilans détaillés de la direction mis en ligne sur son site montre un budget passé de 1290,4 millions d’euros en 2011 à 1147 en 2017.
« Enfumage »
Voilà pour les moyens et les effectifs.
Côté résultat, le bilan du syndicat n’est pas aussi glorieux que celui affiché par la direction. Deux exemples sont particulièrement
éclairants car ils ont contribué aux éloges dans les médias. « Saisie record de cocaïne en 2017 » ont annoncé de nombreux titres. Sauf que, la comparaison avec les années précédentes dément le « record » : 9,2 tonnes en 2017, contre 11,7 tonnes en 2016 et 16,8 tonnes en 2015 affiche le tableau pluriannuel.
Autre exemple : les avoirs à l’étranger. La direction « a mis sur le même plan » les avoirs identifiés à l’étranger et les saisies d’avoirs criminels en France. Les premiers sont de 862 millions, les seconds de 53 millions. « Ces avoirs identifiés à l’étranger ne sont pas forcément saisis et pour cause : une partie n’est pas accessible à nos services » commente le syndicat qui conclut à « de l’enfumage
». Et d’éviter ainsi que l’on ne remarque que les 53 millions saisis sont en recul vertigineux par rapport à l’année précédente : 149,4 millions en 2016.
Le syndicat monte également au créneau contre les facilités accordées aux entreprises et la communication autour de la simplification des opérations de douanes. La direction met en avant un chiffre clé : le temps d’immobilisation des marchandises qui ne cesse de baisser.
Mais « cela a pour corollaire un chiffre jamais révélé : seulement un produit sur 10 000 est contrôlé par les douanes avant son entrée sur le sol européen » déplore le syndicat dans son document.
Enfin, la CGT pointe un sujet rarement déclarer : le travail concernant les espèces protégées.
Dans de nombreux cas, les animaux ou plantes récupérées par les Douanes lors de la découverte d’un trafic « ne peuvent être remis à un musée ou un conservatoire mais doivent être abattus ou détruits parce qu’il nous est impossible de les stocker dans un espace sécurisé et adapté ».
La sévérité du constat est à la hauteur de l’engagement que ces douaniers ont pour leur mission : « un service public d’utilité économique, sociale et environnementale au service des citoyens ».
Angélique Schaller

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