Fil info
20:41 — La FĂȘte de la Montagne Limousine 2018 c'est les 28, 29 et 30 septembre Ă  en 
 https://t.co/bstJzAfXV6
16:06 — un dĂ©but de en fanfare, merci pour l'article, on se donne rendez-vous p
 https://t.co/6jZloosTQK
14:08 — RT : Ussel : Des poĂšmes et des chansons pour cĂ©lĂ©brer la paix -> https://t.co/UbctK0Smqy
08:33 — Dans le on prĂ©fĂšre la partager et la boire đŸ»đŸ˜œ 
 https://t.co/UWVUX2n94t
08:29 — ce matin 22/09/2018 de 08:00 Ă  12:00 efs - perigueux attention changement de date le thĂ©Ăątre est reporte au lu
 https://t.co/dRuAFv8dpK

Dette, banque, cheminots : ce que ne dira pas Macron

SNCF. Une dette liĂ©e aux choix de gestion de l’État et qui engraisse les banques : les rĂ©vĂ©lations du cabinet Degest contredisent le rapport Spinetta.

RAPPORT
À 13 heures, Emmanuel Macron prend la parole au journal de TF1. Il n’a pas prĂ©cisĂ© les sujets qu’il allait aborder mais il semble Ă©vident qu’il ne pourra que s’exprimer sur la rĂ©forme de la SNCF. Si la morgue vis-Ă -vis des cheminots « privilĂ©giĂ©s » et d’une entreprise publique « inefficace » et « coĂ»teuse » semble avoir baissĂ© d’un cran, le prĂ©sident va probablement dĂ©rouler son credo
sur la dette, le besoin de modernisation etc.
Il ne dira en revanche pas que c’est l’État qui a demandĂ© Ă  RFF en 2010 de rĂ©nover un rĂ©seau vieillissant et de dĂ©velopper 4 nouvelles lignes LGV dans la foulĂ©e des engagements pris dans le Grenelle de l’Environnement mais
 sans lui donner les moyens de le faire. Les subventions ont en effet Ă©tĂ© en baisse notamment celles de l’agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) privĂ©e de ressources suite Ă  la privatisation des autoroutes.
Des faits que dĂ©montre un rapport publiĂ© par le cabinet d’expertise Degest. Rapport qui conclut que si « l’équation Ă©conomique » de la SNCF est effectivement « tendue », c’est « en raison des choix de l’État » et non du coĂ»t de la main d’oeuvre ou des petites lignes non rentables comme l’affirmait le rapport Spinetta dont dĂ©coule la rĂ©forme prĂ©sentĂ©e par le gouvernement.
Le rail neuf fois moins cher que la voiture Ce que ne dira pas non plus Emmanuel Macron, c’est que ces « choix de l’État » ont eu pour consĂ©quence d’engraisser les banques. Pourquoi ? Parce que les emprunts auxquels a Ă©tĂ© contrainte la SNCF sont venus s’ajouter Ă  la dette liĂ©e au dĂ©veloppement du TGV dans les annĂ©es 1990 puisque le gouvernement n’a pas voulu la reprendre comme a pu le faire l’Allemagne pour rester dans les clous imposĂ©s par les critĂšres de Maastricht. RĂ©sultat, la dette est tellement importante qu’elle provoque un « service de la dette » dĂ©mentiel. « Sur 100 euros empruntĂ©s par SNCF RĂ©seau entre 2010 et 2017, 41 ont servi le rĂ©seau ferrĂ© quand 59 sont allĂ©s au systĂšme financier », illustre explicitement le rapport Degest.
Peu de chance Ă©galement d’entendre le prĂ©sident de la RĂ©publique rendre hommage Ă  la productivitĂ© des cheminots. Et pourtant, le rapport Degest montre que malgrĂ© les 12% d’effectifs en moins entre 2004 et 2014, « la productivitĂ© du travail a augmentĂ© de 3,2% par an contre 1,9% pour l’ensemble de l’économie ou 2,6% pour le secteur des transports ». Le document souligne Ă©galement
que cela n’est pas sans consĂ©quence sur la santĂ© en mettant en avant qu’un cheminot travaillant Ă  l’exĂ©cution arrive Ă  la retraite avec 4 ans de moins d’espĂ©rance de vie que la moyenne nationale.
Le rapport de ces experts rĂ©vĂšle le coĂ»t du capital et apporte un Ă©clairage nouveau sur le coĂ»t du travail mais se penche Ă©galement sur les coĂ»ts externes et ceux « oubliĂ©s ». Les coĂ»ts externes concernent les coĂ»ts des accidents, du bruit, de la pollution de l'air, l’impact sur la biodiversité  Une apprĂ©ciation « globale » d’un phĂ©nomĂšne qui est de plus en plus en vogue et qui a dĂ©veloppĂ© des outils de mesure. Et que disent ces outils ? Que « le transport ferrĂ© est le moins coĂ»teux des modes, plus de neuf fois moins cher que la voiture particuliĂšre », synthĂ©tise le rapport.
Quant aux coĂ»ts « oubliĂ©s », ils concernent les spĂ©culations du rapport Spinetta sur les Ă©conomies liĂ©es Ă  la fermeture des petites lignes. Outre des chiffres sujets Ă  caution, les auteurs soulignent que ces projections oublient d’intĂ©grer le montant des rĂ©novations de ces derniĂšres annĂ©es ainsi jetĂ© Ă  la poubelle; que cela serait « un frein considĂ©rable au dĂ©veloppement du fret ferroviaire qui a besoin de ce rĂ©seau pour accĂ©der aux plate-formes des chargeurs » et que cela hypothĂ©querait toutes possibilitĂ©s de dĂ©sengorgement des grands axes et rĂ©duirait la flexibilitĂ© globale du systĂšme.
Angélique Schaller

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisĂ©e.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformĂ©es en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont Ă  la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.