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« Un projet de loi qui ne règle rien »

PIERRE DHARRÉVILLE. Député PCF des Bouches-du-Rhône, il ferraille à l’Assemblée contre la réforme.

ENTRETIEN
Le rapport Degest montre que la gestion de la dette voulue par le gouvernement a surtout servi à « engraisser » les banques.
La question de la dette est une des raisons avancées par le gouvernement pour expliquer cette réforme mais, en séance, la ministre des Transports refuse de répondre à toutes nos questions sur la manière dont elle entend s’occuper de la dette. Donc la réforme telle que pensée actuellement ne va absolument pas régler cette question de la dette et de la charge de la dette. Et cette dernière est un véritable problème parce que elle pompe des capacités d’investissements alors que les commandes ont été faites par l’État, conduisant la SNCF à s’endetter pour pouvoir répondre aux besoins, et aujourd’hui on lui explique que c’est de sa faute. Il faut que cette question soit réglée par la puissance publique parce que c’est un endettement profitable pour le pays qui garantit son développement, l’égalité territoriale, une réponse efficace aux besoins de déplacement. De ce point de vue il y a une erreur de diagnostic fondamentale de la part du gouvernement qui a commencé en expliquant que c’était à cause du statut des cheminots que la SNCF avait des problèmes.
Cheminots dont le rapport souligne au contraire la forte productivité mais aussi l’impact que cela a sur leur santé. Simple « erreur » de diagnostic ?
Erreur forcément délibérée puisqu’il y a une volonté ferme de déréglementer, de libéraliser, de privatiser. Mais la fragilité des arguments avancés repose sur la fragilité du diagnostic. Ce qui invalide la réforme qui est proposée. Sur les cheminots, dans l’hémicycle, les propos sont devenus beaucoup plus prudents et le gouvernement nous vante désormais leur travail formidable. Mais le respect des cheminots ne se mesure pas aux paroles mais dans les actes. Y compris dans le respect des conditions de travail et de rémunération. Pour l’instant, la remise en cause du statut montre que la génération qui vient va être considérée de manière différente, et va donc créer des inégalités à l’intérieur de l’entreprise, sur l’ensemble du secteur ferroviaire.
Réalisé par A.S.

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