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CFDT : et maintenant, quelle stratégie face à Macron ?

Je suis d’accord avec la ligne de Laurent (Berger) de vouloir négocier plutôt que de manifester. » La position exprimée par ce délégué a trouvé
un large écho parmi les participants au 49e congrès de la CFDT, qui s’est tenu à Rennes du 4 au 8 juin. Mais pour négocier il faut être au moins deux. Croyant devenir l’interlocuteur privilégié d’Emmanuel Macron, Laurent Berger essuie déconvenue sur déconvenue depuis un an. Ce qui s’était avéré possible sous le quinquennat de François Hollande ne l’est plus désormais tant le nouveau chef de l’Etat se plaît à contourner les corps intermédiaires. Ce revers interroge sur la stratégie de la CFDT. C’est d’ailleurs l’une « des questions qui a été posée au congrès et à laquelle il n’y a pas de réponse manifeste », relève Jean-Marie Pernot, chercheur en Sciences politiques et spécialiste des mouvements sociaux. Pour lui, la stratégie retenue par la CFDT est problématique et peut être qualifiée de « dépendante » dans la mesure où elle est fonction de « l’attention que veulent bien lui porter ses interlocuteurs, que ce soit le patronat ou le gouvernement ». Or si « ce gouvernement refuse la discussion,
c’est une stratégie qui n’a pas de solution de repli ». A fortiori puisque la CFDT « ne veut pas descendre dans la rue ». Pour le moment, donc, la CDFT n’a pas trouvé « le moyen de peser sur le refus de discuter de Macron », estime le chercheur. Face à cette impasse, Laurent Berger a, dans son discours de clôture, incité le gouvernement à organiser un rendez-vous avec les partenaires sociaux en septembre, afin de « repartir sur de nouvelles bases ». Autrement dit, le mur auquel il se heurte n’a suscité aucun infléchissement de la ligne de l’organisation.
Syndicalisation en berne En témoignent les différentes consultations qui ont eu lieu lors du congrès. Le secrétaire général, en l’occurrence Laurent Berger, a été reconduit jeudi avec 94,42% des suffrages et la « résolution » – document qui fixe le programme des quatre années à venir – a été votée vendredi à 87,89%. Ce qui démontre « une certaine stabilité et un large consensus », souligne Jean-Marie Pernot. Ce qui fait de la CFDT « l’organisation la plus homogène » dans le paysage syndical français. Dans ce contexte, la centrale s’est notamment fixé l’objectif de devenir « numéro un » dans la Fonction publique, au terme des élections professionnelles qui se dérouleront en décembre. Et ce après avoir déjà ravi la première place à la CGT dans le privé en 2017. Or, relève, Jean-Marie Pernot « des délégués ont repris l’idée, que j’ai souvent formulée, que c’est plutôt la CGT qui est passée derrière, car la CFDT a en réalité très peu progressé ». Et s’il est une caractéristique qu’elle partage avec les autres organisations, c’est que « la syndicalisation n’y décolle pas ». A.M.