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Le CDD incompatible avec l'allocation privé d'emploi ?

CHÔMAGE

Le gouvernement
prévoit de supprimer les allocations aux chômeurs qui occupent des contrats à durée déterminée.
On les appelle « les permittents ». Le terme désigne ces personnes qui conjuguent CDD et inscription à Pôle emploi. On en compte 1 560 000 en France dont environ 830 000 qui perçoivent des allocations chômage car l’emploi occupé ne leur permet pas de vivre. Tout mis bout à bout, leur rémunération moyenne s’élève à quelque 1 300 euros mensuels.
Le dispositif des permittents, qui date des années 1990 et a pour vocation d’inciter au retour à l’emploi, est aujourd’hui dans le collimateur du gouvernement.
Il est en effet remis en cause par l’article 33, voté vendredi dernier, dans le cadre du débat à l’Assemblée nationale sur le projet de loi « Avenir professionnel ». Article qui prévoit de « modifier les mesures d’application relatives (...) à l’activité réduite ». En d’autres termes : le gouvernement se réserve la possibilité de retirer les allocations aux permittents qui en perçoivent.
« Flexibilité à outrance »
Et ce au prétexte, selon le gouvernement, que le dispositif ne favoriserait pas l’emploi durable... Cet emploi durable qui fait précisément cruellement défaut et que ne se voient pas proposer les chômeurs.
L’Exécutif pointe en outre le « coût » du dispositif, soit 5,4 milliards d’euros annuels. Il est en revanche beaucoup moins loquace sur les chiffres lorsqu’il s’agit des cadeaux en direction des plus riches, tels que la réforme de l’ISF ou la suppression de la « flat taxe ». Dont le montant est estimé 4,5 milliards en 2018 et 5,1 milliards en 2019.
La flexibilité, synonyme d’insécurité, étant le maître mot de la politique macroniste, le mauvais coup porté aux permittents s’inscrit pleinement dans le projet « Avenir professionnel » voté hier par l’Assemblée en première lecture.
Le texte, porté par Muriel Pénicaud, constitue l’acte II de la réforme du marché du travail, et concerne l’apprentissage, la formation et l’assurance chômage. Les trois groupes de gauche ont vivement critiqué un projet de loi qui, selon Gisèle Biémouret (Nouvelle Gauche), « ne libère pas les individus, il libère les marchés ». Adrien Quatennens (LFI) a aussi fustigé une « flexibilité à outrance » et une politique ni « efficace » ni « pragmatique », tandis que Pierre Dharréville (PCF) a dénoncé des formations « low-cost ». Et estimé que cette « mauvaise loi fera peut-être baisser les chiffres du chômage par ses artifices mais aura des conséquences sociales lourdes ».
A.M.

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