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Une proximité indispensable

Rectorat de Limoges

 

Treize académies superposées à la carte des treize nouvelles régions ; un ministère de l’éducation Nationale limité à ventiler des moyens aux académies des grandes régions, avec notamment un recteur unique à Bordeaux muni de toutes les compétences ; des mutualisations de services et le spectre de fermetures d’écoles, de collèges, de lycées et lycées professionnels dramatiques dans l’académie de Limoges ; et au final davantage d’inégalités dans l’accès des jeunes aux qualifications : c’est tout cela que sont venus dénoncer hier d’une seule voix, les personnels de l’Education Nationale réunis en interfédérale, devant le rectorat de Limoges. «Il y a une vraie mobilisation au travers de la pétition en ligne, qui rassemble déjà près de 5000 signatures, et cela nous encourage, comme nous encourage aujourd’hui la présence d’élus du territoire» souligne Nicolas Villacampa, co-secrétaire de la FSU 87. «Sans prise en compte du caractère rural de nos territoire, cette réforme s’annonce comme une catastrophe pour la qualité du service public de l’éducation dans notre ex-région Limousin. Nous craignons que le caractère rural vu de Bordeaux soit moins pris en compte avec pour conséquences des fermeture d’établissements et des regroupements forcés. Avec également une diminution de l’of-fre de proximité, et au final des choix par défaut pour les élèves». A l’occasion d’une rencontre hier au rectorat sur les problématiques du premier degré, le SE-Unsa n’a pas manqué d’évoquer la question avec la rectrice de l’académie. «Nous avons insisté sur le besoin de proximité dans cette région aussi grande que l’Autriche, lorsque se poseront des questions ponctuelles sur telle ou telle situation dans tels petits établissements ou écoles ruraux. Là dessus, nous avons besoin de garanties qu’on n’a pas. La rectrice a répondu qu’elle attendait les arbitrages du ministre, mais que la mobilisation ici était relayée et remarquée au ministère et que cela aurait des conséquences, que nous espérons positives» précise Thibault Bergeron, secrétaire du SE-Unsa de Limoges.  De nombreux élus, appelés à la rescousse, ont hier répondu présents, mobilisés avec «la volonté ne pas perdre une occasion pour rappeler la nécessité du maintien du rectorat à Limoges» comme le précise Jean-Claude Leblois, président du conseil départemental de la Haute-Vienne : «Aujourd’hui le rectorat, hier la cour d’appel, etc. : l’Etat trouve tous les jours une fausse bonne raison pour partir,  raisons qui à nos yeux ne tiennent pas.  La décentralisation et la déconcentration ont amené des services publics il y a plusieurs dizaine d’années sur nos territoires, on ne peut pas effacer l’histoire comme ça ! La présence du rectorat, c’est la proximité. Les formations existantes en milieu rural, on ne les re-trouve pas forcément dans une métropole. La particularité de notre territoire doit être reconnue au travers du maintien de services publics d’Etat». «Tout rassembler à Bordeaux, ce n’est plus possible poursuit Martine Nebout Lacourarie, adjointe au maire de Saint-Junien, quand en plus on nous diminue les moyens de communication avec par exemple les menaces pesant sur la ligne ferroviaire Limoges-Angoulême.  Perdre le rectorat, c’est perdre des postes administratifs, de la population et de la proximité. On aurait besoin d’une très très grosse mobilisation».Pour Gaston Chassain, maire de Feytiat et vice-président de Limoges métropole en charge de l’économie, c’est l’image du territoire qui est en jeu et avec elle le dynamisme de l’économie  : «On nous a dit il y a quelques mois que ce rectorat ne serait pas supprimé, aujourd’hui on nous dit le contraire. Il y a une énorme perte de confiance de la part de la population. Un territoire qui perd ses centres de décisions s’affaiblit.   On a besoin d’un territoire fort, avec des centres de décisions propres, pour les emplois, pour la vie sociale, mais aussi pour les entreprises qui souhaitent s’implanter sur un territoire qui a de l’ambition». Un citoyen conclut au micro : «J’ai participé à la mobilisation des habitants pour le maintien du poste menacé de suppression sur le RPI de Cieux-Javerdat. Malgré 1400 signatures, seulement 6 postes seront maintenus. A la rentrée, il y aura deux classes à double niveau à 27 élèves. Toutes ces économies sur le service public ne sont pas bonnes pour notre jeunesse. L’école, nous devons tous la défendre».

Treize académies superposées à la carte des treize nouvelles régions ; un ministère de l’éducation Nationale limité à ventiler des moyens aux académies des grandes régions, avec notamment un recteur unique à Bordeaux muni de toutes les compétences ; des mutualisations de services et le spectre de fermetures d’écoles, de collèges, de lycées et lycées professionnels dramatiques dans l’académie de Limoges ; et au final davantage d’inégalités dans l’accès des jeunes aux qualifications : c’est tout cela que sont venus dénoncer hier d’une seule voix, les personnels de l’Education Nationale réunis en interfédérale, devant le rectorat de Limoges. «Il y a une vraie mobilisation au travers de la pétition en ligne, qui rassemble déjà près de 5000 signatures, et cela nous encourage, comme nous encourage aujourd’hui la présence d’élus du territoire» souligne Nicolas Villacampa, co-secrétaire de la FSU 87. «Sans prise en compte du caractère rural de nos territoire, cette réforme s’annonce comme une catastrophe pour la qualité du service public de l’éducation dans notre ex-région Limousin. Nous craignons que le caractère rural vu de Bordeaux soit moins pris en compte avec pour conséquences des fermeture d’établissements et des regroupements forcés. Avec également une diminution de l’of-fre de proximité, et au final des choix par défaut pour les élèves». A l’occasion d’une rencontre hier au rectorat sur les problématiques du premier degré, le SE-Unsa n’a pas manqué d’évoquer la question avec la rectrice de l’académie. «Nous avons insisté sur le besoin de proximité dans cette région aussi grande que l’Autriche, lorsque se poseront des questions ponctuelles sur telle ou telle situation dans tels petits établissements ou écoles ruraux. Là dessus, nous avons besoin de garanties qu’on n’a pas. La rectrice a répondu qu’elle attendait les arbitrages du ministre, mais que la mobilisation ici était relayée et remarquée au ministère et que cela aurait des conséquences, que nous espérons positives» précise Thibault Bergeron, secrétaire du SE-Unsa de Limoges.  De nombreux élus, appelés à la rescousse, ont hier répondu présents, mobilisés avec «la volonté ne pas perdre une occasion pour rappeler la nécessité du maintien du rectorat à Limoges» comme le précise Jean-Claude Leblois, président du conseil départemental de la Haute-Vienne : «Aujourd’hui le rectorat, hier la cour d’appel, etc. : l’Etat trouve tous les jours une fausse bonne raison pour partir,  raisons qui à nos yeux ne tiennent pas.  La décentralisation et la déconcentration ont amené des services publics il y a plusieurs dizaine d’années sur nos territoires, on ne peut pas effacer l’histoire comme ça ! La présence du rectorat, c’est la proximité. Les formations existantes en milieu rural, on ne les re-trouve pas forcément dans une métropole. La particularité de notre territoire doit être reconnue au travers du maintien de services publics d’Etat». «Tout rassembler à Bordeaux, ce n’est plus possible poursuit Martine Nebout Lacourarie, adjointe au maire de Saint-Junien, quand en plus on nous diminue les moyens de communication avec par exemple les menaces pesant sur la ligne ferroviaire Limoges-Angoulême.  Perdre le rectorat, c’est perdre des postes administratifs, de la population et de la proximité. On aurait besoin d’une très très grosse mobilisation».Pour Gaston Chassain, maire de Feytiat et vice-président de Limoges métropole en charge de l’économie, c’est l’image du territoire qui est en jeu et avec elle le dynamisme de l’économie  : «On nous a dit il y a quelques mois que ce rectorat ne serait pas supprimé, aujourd’hui on nous dit le contraire. Il y a une énorme perte de confiance de la part de la population. Un territoire qui perd ses centres de décisions s’affaiblit.   On a besoin d’un territoire fort, avec des centres de décisions propres, pour les emplois, pour la vie sociale, mais aussi pour les entreprises qui souhaitent s’implanter sur un territoire qui a de l’ambition». Un citoyen conclut au micro : «J’ai participé à la mobilisation des habitants pour le maintien du poste menacé de suppression sur le RPI de Cieux-Javerdat. Malgré 1400 signatures, seulement 6 postes seront maintenus. A la rentrée, il y aura deux classes à double niveau à 27 élèves. Toutes ces économies sur le service public ne sont pas bonnes pour notre jeunesse. L’école, nous devons tous la défendre».