Les salariés d’Air France réagissent aux attaques de leur nouveau patron

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Très vives réactions des représentants des salariés d’Air France après les déclarations de leur directeur qui les accuse des annulations de vols.
On a des taux d'annulation qui sont beaucoup plus élevés que d'habitude ». Mercredi dernier, à l'occasion de la publication des résultats du deuxième trimestre, le directeur général d'Air France, Franck Terner, a tenté de mettre sur le dos des grévistes ses mauvais chiffres. « C'est strictement le résultat de la grève », a-t-il alors déclaré.
Des attaques mensongères Vive réaction, hier, des salariés qui avaient appelé à une quinzaine de journées de grève de février à juin pour des meilleurs salaires : le discours de M. Terner « pour tenter de justifier l'inqualifiable cascade d'annulations » de vols, en faisant « porter la responsabilité de ses erreurs sur ses salarié(e)s », est « totalement indigne », estime dans un communiqué l'intersyndicale de pilotes (SNPL, Spaf, Alter), de personnels au sol (CGT, FO, Sud) et d'hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF).
Une posture qu’ils jugent en outre « totalement mensongère » et qui vient, « une fois de plus, souligner l'incompétence d'une direction générale qui ne comprend pas les problématiques d'une compagnie aérienne et qui est incapable d'anticiper ses besoins », poursuit l'intersyndicale.
240 vols ont été annulés par la direction Si ces annulations ont « des origines multiples, la part la plus importante revient aux conséquences des projets d'entreprise fondés uniquement sur la baisse de tous les coûts », souligne-t-elle, en citant les « investissements
les plus vitaux » et les « purges dans les effectifs ».
240 vols auraient été annulés depuis le début de la période estivale mais « les actuels dysfonctionnements quotidiens que subissent" passagers et salariés "trouvent essentiellement racine dans les politiques passées et présentes de la direction », conclut l'intersyndicale.
Les salariés expliquent attendre désormais « qu'advienne un encadrement qui positionnera au coeur de ses ambitions le respect des salariés et de leur outil de travail par le biais d'une réelle justice sociale ».
Avec AFP