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«C’est bien la rentrée»

Education

Pauline est la jeune maman de sept enfants. Six d’entre eux vont effectuer une rentrée ce lundi. Pour certains, ce sera des étapes importantes, le CM2, dernière année de primaire pour William, le CP pour Kelvyn ou la petite section pour Bastien. Si les enfants ont hâte d’aller à l’école, la maman appréhende quelque peu le fait de se retrouver seule.

William, Mickaël, Jordan, Kelvyn, Lynsay, Bastien et Benjamin sont frères et sœur. Mis à part le petit dernier Benjamin, tous ont pris ce lundi matin le bus direction l’école. Une rentrée de six enfants qui se prépare longtemps en avance pour les parents.
Pauline est la maman de cette fratrie de sept enfants âgés de 10 ans à 10 mois. Si au départ elle ne voulait pas d’enfant, la rencontre avec le papa il y a douze ans a tout chamboulé et avoir une famille nombreuses est devenu un choix. Cette année, six enfants iront à l’école. Pour certains ce sont des étapes importantes, William effectuera sa dernière année d’école primaire, Kelvyn va connaître le CP et Bastien va entrer en petite section. Ses frères et sœur ont peur qu’il soit timide. Pour la maman, un stress a été évacué avec la journée d’intégration en fin d’année scolaire l’an dernier.  «Le fait qu’il soit avec sa sœur, ça va le rassurer. Les petites écoles, nous sommes en regroupement pédagogique intercommunal* c’est un avantage pour beaucoup de choses». Quant à Kelvyn, il suit plutôt bien alors le CP, ça ne l’inquiète pas.  «On a jamais peur», avouent les enfants gentiment installés sur le canapé avant d’aller chercher les fournitures. Le plus gros stress de la rentrée pour Pauline ce sont les courses. «Il faut avoir un oeil sur tout C’est le moment le plus stressant», confie-t-elle. Si d’habitude, la plupart des courses sont effectuées en juillet, la panne du mini bus a contraint la famille à revoir ses plans.  Le plus gros a été commandé sur Internet mais chacun a pu choisir ses fournitures. Comme l’agenda. «Maman m’a offert un stylo plume et un stylo bille 4 couleurs Stars Wars», souligne un des garçons.  Il s’agit surtout pour la famille d’un renouvellement de fournitures. Les cartables, par exemple, n’ont pas été changés sauf pour Kelvyn qui avait besoin d’un sac «de grand».  «Regarde, c’est un cartable avec une voiture de course», montre-t-il fier de rejoindre le CP et ses deux frères Mickaël et Jordan. Les autres sortent leurs feutres qui ne perdent plus leurs bouchons, les gommes sans oublier l’ardoise. Il  restait alors à répartir tout cela entre eux. Pauline qui a l’impression de ne pas donner assez de temps à chacun a offert à Mickaël qui a de gros besoins des posters pour lui rappeler quelques notions de base comme les tables de multiplication. Et si les enfants pour le moment ne s’aident pas, la maman accorde beaucoup d’importance à ces moments là.  
Pour la rentrée, les chemises seront de sortie. C’est un peu jour de fête. Cette course est d’habitude organisée en juillet au moment des soldes et «au moins c’est fait et les vacances se passent tranquillement», mais avec la panne du bus, tout a été chamboulé, Pauline a fait ses derniers achats la semaine dernière.
«C’est bien l’école, c’est bien la rentrée !» affirment les enfants, tout sourire. Pauline confirme «ils aiment bien l’école, ils aiment bien travailler. Je dois avoir les seuls enfants qui réclament des cahiers de vacances !»  Mais la maman devrait ressentir, elle, un petit pincement au cœur. Après deux mois à fond avec ses sept enfants, elle va se retrouver seule avec le petit dernier, «j’ai peur de ressentir un grand vide, de m’ennuyer», confie-t-elle. Sur les conseils de la  maîtresse, elle n’accompagnera pas Bastien qui prendra le bus avec ses frères et sa sœur pour éviter une rupture trop brutale.
ça y est, c’est le jour J.

La Creuse, un choix
La famille est arrivée en novembre dernier à Saint-Martin-Sainte-Catherine. Ils venaient du Var. Pauline connaissait la Creuse, son père a grandi près de Chénérailles. Il s’agit pour eux d’un «choix de vie. Nous n’aimons pas la ville, nous avons beaucoup de voitures et ici nous avons tout ce qu’il nous faut. Nous avons trouvé (enfin) un lieu qui nous correspond. Nous sommes tombés amoureux de la région, les gens sont accueillants.» Si Pauline, éleveuse de chats mais qui cherche un travail à côté ou son mari, employé en casse auto, trouve un CDI, ils comptent acheter une maison dans le secteur, «le village nous a tellement ouvert les bras, c’est le partage ici», avoue Pauline. Et toute la famille est d’accord.