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Avec Ph. Martinez la Fête de l’Huma devient sociale

SYNDICALISME

C’est à la Courneuve que Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT faisait vendredi sa rentrée sociale. Raillant un président de la République « roi de l’alpinisme », il donne rendez-vous le 9 octobre pour une journée d’action unitaire et prévient : la lutte contre ses politiques libérales ne fait que commencer.
Accueilli par Patrick Le Hyaric, directeur du journal fondé par Jaurès, Philippe Martinez faisait vendredi sa rentrée en terrain
conquis au Forum social de la Fête de l’Humanité.
« La lutte continue ! », lance-t-il dès ses premiers mots. « Nous n’avons tourné aucune page de la lutte », insiste le dirigeant syndical en égrenant les secteurs mobilisés et en dénonçant la répression de l’action syndicale. « Je veux saluer les militants de la SNCF, plus de 60 camarades sont menacés, parfois de radiation. Plus de 350 militants de l’énergie sont aussi visés, convoqués au commissariat comme des délinquants. C’est ça la réponse du gouvernement et du patronat aux luttes, c’est la répression », s’indigne-t-il, assurant que « Quand un camarade est attaqué, c’est toute la CGT qui doit répondre ! »
« Le scandale des travailleurs pauvres »
Après l’annonce du plan pauvreté par Emmanuel Macron jeudi, Philippe Martinez réagit : « Le président de la République, ce roi de l’alpinisme, présente un plan de 8 milliards. C’est un chiffre impressionnant, mais ce sont des annonces déjà faites qui ont été compilées ».
Le dirigeant de la CGT indique qu’il avait lui-même fait ses recommandations au chef de l’État « dès le mois de juillet ». « Pour lutter contre la pauvreté il y a plusieurs solutions : d’abord augmenter les salaires. Que des travailleurs soient pauvres, c’est scandaleux ! », avance-t-il avant de marteler : « Il faut que les femmes soient payées comme les hommes, il faut éradiquer la précarité, les temps partiels imposés qui les touchent plus en premier ». Enfin, il évoque les retraités pauvres : « Petits salaires,
petites retraites, là aussi il faut hausser le ton ! »
« Unité plus large » le 9 octobre
Autant de raison de descendre dans la rue le 9 octobre dans une configuration nouvelle en comparaison de celle du printemps dernier. En effet, après un congrès houleux et le départ de Jean-Claude Mailly, FO a décidé de se joindre au mouvement. Une bonne nouvelle pour Philippe Martinez qui salue cette « unité plus large ».
Enjeu des élections professionnelles à la SNCF En plus des mobilisations contre la politique du gouvernement, le calendrier social s’annonce chargé jusqu’à la fin de l’année avec les élections professionnelles à la SNCF mi-novembre et les élections dans la fonction publique début décembre.
« Mesurons l’enjeu de cette élection dans la continuité de la lutte à la SNCF », insiste le premier des cégétistes. Pour lui, l’influence de la CGT dans les services publics sera aussi déterminante.
« Le mot d’ordre ce n’est pas la charité comme avec ce gouvernement, mais c’est la solidarité. Et quel meilleur symbole de cette solidarité que les services publics ? »
Pour autant, il met en garde contre un possible repli de la CGT sur ses zones de force. « Pour convaincre largement, nous avons besoin d’aller plus dans les entreprises. Là où la CGT est présente mais aussi dans la grande majorité des entreprises où la CGT n’est pas présente », considère-t-il.
Avant de conclure, il exhorte les militants CGT à proposer l’adhésion : « Se syndiquer ce n’est pas une anomalie c’est un signe de force et de combat ».
Léo Purguette