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Quand l’utopie de la transition écologique devient palpable

Samedi, le collectif indrien d’associations mobilisées pour la transition écologique avait donné rendez-vous à Châteauroux pour la fête des possibles : une démonstration de solutions permettant la transition vers une humanité éco-compatible.

Convaincre par l’exemple. Voici le chemin qu’ont choisi les associations regroupées au sein du collectif « Indre en transition » pour changer les modes de consommation de leurs contemporains et réduire l’impact des activités humaines sur l’environnement. Samedi, elles avaient donné rendez-vous à Châteauroux pour la fête des possibles*. Le matin, la cyclobalade organisée par l’association Chateau’Roule a réuni une trentaine de cyclistes.
L’éco-village
de la transition
L’après-midi place de la République, les associations avaient monté un éco-village avec des stands d’information, une bourse au vélos, un espace convivial, des démonstrations,...  Joëlle présentait par exemple la lirette, une technique de tissage utilisant des vieux textiles découpés en bandes. « L’idée est de montrer qu’on peut donner une seconde vie aux tissus, explique-t-elle. Cela permet aussi d’amorcer la discussion autour des notions de récupération et de déchets. » En semaine, Joëlle propose son atelier à la maison de quartier Est à Châteauroux. Les horaires sont encore à définir, plus d’informations auprès de la structure.
Des solutions pour chacun
Parmi les autres stands, Julie Dupas proposait son savoir-faire en matière de communication bienveillante. « Il s’agit de trouver les clefs pour réussir à dire les choses, de manière respectueuse. » À coté, le « stand des défis » permettait de mettre un pied dans la transition sans se faire violence, à son rythme. Le but est de permettre d’agir au quotidien sur l’environnement et la société en se lançant des défis accessibles, qui demandent peu d’argent et de temps.
Le média alternatif Map 36 présentait également ses créations, plus de 70 reportages accessibles via le site www.map36.fr. Une ludothèque était également présente, Indre Nature, les Incroyables comestibles,... En matière d’informatique, Patrick et Vincent proposaient de découvrir des logiciels et des méthodes permettant de limiter l’emprise des grandes entreprises du net.
une famille engagée dans la transition
Venus en famille, David, Fabienne et leur fils Julian connaissent bien la problématique de la transition écologique. Sensibles à la cause, ils s’efforcent de limiter leur impact environnemental au quotidien. « On fabrique notre lessive nous-mêmes par exemple, raconte Fabienne. On essaye de tendre vers le zéro déchet mais c’est difficile. Déjà, cela veut dire qu’on ne va plus dans les grandes surfaces mais même chez les artisans, il y a parfois des emballages. » Ils sont également attentifs en matière d’alimentation. « On mange local et bio dans la mesure du possible, ajoute David. On privilégie les productions les plus respectueuses de l’environnement mais on est revenus du tout bio car on ne veut pas manger des aliments qui ont fait des milliers de kilomètres pour arriver dans notre assiette. » La famille déplore un point négatif dans son organisation : David ne se rend pas (encore ?) au travail à vélo. « J’habite à Châteauroux et je travaille à Buzançais, donc c’est compliqué. » Pour autant, les bons réflexes sont acquis. À Noël, Julian a commandé une pince pour rammasser les déchets.
FR
* Les associations présentes : Chateau’roule, Artisans du Monde, BiHaNat, CPIE, Monnaie locale complèmentaire et citoyenne Berry, AMAPBerry, Apprendre par soi-même, Commapo, MAP 36, Batisseurs d’Horizon, HAPPI, Le Bus du Partage

Des coquelicots à Châteauroux
Au cœur de la fête des possibles, Raphaël Tillie brandissait un panneau appelant à un rasssemblement le 5 octobre prochain contre les pesticides de synthèse.  L’opération « Nous voulons des coquelicots » est un mot d’ordre national lancé par les associations environnementales. « Le but est de mettre en place un rassemblement régulier chaque premier vendredi du mois, explique Raphaël. L’idée est de commencer à Châteauroux avant de se développer dans les autres territoires du département. Je m’adresse aux gens concernés par la nature. Je leur demande de se mobiliser quinze minutes, une fois par mois, pour la planète. Le but est de demander aux pouvoirs publics d’agir plus efficacement. »
« Nous voulons des coquelicots », vendredi 5 octobre à 18 h 30, place de la République à Châteauroux