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Journée d’action: des retraités toujours autant en colère d’être appauvris

Social

 La journée d’action  d’hier fait suite au mouvement national lancé en juin 2014 par 9 organisations syndicales (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble & solidaires) sur la question  du pouvoir d’achat des retraités.Des délégations de retraités venues de tout le territoire français, donc le nôtre, se sont donné rendez-vous hier à Paris. Elles sont allées déposer auprès du président du groupe «La République en marche» de l’Assemblée nationale, les dizaines de milliers de pétitions exigeant une loi qui revienne sur l’augmentation de la CSG et qui plaide pour une revalorisation des pensions. Sur notre département où le mouvement de protestation des retraités est relayé par l’intersyndicale CGT, CFE-CGC; FSU, Solidaire, FGR-FP, Ensemble & Solidaires à laquelle vient de s’ajouter l’UNSA, une délégation s’est rendue à la préfecture. «Aujourd’hui nous remettons notre motion et les pétitions en préfecture», indique le cégétiste retraité Gérard Iffrig. Il précise que 1.250 pétitions papier ont déjà été remises à la députée Sophie Baudouin-Hubière. Pour l’intersyndicale, «le gouvernement veut encore baisser le pouvoir d’achat des retraités. Il prévoit de revaloriser les pensions de seulement 0,3 % en 2019 et 2020, alors que l’inflation des 12 derniers mois s’élève à 2,3 % et que des prestations sociales, comme l’APL, ne suivront plus l’inflation. Le gouvernement considère les retraités, non plus comme des citoyens qui ont travaillé, cotisé, acquis des droits en termes de retraite et de santé, mais comme des vieilles personnes qui coûtent cher. On nous considère comme des  nantis». Les retraités appellent d’ores et déjà a une mobilisation le 18 octobre, jour où le Parlement va entamer les débats sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale qui fait redouter un coup de rabot sur les dépenses sociales. Jusqu’alors, les pensions de retraite de base étaient réévaluées tous les ans au 1er octobre. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a décalé cette date annuelle de revalorisation au 1er janvier. Cette année le Parlement devrait voter la désindexation des pensions pour que celles-ci soient augmentées en fonction de la conjoncture économique.L’intersyndicale refuse fermement  la paupérisation de l’ensemble des retraités. C’est d’ailleurs l’objet de l’ensemble de son action, et ce, depuis des années.Fatima Azzoug