Fil info
11:44Région : Ils ont marché du Blanc à Paris | L'Echo https://t.co/UwNYy2vEuS via
08:45 la police intervient. Blocage non toléré. "Considéré comme un délit " a averti un polici… https://t.co/a8MtmiAANm
08:31📣 DERNIÈRE étape de la Tournée Régionale 2018 d' demain 18/12 à , filature de l'Isle.… https://t.co/k6Sk9TqGUi
08:30 la police retire les palettes installées pour barrer l'accès à la station https://t.co/ayk5Cmz770
08:05 barrages filtrant pour accéder à la station de carburant pour poids lourds https://t.co/shh5lNhaUS
08:02C'est ce soir à ! On vous attend nombreux ! https://t.co/viVt6VLWJi
07:59Région : Ils ont marché du Blanc à Paris -> https://t.co/g9e2yU6rd1
07:48 jaunes # - -Vienne : Pas dupes, les Gilets jaunes ont remis le bleu de chauffe -> https://t.co/OBo5FGgBdK
20:50Brive-la-Gaillarde : Ils ont des chapons bien ronds -> https://t.co/Rdbcp7yXFh
20:29Corrèze : Des lanternes vraiment éclairantes ? -> https://t.co/GWu4PM1g5r
19:26 Quels sont les matchs qu'il faut perdre? ;-)
19:25Indre : Le Poinçonnet se sort du piège -> https://t.co/X8iPrtYkY8
19:22Argenton-sur-Creuse : Le Comité de défense de la gare toujours en colère -> https://t.co/17cx454dXi
19:22 Cc .
19:21Châteauroux : Saint-Denis : les habitants ne désarment pas -> https://t.co/140zpPbZ8H
19:21Indre : Acte V : 150 à 200 manifestants dans le froid -> https://t.co/z2o1ekVOlP
19:03Les Gilets jaunes sur la RN145 et au Monteil-au-Vicomte https://t.co/QQb4K4ZdF5
18:59Et un acte V. La détermination des gilets jaunes de la Creuse unie ne faiblit pas. Ils poursuivaient la mobilisati… https://t.co/MOksBVlhkr
18:39Coulounieix-Chamiers : Éco-responsabilité : la Dordogne veut montrer l’exemple -> https://t.co/T0zkgGmhqG
18:13Périgueux : Une boutique pleine de couleurs et de saveurs -> https://t.co/DtJI4a4Iwz
18:12Sarlat-la-Canéda : Des dossiers techniques et divers -> https://t.co/9oKO7Eut2C
18:06 la place du Civoire se fait Agora. Prises de paroles appel à signature pour le référendu… https://t.co/dfl60aFI9B
17:44 dépôt de bougies place du Civoire en mémoire des victimes de l'attentat de Strasbourg et des G… https://t.co/0XFkJ1jGZo
17:21Neuvic : «Je filme le métier qui me plaît» -> https://t.co/q8BgC4x8Gn
17:01 à peine 17h sous la halle Brassens une centaine de personnes se prépare à marcher dans les ru… https://t.co/1efHVajX5Y
17:00Périgueux : Les Gilets jaunes restent mobilisés -> https://t.co/01RuEzIp1S

Dix copropriétés en état d'urgence à Marseille

LOGEMENT

Le gouvernement annonce, aujourd’hui, son plan pour lutter contre les copropriétés dégradées.Regardera-t-il en face la réalité des 100 000 logements concernés ?
En octobre 2002, Jean-Louis Borloo, alors ministre du Logement, est à Marseille pour lancer le plan de sauvegarde des copropriétés dégradées à Bellevue. Posant devant le bulldozer, il fulmine contre la « honte de la République ». Des immeubles  ont été détruits, des bailleurs sociaux convoqués, des coups de peinture posés mais, aujourd’hui, 15 ans après, Bellevue figure toujours parmi les copropriétés dégradées recensées à Marseille. Comme le parc Corot sur lequel État et Métropole viennent de reprendre la main en saisissant la justice qui pourtant, dès 2006, faisait l’objet d’un plan de sauvegarde. Ou encore Maison Blanche dont les habitants en colère défrayent l’actualité ces dernières semaines, comme ils l’avaient défrayé en se mobilisant en 2016.
Depuis les années 1990, les copropriétés dégradées sont une patate chaude que les partenaires se renvoient avec, en toile de fond, le sacro-saint droit à la propriété privée et la difficulté d’intervention qui en découle, mais aussi l’absence de fonds ad hoc et le très faible engagement de l’État. Autant dire que les Marseillais attendent le plan du gouvernement avec impatience, mais aussi circonspection.
Un constat d’échec a été réalisé, dès 2015 à Marseille, par un inspecteur général, Christian Nicol. Dans quelques pages au vitriol, il dénonce « l’effet marginal des politiques publiques », le « manque de moyens » humains comme financiers, le « savoir-faire insuffisant » ou « le manque de coordination des acteurs ».
Le sujet a donc besoin de cohérence, mais aussi d’aides technique et financière. Beaucoup d’argent est en effet nécessaire pour reloger les personnes, exproprier les marchands de sommeil, mais aussi aider les petits propriétaires impécunieux. Car, comme le souligne la fondation Abbé Pierre, « ce n’est pas qu’un problème de bâti, mais aussi une question de pauvreté ». Ne pas laisser de restes à charges insupportables
aux personnes sans ressource quand des travaux sont imposés doit aussi être un objectif.
Dans le plan, sur 15 ans, élaboré en 2016 par différents partenaires à Marseille, 60 copropriétés ont été repérées comme en difficulté. Mais seules 10 ont été ciblées pour une intervention estimée à 150 millions. Étant donné les sommes en jeu, la tentation peut être grande de sous-estimer la situation. La Fondation Abbé Pierre, dans son dossier sur les copropriétés, estime à 100 000 le nombre de logements très dégradés. Quel sera le chiffre annoncé par le gouvernement ? Un curseur qui en dira long sur sa volonté, ou non, de prendre le problème
à bras le corps.
Angélique Schaller