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Remaniement : cacophonie au sommet de l'État

GOUVERNEMENT

L’Élysée a joué la carte du silence, hier, alors que la France attendait le contenu du remaniement envisagé à la suite de la démission de Collomb. Résultat, une journée cacophonique, peu respectueuse des élus comme des Français.
Les députés dans le flou, les sénateurs aussi, ainsi que, d’évidence, la vingtaine de ministres et secrétaires d’état convoqués, hier, devant l’Assemblée pour les questions au gouvernement. Sans oublier... les Français. Toute la journée, l’exécutif est resté silencieux sur le remaniement annoncé du gouvernement.
Ce n’est qu’à 19h que l’Élysée a consenti à faire savoir que le remaniement se fera « sans que le Premier ministre ne donne sa démission et celle de son gouvernement ». Il n’y aura donc pas de renouvellement d’ampleur, ni de nouveau discours de politique générale.
L’Élysée n’a pas cru bon de mentionner quand aurait lieu la nomination du nouveau ministre de l’Intérieur, le poste étant vacant depuis plus d’une semaine : aujourd’hui, avant le Conseil des ministres et sachant que Macron doit ensuite s’envoler pour l’Arménie. Ou, pourquoi pas, dans la nuit, en catimini ?
Cette manière de faire a provoqué une journée délirante.
Les pronostics allant bon train, moins sur le successeur de Collomb, de nombreux noms ayant déjà été cités, que sur les remplaçants de tous les ministres voués au départ. Ainsi, la ministre de la Culture Françoise Nyssen devait être remplacée par Bruno Julliard, ex-adjoint de la maire de Paris Anne Hidalgo, qui a aussitôt démenti.
Quant à l’Assemblée, l’ambiance était pour le moins perturbée, la droite ironisant sur « la mascarade » ou « la macronie asséchée » en peine de « trouver des hommes et des femmes capable de créer un second souffle ». La gauche est restée concentrée sur sa critique de la loi PACTE adoptée hier... en toute discrétion. A.S.