Fil info
09:38 Attention, suite à un accident de la circulation, la route entre Périgueux et Sarlat (D 710) es… https://t.co/FbdhHNMpss
09:38Corrèze : Ils veulent créer un collectif pour « sauver Ruffaud » -> https://t.co/dp595UDUgj

Renault : résultats florissants mais avenir incertain

AUTOMOBILE

La CGT Renault s’est invitée au Salon. Pas de projection sur la voiture du futur mais un cri d’alarme sur la production dans l’Hexagone.
Que restera-t-il de Renault et de la filière automobile en France ? » : hier, la CGT Renault s’est invitée au salon de l’automobile pour faire part de ses craintes quant à l’avenir de son entreprise en France. Ces syndicalistes estiment en effet que la baisse des ventes du diesel est utilisée par la direction pour masquer l’amplification de la délocalisation de la production et de l’ingénierie de l’entreprise. Chiffres à la clé.
Alors qu’elle assurait 53% de la production européenne en 2004, la France ne produit plus que 19% des véhicules particuliers de Renault. « Entre 2012 et 2017, la production européenne a augmenté de 143 000 unités et la France en a perdu 41 000 », synthétise Fabien Gache, délégué syndical central de Renault. Et ce malgré un accord de compétitivité signé en 2013 promettant de faire des « usines françaises une référence pour l’ensemble du groupe ».
Et dans ce salon qui vante les véhicules de demain, le syndicaliste n’est pas rassuré.
La direction était restée sourde aux appels des ingénieurs et techniciens à investir dans les systèmes de dépollution.
Aujourd’hui Carlos Ghosn ignore « les nombreuses sollicitations des salariés et des organisations syndicales à travailler sérieusement sur le véhicule hybride », souligne Fabien Gache. Le PDG n’en fait d’ailleurs pas mystère, affirmant qu’il ne cherche « pas à prendre le leadership sur ces technologies ».
Et ce n’est pas les annonces sur les véhicules électriques qui rassurent le syndicaliste : «Non seulement les prévisions de vente semblent bien démesurées et quand bien mêmes les volumes seraient au rendez-vous, ils sont très inférieurs aux productions délocalisées ».
La recherche au point mort
  L’obstination de Carlos Ghosn à ne pas vouloir étendre l’offre technique et notamment l’hybride pour des questions de rentabilité optimale conduit à ce que la baisse des ventes du diesel soit compensée très largement par le moteur essence », ajoute Fabien Gache. De fait, les résultats annoncés en 2018 et promis pour 2019 le confirme. Mais la CGT aimerait que les 5,2 milliards de résultat net servent à autre chose qu’alimenter les dividendes et le cash-flow. La R&D est en effet au point mort, les usines vouées au diesel laissées à l’abandon et les fonderies enchaînent les suppressions de postes.
Angélique Schaller