Fil info
07:43Région : Pas de justice environnementale sans justice sociale -> https://t.co/1YXHqy5mps
23:24Dans la brume d'un matin, la quiétude du patelin, vas subitement être troublée, par le passage éphémère du train, à… https://t.co/N3cs7thY5c
19:36Région : Pas de justice environnementale sans justice sociale -> https://t.co/UA5mJQ5Xuy
19:04Châteauroux : Une centaine de marcheurs pour le climat -> https://t.co/HZfjdm59wj
19:03Indre : Téléthon : 47 055 euros récoltés dans l’Indre au 36 37 -> https://t.co/8ZjSgzVifY
19:02Indre : Gilets jaunes : 500 sous la pluie -> https://t.co/BnP7ygfor3
18:43# # - -Vienne : Un espace dédié à la jeunesse -> https://t.co/zvhtWrDsQz
18:42Brive-la-Gaillarde : Une avenue à côté de la plaque pour la LDH | L'Echo https://t.co/iZEN0mUs2L via
18:42Corrèze : Des chutes d'eau extraordinaires au barrage du Chastang | L'Echo https://t.co/LaGqDYxpkx via
18:38# # - -Vienne : Un Téléthon marqué par la pluie et les mouvements sociaux -> https://t.co/rGqDu5mjBP
18:11Périgueux : La saison des truffes est ouverte -> https://t.co/d90ExcPOij
18:07Dordogne : La voiture de Jacqueline Dubois et celle de son époux incendiées -> https://t.co/AiizANR4TZ
18:07La Sainte-Barbe du centre de secours Maurice-Lebon à Guéret était l’occasion, outre la passation de commandement en… https://t.co/dMQzMy3oc5
18:01Dordogne : Les Gilets jaunes demandent à être enfin entendus -> https://t.co/HAF2OIwRUr
18:00Dordogne : Ils ont marché pour le climat -> https://t.co/w41a9zDeLV
17:57Sarlat-la-Canéda : La fin d’une époque pour Majuscule -> https://t.co/dTt7fRn2UJ
17:23France : Ligne Limoges-Ussel -> https://t.co/SJWMWJo3Uf
17:20# # - -Vienne : Des Gilets jaunes dans l’attente -> https://t.co/2Qab5JramC
17:09Région : La gare de Limoges «bouclée» -> https://t.co/Q30Xdy1YCS
17:00Région : Marche pour le climat: la gare de Limoges «bouclée» | L'Echo https://t.co/jacK0BRELN via
16:59Région : Marche pour le climat: la gare de Limoges «bouclée» | L'Echo https://t.co/4prmNAbd6v via
16:57Région : Marche pour le climat: la gare de Limoges «bouclée» | L'Echo https://t.co/1D2y4CGXUG via
16:56Région : Marche pour le climat: la gare de Limoges «bouclée» -> https://t.co/N3tyxfvUeh
16:47 ça vous dirait de soutenir un projet agricole et ? - > https://t.co/6A6WjbdUC2
14:37Dordogne : Le PCF au cœur des luttes -> https://t.co/H9VcVEashq

Au moins 8 disparus dans l’effondrement d’immeubles vétustes à Marseille

ACCIDENT

Au moins 8 personnes étaient portées disparues lundi soir après l’effondrement de plusieurs immeubles du centre de Marseille, une catastrophe qui nourrit déjà une polémique sur l’habitat vétuste dans la cité phocéenne.
«Huit personnes auraient été susceptibles de se trouver dans l’immeuble», a déclaré le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner arrivé sur place lundi soir, se disant «peu optimiste face à la situation». «Deux passants seraient susceptibles d’avoir été emportés dans l’effondrement», a-t-il ajouté.
«Nous sommes dans l’inquiétude pour ces huit personnes», a encore dit M. Castaner. Il y a «peu de chance que l’on puisse trouver des poches de survie, en s’effondrant un troisième immeuble (tombé en fin d’après-midi, NDLR) a écrasé les gravats des deux premiers». Mais «tant qu’il y aura le moindre doute, nous rechercherons», a assuré le ministre.
Parmi les personnes disparues, figureraient une femme qui n’est pas allée chercher sa fille à l’école et une autre femme «qui ne sortait jamais de chez elle», avait indiqué auparavant le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, évoquant au moins 7 habitants de ces immeubles disparus.
En visite à Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), le président de la République, Emmanuel Macron a fait part dans la soirée de «l’affection et la solidarité de la nation toute entière».

«Course contre la montre»
«Ce qui compte c’est qu’on trouve le moins de morts possible, mais nous pensons qu’il y en aura», avait prévenu dans l’après-midi le maire LR de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Peu après l’effondrement des deux premiers bâtiments mitoyens, vers 09H00, les sauveteurs avaient pris en charge deux blessés légers, des passants.
Les secours «travaillent d’arrache-pied pour savoir si des individus sont coincés» sous les décombres, dans des «poches de survie où ils auraient pu se réfugier», avait déclaré sur place le ministre du Logement Julien Denormandie dans l’après-midi.
Pour cette «course contre la montre», comme l’a qualifiée M. Denormandie, près de 100 marins-pompiers et 33 véhicules ont été déployés dans cette rue commerçante du quartier populaire de Noailles, à deux pas du Vieux-Port et de la Canebière. Les recherches pourraient durer plusieurs jours.
Sur l’amas de gravats blanchâtres, de 4 à 5 mètres de haut sur 10 à 15 mètres de profondeur, qui obstrue la moitié de la voie, des marins-pompiers, casque de protection sur la tête, fouillaient les décombres de ces deux bâtiments de quatre et cinq étages.
Plusieurs témoins ont confirmé à l’AFP la présence possible de personnes dans les bâtiments au moment de l’effondrement.
Une enquête a été confiée à la police judiciaire, qui doit déterminer l’origine de la catastrophe, dans ce quartier défavorisé du centre-ville qui compte de nombreux immeubles dégradés voire insalubres.
L’un des deux bâtiments, au 63 de la rue, était «fermé et muré», selon la mairie, qui l’avait racheté après avoir pris un arrêté de péril en 2008. Cependant, l’immeuble était «entièrement sécurisé», a martelé l’adjointe au maire chargée du logement, Arlette Fructus.

«Désinvolture et indifférence»
A numéro 65, dans l’autre immeuble, 9 appartements sur 12 étaient en revanche habités, selon les pompiers. En copropriété, il avait fait l’objet le 18 octobre «d’une expertise des services compétents qui avait donné lieu à la réalisation de travaux de confortement permettant la réintégration des occupants», selon la mairie.
Un troisième immeuble, au numéro 67, s’est partiellement effondré dans la soirée. «On a décidé d’intervenir avec une pelleteuse pour enlever la partie fissurée. Le mur a commencé de tomber tout seul au départ puis (...) est tombé d’un coup», a expliqué l’amiral Charles-Henri Garié, qui commande les marins-pompiers de Marseille.Ce troisième immeuble avait été abandonné et muré depuis l’été 2012.
«Ce dramatique accident pourrait être dû aux fortes pluies qui se sont abattues sur Marseille ces derniers jours», selon une hypothèse avancée par la mairie qui a relogé 100 personnes évacuées dans les immeubles à proximité.
Mais plusieurs représentants de l’opposition ont fait le lien avec l’ampleur du problème du logement indigne à Marseille, notamment dans le centre. «Derrière la carte postale idyllique on mesure une fois de trop les échecs de la politique de l’habitat et du centre-ville», a déclaré la sénatrice PS Samia Ghali.
«Ce sont les maisons des pauvres qui tombent et ce n’est pas un hasard», a tonné le chef de file des Insoumis et député du secteur Jean-Luc Mélenchon, regrettant «une drôle d’odeur de désinvolture et d’indifférence à la pauvreté».
La mairie a engagé depuis 2011 un vaste plan de requalification du centre-ville, mais sans pouvoir véritablement remédier au problème. La cité phocéenne est particulièrement concernée: selon un rapport remis au gouvernement en 2015, le logement indigne menace la santé ou la sécurité de «100.000 habitants» de la ville.