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Un soutien massif vis-à-vis des postiers de Sarlat et Siorac

Social

Plus de 300 personnes se sont rassemblées hier en fin d’après-midi devant la sous préfecture de Sarlat, pour apporter leur soutien aux postiers de Sarlat et Siorac qui sont depuis dix jours en droit de retrait suite au suicide d’une de leur collègue.
Le rassemblement était important, silencieux, avec un contingent important de Postiers venus de toute la Dordogne, et même du Lot et Garonne et des Landes, beaucoup de Sarladais, des salariés d’autres entreprises, des élus et de simples citoyens qui bien que leur courrier ne soit pas distribué comprennent parfaitement les raisons de ce conflit.
Pendant que quatre représentants du personnel étaient reçus par Sébastien Lepetit, sous-préfet de Sarlat,  des militants syndicaux Cgt, Sud et Fo, ont dénoncé la politique managériale de la Poste, les suppressions de postes, les réorganisations successives et témoignaient de leur soutien envers la famille de Paula, mais aussi de leur colère de voir une telle situation qui a amené à ce drame. Un soutien massif à tous ces postiers qui sont « dans leur droit le plus légitime d’exercer leur droit de retrait face à un danger grave et imminent ».
A l’issue de l’audience avec le sous-préfet (il a travaillé 25 ans à la Poste, il connait bien ce secteur), les trois postiers de Sarlat et celui de Siorac ont fait un bref compte rendu de l’entrevue : « le sous-préfet a compris qu’il était impossible pour nous de reprendre le travail dans ces conditions, il a été très réceptif, très compréhensif et chaleureux, il nous a dit qu’il interviendrait auprès de la direction régionale et nationale, qu’il allait relayer notre demande d’écarter les trois cadres incriminés et qu’il allait en référer à la préfète ». Ce rassemblement faisait suite à la réunion de plus de deux heures hier matin entre les représentants des syndicats Cgt, Cgc, Cfdt, Fo, Unsa, Sud, les facteurs délégués de Sarlat et Siorac et la direction de la Poste, n’a rien donné.
Les négociations au point mort
Elle s’est déroulée en présence du  médecin du travail qui a précisé qu'il y avait une situation de « stress d'anticipation » provoquée par les évènements récents (voir nos précédentes éditions). Il a aussi indiqué qu’à l'instant T le droit de retrait ne se justifiait plus du fait de l'absence des trois cadres incriminés (en arrêt maladie) mais que la situation peut changer si ces personnes revenaient sur les sites. Après communication aux salariés des propositions de la direction  l’assemblée des personnels a jugé que ces propositions « étaient insuffisantes » et a décidé de continuer à appliquer le droit de retrait. Les postiers hier matin ont reçu la visite du conseiller départemental de Sarlat Jean Fred Droin  et du maire de La Roque Gageac, Jérôme Peyrat. Ce dernier a souligné que cette situation était révélatrice d’une ambiance délétère et qu’il comprenait l’émotion et le désarroi du personnel.
Selon la direction les mesures proposées « doivent permettre de lever à compter de ce jour 5 novembre les droits de retrait en cours sur les sites de Sarlat et Siorac ». Il est précisé « le droit de retrait pour danger grave et imminent sera de nouveau actif si le danger revient ». Parmi les mesures concrètes et nouvelles, « extension de la mission du cabinet Stimulus (psychologues cliniciennes spécialisées dans les situations de crise) afin d’accompagner le retour au travail des agents (trois jours supplémentaire sur chaque site), mise à disposition des agents d’un numéro vert de soutien psychologique, présence de l’assistante sociale plus particulièrement lors du retour au travail des agents, présence de la directrice opérationnelle lors de la reprise du travail, groupes de travail sur les nouvelles organisations, formation de l’équipe managériale aux
Rps … ».
De son côté la Cgt, dans un communiqué, précise que la Poste « a avancé pas moins de 16 points pour faciliter la reprise du travail.  Sur ces 16 points, cinq sont un résumé de la situation, neuf concernent des mesures sociales déjà annoncées à la précédente rencontre de vendredi, un pour préciser la venue d’un organisateur pour étudier les dysfonctionnements liées aux deux réorganisations, un point pour annoncer la suspension de la mise à pied à titre conservatoire d’un facteur de Siorac ». Pour la Cgt, « la direction n’ a toujours pas compris que les salariés faisaient valoir leur droit de retrait pour cause de danger grave et imminent, ces mesures qui remplissent toute une page sont le reflet de l’inertie de La Poste. Ne pas voir le malaise, ne pas entendre les attentes montrent une direction qui est dans un déni le plus total. Les postiers restent sur leur position devant ces mesures qui ne sont pas à la hauteur des violences subies ».