Fil info
21:00Indre : Ian Brossat, tête de liste PC aux Européennes, demain dans l’Indre -> https://t.co/s2mM7rZ8bC
20:58Indre : E. Macron face à l’entreprise -> https://t.co/tYGEyi80Kx
19:38Région : Vie et mort d’un club sportif: quand trop, c'est trop! | L'Echo https://t.co/QmzR1p5h55 via
18:52RT : [🏆🗳 Mobilisation Générale !!!] On est une nouvelle fois en liste pour les ! Alors on a besoin de votre so… https://t.co/oi8EpoZCNU
18:10RT : Lors de sa commission permanente qui s'est tenue aujourd'hui, le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a voté une… https://t.co/unwgDAWjIP
18:10RT : 🎊👉FESTIVAL AUX CHAMPS 👍😊 Rendez-vous JEUDI 21 FÉVRIER à 16H pour découvrir les premiers noms !!! 💥CONCOURS 💥 Ga… https://t.co/1HVVlDkLDX
17:22Dordogne : Jean-Philippe Granger dans un fauteuil pour six ans -> https://t.co/RVSvJjYYIS
17:22Lors de sa commission permanente qui s'est tenue aujourd'hui, le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a voté une… https://t.co/unwgDAWjIP
17:02Sarlat-la-Canéda : Le grand débat débouchera-t-il sur du concret ? -> https://t.co/57px26e5G1
16:21RT : Compte rendu du SNUipp87 du Cden de ce jour : 14 classes fermeront et 8 ouvriront en septembre 2019… https://t.co/vBbKW6b112
16:21Après le CDEN de ce matin : rien de nouveau concernant le projet de carte scolaire présenté hier et publié dans notre édition de ce jour.
16:00Trélissac : La commune s’engage dans le sport sur ordonnance -> https://t.co/WRGi8arfLO
15:56RT : : stéphane ostrowski attaque le aux prud’hommes
15:48 ce n'est qu'un début....continuons le....
15:31Argenton-sur-Creuse : Victoire des défenseurs de la gare ! -> https://t.co/755BJMTeaz
14:38RT : C'est bien beau de vouloir CHANGER LE MONDE. ✊🌏✊ Mais y a un moment, on peut pas boire son CAFÉ dans un Ché Gu… https://t.co/HliiWSFUTZ
14:13RT : Alain Juppé, premier homme politique condamné à entrer au https://t.co/o69hV4IkTS
14:10Neutralisation de la voie de droite entre les échangeurs n°37 « Boisseuil » et n°28 « Grossereix » sur l’autoroute… https://t.co/mdkj3AbYks
14:07Dordogne : Incertitudes sur l’avenir de Condat -> https://t.co/mruMxrPUAb
13:51 en vidant les etangs, il y a une serie a produire tellement il y avait de curieux qd chichi etait roi,
12:56Tulle : Le téléfilm « Meurtre en Corrèze » recherche des figurants -> https://t.co/PLUWz4NzoX
12:37Région : Vie et mort d’un club sportif: quand trop, c'est trop! | L'Echo https://t.co/lObLn8tbDH via https://t.co/izT1fh7mXG
12:16RT : Tous unis contre toutes les formes de racisme et d'antisémitisme rdv lundi 18 février à 18h devant l'école Simone… https://t.co/qu7utpT8b8
12:00Tous unis contre toutes les formes de racisme et d'antisémitisme rdv lundi 18 février à 18h devant l'école Simone… https://t.co/qu7utpT8b8
11:29 C'est que ce n'est pas le débat que vous cherchiez mai… https://t.co/ezvpCqvKVk
10:40RT : France : Le tribunal administratif annule l’arrêté d’expulsion de l'artiste René Bokoul -> https://t.co/yOyh2s8UBP
09:59RT : France : Le tribunal administratif annule l’arrêté d’expulsion de l'artiste René Bokoul -> https://t.co/yOyh2s8UBP
09:41Région : Gibo fait la tête à la fac -> https://t.co/mrEwm78VQj
09:39Région : Les étudiants au service de la prévention routière -> https://t.co/g6H587qvTD
09:37# # - -Vienne : 14 fermetures de classes au lieu de 17 , encore trop pour les syndicats -> https://t.co/6OXHYQjAe6
09:35# # - -Vienne : Fermeture du PADE : recul de l’accès au droit des étrangers -> https://t.co/ManYacVHdi
09:32# # - -Vienne : Limoges Métropole, investir et préserver l’avenir -> https://t.co/X0nvPHLEcP
09:29France : Le tribunal administratif annule l’arrêté d’expulsion de l'artiste René Bokoul -> https://t.co/yOyh2s8UBP
07:49# # - -Vienne : Cambriolages : les auteurs interpellés et emprisonnés -> https://t.co/d6WCOzXfbK
07:48France : Dans l'Indre, Macron prend le pouls des ruraux -> https://t.co/FHPVLx50cX
00:08Corrèze : Surendettement : la précarité au cœur des dossiers -> https://t.co/c3PPrlijNW
00:07Corrèze : Surendettement : la précarité au cœur des dossiers -> https://t.co/FdIDEU7yXg

Marion Fontaine : « Faire basculer le mouvement du “bon côté”»

ENTRETIEN

Quelle analyse des réactions des forces politiques de gauche face aux gilets jaunes, avec quels enjeux ? La réflexion de Marion Fontaine, chercheuse en histoire contemporaine à Avignon.
La Marseillaise. Comment analysez-vous les réactions des forces politiques de gauche face au mouvement des gilets jaunes ?
Marion Fontaine. Ce mouvement dont nous n’avons ni les clés ni les codes et dont on ne sait pas dans quel sens il va, a laissé beaucoup de monde dans la perplexité, et pas seulement les politiques.
Il sort notamment des cadres de gauche, surtout au départ, car on ne retrouvait pas les catégories habituellement mobilisées comme les cheminots, les enseignants, les ouvriers des centres pétroliers... Il exprime de plus des choses très différentes. Certaines vont dans le sens de l’émancipation, d’autres s’apparentent à du conservatisme ou du repli.
La question s’est déjà posée au 19e siècle, avec des mobilisations ouvrières mêlant des choses très différentes, comme la nationalisation des moyens de production et la volonté de “virer” ceux qui “prenaient le travail”. Mais à l’époque, le parti socialiste et la CGT ont béné? cié d’un contexte : l’affaire Dreyfus a permis de clari? er les choses et de montrer qu’on ne pouvait pas tout revendiquer en même temps.
Quel enjeu pour les forces politiques de gauche ?
M. F.: Faire basculer le mouvement “du bon côté”, qu’il aboutisse à un renforcement des partis de gauche. Mais pour l’heure, rien n’est clair.
C’est d’autant plus important que Marine Le Pen réactive un discours ambigü sur le “nationalisme-social” qui est certes faux mais fait son succès. Je trouve particulièrement frappant que malgré un Rassemblement national inaudible, avec des députés inactifs et des histoires crapuleuses, ce parti fasse déjà les plus hauts scores dans les sondages pour les Européennes.
Quand et comment cela va-t-il se clari? er ?
M.F. : Les sondages dans quelques semaines donneront une première idée mais il faut du temps pour qu’un mouvement
laisse percevoir sa vérité. A la fin du 19e siècle, on a eu le boulangisme, un général voulant prendre le pouvoir au nom de la lutte contre la corruption et la défense de la République. C’était un mouvement “attrape-tout” qui a d’abord eu le soutien de la population et séduit certaines formes de gauche.
Jusqu’à ce qu’il bascule, en l’occurence à l’extrême-droite. Et là, le mouvement ouvrier s’en est éloigné.
Que dit selon vous le rejet des partis politiques et des syndicats?
M.F.: Qu’il y ait un rejet des organisations partisanes et syndicales dans la forme dans laquelle elle se sont enfermées et dont on a le sentiment qu’elles ne sont plus adaptées, est une chose. Est-ce que que cela signi? e le rejet de toutes formes syndicales et partisanes ?
Je ne le pense pas. Car le mouvement dit aussi un besoin de collectif, de représentation et de s’inscrire dans la durée.
Sans organisation, un mouvement ne tient pas. On l’a vu avec Nuit debout, très sympathique mais qui, six mois après, a donné l’arrivée de Macron. Si on veut agir sur la politique, il faut faire de la politique.
C’est cependant la première fois qu’est dit aussi clairement que cette colère “vient de loin”, qu’elle résulte de 40 ans de politique injuste ?
M. F.:On ne fait con? ance au politique que si on pense qu’il peut changer
les choses. Le problème est qu’aujourd’hui,
le gens ont le sentiment que non. Après le “gauche et droite c’est pareil”, les reculs de Macron montrent que le “ni gauche ni droite” associé à
une mise en avant de la société civile ne marche pas non plus. La question est donc quelle option pour les prochaines
élections ? Mais elle est aussi de savoir ce que les gens attendent comme changement. Or, on est face à des demandes tous azimuts qu’il faudra formuler en propositions qui puissent susciter une transformation. Si le mouvement refuse de recourir aux forces politiques traditionnelles, on voit également qu’organiser une représentation en interne est dif? cile ?
M. F.: C’est toute la question de la démocratie. L’ambition est que le peuple puisse s’exprimer et diriger directement.
Sauf que, d’un point de vue logistique, ce n’est pas possible sauf à être quelques milliers d’Athéniens en mesure de se réunir régulièrement pour discuter et décider. Mais à 67 millions, ce n’est pas pareil. Et aucun réseau social ne peu changer cela. Il faut des représentants d’une majorité
ou, au moins, du plus grand nombre.
Ce hiatus, le mouvement ouvrier le connait bien. La CGT très radicale et très révolutionnaire du début du 20e siècle y a été confrontée. Mais il
est mal vécu par les gilets jaunes qui rêvent de fusion alors qu’ils sont tous très différents.
Ce mouvement interroge également notre démocratie. Comment autant de gens peuvent-ils à ce point là se sentir aussi mal représenté ?
Entretien réalisé par Angélique Schaller