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Macron rase gratis mais... pour les riches

 
Hausse du Smic, prime de fin d’année, heures sup'... Macron répond aux gilets jaunes ? Non, il continue la casse du modèle social français en proposant des mesures sans toucher à un euro du capital. Tout sera financé par des baisses de cotisations. Le patronat en rêvait. Macron l’a fait.
Une hausse du Smic de 100 euros par mois dès 2019. Ce qu’a annoncé Macron lors de son allocution d’hier soir. Une victoire des gilets jaunes ? Non ! Car la phrase qui suit est lourde de sens : « sans qu’il n’en coûte rien pour l’employeur ». Comment donc va être financée cette hausse du Smic ? Par des allégements de cotisations sociales et par le budget de l'État. Macron se refuse de toucher à la comptabilité des entreprises, de prendre sur les bénéfices, bref de rogner sur le capital.
C’est ce qu’il avait commencé à faire en basculant une partie des cotisations salariales sur la CSG afin d’augmenter les salaires nets. Une hausse de la CSG qu’il annule pour les retraités percevant moins de 2 000 euros pour calmer la colère des gilets jaunes.
La hausse avait été justifiée pour produire des augmentations d’une vingtaine d’euros pour les salariés. « Nous sommes allés trop lentement », a affirmé Macron hier. Et il passe à la vitesse supérieure : 100 euros. Un dispositif présenté demain par Édouard Philippe devant l’Assemblée nationale.
Augmenter les salaires nets en cassant la protection sociale est une demande ancienne du patronat. Elle a encore été répétée la semaine dernière par le nouveau patron des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux dans les colonnes du Parisien. Augmenter le Smic plus que ne le prévoit la loi ? « Si on va au-delà et que cela se fait sous forme de baisse de cotisations, très bien ! Si la hausse du Smic est payée par les entreprises, cela se traduira par des destructions d’emplois ».
« Sans impôt ni charge »
Et Macron d’ajouter les heures supplémentaires : « sans impôt ni charge dès 2019 ». Et « une prime de fin d’année » demandée « aux entreprises qui le peuvent », bien sûr « sans impôt ni charge ». Il fait ainsi monter en puissance le modèle qu’il a choisi pour le « nouveau contrat social » annoncé devant le congrès en juillet dernier : bâti sur les ruines de la Sécurité sociale française un monde sans impôt ni charges, donc sans solidarité.
Et la suite arrive. Macron le confirme, il a demandé au gouvernement de « poursuivre la transformation » et « notamment la réforme de l’indemnisation chômage et des retraites » . Avec des caisses vidées par la suppression des cotisations, la charge s’annonce sanglante.
Pour faire passer la pilule, Macron enrobe le tout de propositions censées répondre à la demande de justice fiscale. Il va demander au gouvernement de « mettre fin aux avantages indus » : « les dirigeants d’entreprise doivent payer leurs impôts en France, comme les grandes entreprises qui réalisent des bénéfices en France ». Mais pas question de revenir sur l’ISF : « revenir en arrière nous affaiblirait ».
Il maquille l’ensemble de propos qu’il veut humbles sur une colère « juste à bien des égards », ou une amende presque honorable sur son mépris légendaire : « je sais qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos ». Du vent.

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