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13:33Creuse : Le tabou du mal-être paysan | L'Echo https://t.co/36YQxxUAgf via
12:34 Ah trop bien ! Ils veulent toujours pas dire "autrice" par contre.
11:24 hummm...les pommes de terre sarladaises ma préféré, au marché du samedi!
10:44 😂😂😂
09:45RT : Région : Un trafic de cocaïne démantelé entre Limoges et Orléans -> https://t.co/MUO48zee2o
09:27Ma très chère collègue Marion (alias ) en couv' de 😍 Rocks ! 😍 (tu auras le droit… https://t.co/XrfuRoU50U
07:49# # - -Vienne : Enseignant, un métier formidable, une loi fort minable -> https://t.co/T7yo5LIqDU
07:47# # - -Vienne : Une nouvelle moto pour initier les adolescents à la prévention -> https://t.co/COYZ9blKIN
07:45# # - : La fête des 50 ans pour les Portugais de Limoges -> https://t.co/jRxC1qdPet
07:42Région : Un trafic de cocaïne démantelé entre Limoges et Orléans -> https://t.co/MUO48zee2o
07:40France : «Que le préfet apporte des réponses, il y a des pistes» -> https://t.co/QryUXyW6ZS
21:09Sympa la mention en couv & l’article sur en p.2 de du jour 🧡 Merci 👍 https://t.co/4PzomCGlY1
19:14RT : [] 🌲🌿🔥 Pour sécuriser et faciliter le travail des qui luttent contre les de , p… https://t.co/zzvyL0i1gb
18:22🔴 Dernier coup de manivelles pour les machines au centre de tri de Limoges ! Demain 6H c’est Poitiers qui traitera… https://t.co/pKeBLdqtY1
18:00RT : Quand ça veut pas, ça veut pas. Un candidat de la liste conduite par Nathalie sous le coup d'une enquête f… https://t.co/f3ggkcRsUq
17:58La Châtre : Berry nature environnement s'apprête à nettoyer nos paysages -> https://t.co/kQVDS7PhiK
17:57Argenton-sur-Creuse : Mariana Ramos, l’héritière de Cesária Évora à l’Avant-Scène -> https://t.co/EcN4pQQrQo
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Etudiants étrangers, la sélection par l'argent!

Université

À compter de la rentrée 2019, les frais d’inscription à l’université pour les étudiants non européens vont augmenter. Une réforme annoncée par le Premier ministre en novembre dernier, présentée comme une «stratégie nationale d’attractivité des étudiants internationaux.» Des universités renâclent comme celle de Limoges. 

À l’université de Limoges, le choc produit à l’annonce de la mesure est proportionnel à la hausse des frais : brutal. Pour Samir Malem, étudiant algérien inscrit en master 2 sémiotique et stratégies, cette annonce subite est un acte «discriminatoire» et source d’incertitude pour l’avenir. Titulaire d’un master anglais en Algérie, ce dernier est non boursier comme la plupart des étudiants africains. Ses ressources principales viennent de son activité d’enseignant d’anglais dans le privé, à raison de quatre heures par semaine et de quelques heures effectuées en tant qu’arbitre au district de Limoges. Et de s’insurger : «On a déjà dû payer le billet d’avion, payer pour les frais de visa et justifier nos ressources avec au moins 7 000 euros sur notre compte bancaire comme garantie et maintenant les frais vont être multipliés par 16 !»

Une augmentation qui obéit à une logique de «rentabilité économique» non bénéfique pour l’université française qui va «perdre pas mal de cerveaux», selon ses camarades Souleymane Drame étudiant sénégalais en master 2 manager territorial et Mohamed Bakkali étudiant marocain en master 2 sémiotique et stratégies, le financement de leurs études est une source de stress quotidien à laquelle va s’adjoindre une autre à la rentrée prochaine. Même s’ils apprécient le cadre de vie unique à Limoges et son coût abordable, ils regrettent un manque d’accompagnement et une offre de travail à laquelle les étrangers accèdent difficilement en dépit de candidats qualifiés.

Un grand nombre de ces étudiants étrangers comptent sur leurs familles pour subvenir à leurs besoins tous les mois. «Nos parents nous aident énormément, ils font beaucoup de sacrifices pour que l’on puisse faire nos études ici» expliquent les deux étudiantes en master 1 santé publique Katia Mansour et Chaima Chebil, avant d’ajouter «quand cela arrivera, on pense qu’on sera obligées de retourner chez nous car les études ne seront plus accessibles pour nous ici».

Faisant partie de la «stratégie d’attractivité du gouvernement», l’impact de la mesure gouvernementale se fera ressentir différemment par les étudiants étrangers en fonction de leur pays d’origine et de leurs milieux sociaux.

Yilin Luo, étudiante chinoise en 3e année de LEA concède le caractère «brusque» de cette hausse, celle-ci ne devrait selon elle, ne constituer en aucun cas un frein quant à l’intérêt des étudiants chinois à poursuivre leurs études en France. «Certes les frais d’inscriptions seront plus élevés, mais le coût des études reste moindre par rapport aux frais qu’exigent les universités américaines», explique-t-elle.

Alain Célérier, directeur de l'université de Limoges estime que ce n’est pas la solution idéale et que les universités françaises doivent trouver un autre moyen pour arriver aux objectifs économiques fixés.

De leur côté, les étudiants étrangers rencontrés saluent cette position et espère qu’elle va se généraliser partout en France.

Massil Choubane