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Le service public sous condition

Société

Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports, était hier en Dordogne. Après Mussidan, elle s’est rendue à Bergerac pour visiter les travaux de rénovation de la ligne ferroviaire Libourne-Bergerac entamés il y a tout juste un mois.

 

Une dizaine de Gilets Jaunes avait prévu un comité d’accueil pour la ministre. Très vite encerclés par les forces de l’ordre, ils n’auront pas eu le loisir de rencontrer cette dernière. C’est donc dans le plus grand calme qu’Elisabeth Borne a ainsi pu se rendre en gare de Bergerac afin d’inaugurer le lancement des travaux de la ligne ferroviaire entre Bergerac et Libourne. Neuf mois de chantier pour le remplacement de plus de soixante kilomètres de voies sont prévus sur cet axe. Les usagers font depuis le voyage par bus de substitution.

Et autant le dire, le service est loin de répondre aux attentes. Assurées par des compagnies privées de cars, les liaisons ne suffisent pas à la demande. Manque de places et retards sur les correspondances, le tout au même tarif que le Ter, ont réussi à créer de l’exaspération chez les voyageurs en ce tout premier mois de travaux. Mais de ces points là il n’en fut pas question ce jeudi avec la ministre, pas plus qu’avec la Sncf présente lors de cette cérémonie. Non, comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation, l’heure est plutôt aux ronds de jambe. Il y a pourtant encore peu, ce dossier de rénovation cristallisait de nombreux griefs de la part des élus locaux.

Le président du département de la Dordogne, Germinal Peiro, et le maire de Bergerac l’évoqueront succinctement : « Le plan de financement de la Sncf pour cette rénovation prévoyait une participation des collectivités riveraines à la ligne », insiste ainsi Daniel Garrigue, « et un sentiment d’injustice, voire de révolte, a gagné les élus qui ont dû mettre la main à la poche sous peine de fermeture de la ligne, sans pour autant que ce soit leur champ de compétence ». Pour autant, tous les édiles présents se disent aujourd’hui fiers d’avoir pu contribuer au sauvetage de ce service public. Et ce ne sont de toute évidence pas les derniers qui devront être mis à contribution. « Les chif-fres peuvent donner le tournis», lâche Elisabeth Borne, « ce sont plus de quatre mille kilomètres de voies qui ont besoin de travaux dans notre pays ». La ministre assure ne pas vouloir voir pour seul horizon la fermeture de ces lignes, « elles ont de l’avenir, elles sont utiles. Mais ce n’est pas à Paris que l’on sait la réalité d’une ligne, des besoins auxquels elle répond ».

En ça, Elisabeth Borne veut associer les élus aux décisions. Mais pas seulement. En aparté, la ministre confie en effet vouloir bien plus que leur avis. « L’Etat va faire un geste extrêment fort en reprenant la dette de trente-cinq milliards de la Sncf. On ne peut plus laisser penser que la Sncf pourra assumer ces investissements. Sur ces lignes qui sont indispensables aux dessertes du quotidien, il faut savoir se mettre autour de la table. Et c’est cet engagement des territoires qui va nous aider à prioriser les lignes sur lesquelles l’Etat interviendra ».

Le message est clair : soit les collectivités mettent dans le pot commun, soit il ne leur restera que leurs yeux pour pleurer en voyant une fois de plus s’éloigner un service public faute d’engagement des responsables.