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Saint-Junien, l'avenir de l'hôpital semble s'éclaircir

Des élus, des militants de la CGT, des Gilets jaunes mais aussi des Saint-Juniauds simplement attachés à leur hôpital, c’est finalement le condensé des luttes que connaît ce territoire et de sa vie-même qui s’est déplacé à Bordeaux, hier, pour rencontrer le directeur de l’ARS et lui dire son inquiétude et sa détermination.

 

Roger Guilloumy a le sourire dans l’allée centrale du bus où il fait l’appel. L’élu communiste compte celles et ceux qui ont décidé de faire le déplacement à Bordeaux pour soutenir la délégation, menée par le maire de Saint-Junien, Pierre Allard, qui doit être reçue par l’ARS. Un agent CGT de l’hôpital discute avec Daniel et Johnny, deux Gilets jaunes. Pour Benoît, Gilet jaune lui aussi, ce déplacement est une évidence : «L’hôpital, c’est essentiel pour nous. Il rayonne jusqu’en Charente. On veut garder les services publics de proximité, il faut arrêter avec la rentabilité et l’argent, la santé ça ne peut pas être une question d’argent.» Bruno est aide-soignant et syndiqué à la CGT, pour lui, il faut entendre le malaise des personnels: «Nous sommes de moins en moins nom-breux, avec des patients qui ont des pathologies lourdes, ça ne peut pas continuer comme ça. Le soin c’est un métier qu’il faut faire correctement.» Dans les conversations ce sont bien ces questions, celle de la rentabilité, celle de la proximité, celle aussi du service public et de l’égalité qu’il implique entre les territoires, qui reviennent. Parmi les membres de la délégation, comme parmi les manifestants, chacun s’accorde également à réclamer le retour du service d’oncologie à Saint-Junien. Une question d’humanité comme l’explique une Saint-Juniaude qui a elle-même souffert d’un cancer, «quand j’étais malade, j’ai pu suivre ma chimiothérapie à Saint-Junien, je ne me voyais pas aller à Limoges» dit-elle.

Les conversations vont bon train, on se rencontre, on commente l’actualité, on parle du mouvement en cours. Ce déplacement et cette délégation à l’ARS font suite aux nombreuses mobilisations qui se sont déroulées à Saint-Junien depuis un an.

A l’arrivée à Bordeaux, ce sont des trombes d’eau qui accueillent les manifestants mais rapidement le soleil revient et les slogans retentissent. «Les gens sont des patients pas des clients» ou encore «la santé n’est pas une marchandise»... Ils disent clairement que c’est bien du mal de la concurrence et du profit que souffre le système de santé. La délégation arrive sous les applaudissements de la manifestation.

Pour Pierre Allard, les questions à aborder concernent bien entendu les effets désastreux de la tarification à l’activité, celle des spécialités, avec en point de mire ce retour rapide l’oncologie, et celle du personnel bien entendu. Dès son entrée dans la salle, le maire de Saint-Junien remet au directeur de l’Agence Régionale de Santé, Michel Laforcade, les 14.000 signatures que la pétition pour l’hôpital a recueillies, dans la cité gantière et bien au-delà. La réunion commence et, devant l’entrée, un barrage filtrant s’organise. Un cortège, qui pourrait être celui du Premier ministre, Edouard Philippe, qui était à Bordeaux hier après-midi, est copieusement sifflé. Une heure plus tard, à la sortie de la délégation, ce sont de bonnes nouvelles qu’annonce Pierre Allard. En premier lieu, il confirme la volonté de l’ARS de voir l’oncologie revenir à Saint-Junien dès le premier semestre de cette année et l’hôpital conserver l’ensemble de ses spécialités. Dans un second temps il a annoncé la mise en place d’un pôle de cardiologie avec le CHU de Limoges. La question du personnel, donc du management, a également été largement évoquée.

Mission accomplie pour la délégation mais la mobilisation pour la santé publique et la soif de justice sociale sont toujours à l’ordre du jour.