Fil info
13:33Creuse : Le tabou du mal-être paysan | L'Echo https://t.co/36YQxxUAgf via
12:34 Ah trop bien ! Ils veulent toujours pas dire "autrice" par contre.
11:24 hummm...les pommes de terre sarladaises ma préféré, au marché du samedi!
10:44 😂😂😂
09:45RT : Région : Un trafic de cocaïne démantelé entre Limoges et Orléans -> https://t.co/MUO48zee2o
09:27Ma très chère collègue Marion (alias ) en couv' de 😍 Rocks ! 😍 (tu auras le droit… https://t.co/XrfuRoU50U
07:49# # - -Vienne : Enseignant, un métier formidable, une loi fort minable -> https://t.co/T7yo5LIqDU
07:47# # - -Vienne : Une nouvelle moto pour initier les adolescents à la prévention -> https://t.co/COYZ9blKIN
07:45# # - : La fête des 50 ans pour les Portugais de Limoges -> https://t.co/jRxC1qdPet
07:42Région : Un trafic de cocaïne démantelé entre Limoges et Orléans -> https://t.co/MUO48zee2o
07:40France : «Que le préfet apporte des réponses, il y a des pistes» -> https://t.co/QryUXyW6ZS
21:09Sympa la mention en couv & l’article sur en p.2 de du jour 🧡 Merci 👍 https://t.co/4PzomCGlY1
19:14RT : [] 🌲🌿🔥 Pour sécuriser et faciliter le travail des qui luttent contre les de , p… https://t.co/zzvyL0i1gb
18:22🔴 Dernier coup de manivelles pour les machines au centre de tri de Limoges ! Demain 6H c’est Poitiers qui traitera… https://t.co/pKeBLdqtY1
18:00RT : Quand ça veut pas, ça veut pas. Un candidat de la liste conduite par Nathalie sous le coup d'une enquête f… https://t.co/f3ggkcRsUq
17:58La Châtre : Berry nature environnement s'apprête à nettoyer nos paysages -> https://t.co/kQVDS7PhiK
17:57Argenton-sur-Creuse : Mariana Ramos, l’héritière de Cesária Évora à l’Avant-Scène -> https://t.co/EcN4pQQrQo
17:55Indre : Une BD pour démocratiser la téléassistance -> https://t.co/7XMPikuprM
17:54Indre : La double vie de Gilles Paris -> https://t.co/BwIz1BlF2D
17:40RT : Nathalie Loiseau : "Ce que j’ai hérité de mon père, c’est la détestation de l’extrême droite." Ouais enfin sauf qua… https://t.co/ha3gSXFwQ0
17:40RT : Réponses de : 1/ « Votre document est un faux » - On l’a authentifié. 2/ « Je n’en ai aucun souve… https://t.co/7hPANIsJGv
17:38RT : Nathalie Loiseau affirme qu'elle ignorait que LaREM était un parti de droite https://t.co/oabcQq70mt
17:37RT : Les sur la Croisette ! Bravo à pour la sélection de son film à la à C… https://t.co/AwkyIh31PN
17:37RT : Soutien à et à Mediapart face aux declarations outrancières de Mme . Et vive la presse libre e… https://t.co/vA8EmwLgqE
17:36RT : C'est le moment de se rappeler que nous fêtons aujourd'hui l'anniversaire du . Plus que jamais, on… https://t.co/tcuTjpFYkk

Saint-Junien, l'avenir de l'hôpital semble s'éclaircir

Des élus, des militants de la CGT, des Gilets jaunes mais aussi des Saint-Juniauds simplement attachés à leur hôpital, c’est finalement le condensé des luttes que connaît ce territoire et de sa vie-même qui s’est déplacé à Bordeaux, hier, pour rencontrer le directeur de l’ARS et lui dire son inquiétude et sa détermination.

 

Roger Guilloumy a le sourire dans l’allée centrale du bus où il fait l’appel. L’élu communiste compte celles et ceux qui ont décidé de faire le déplacement à Bordeaux pour soutenir la délégation, menée par le maire de Saint-Junien, Pierre Allard, qui doit être reçue par l’ARS. Un agent CGT de l’hôpital discute avec Daniel et Johnny, deux Gilets jaunes. Pour Benoît, Gilet jaune lui aussi, ce déplacement est une évidence : «L’hôpital, c’est essentiel pour nous. Il rayonne jusqu’en Charente. On veut garder les services publics de proximité, il faut arrêter avec la rentabilité et l’argent, la santé ça ne peut pas être une question d’argent.» Bruno est aide-soignant et syndiqué à la CGT, pour lui, il faut entendre le malaise des personnels: «Nous sommes de moins en moins nom-breux, avec des patients qui ont des pathologies lourdes, ça ne peut pas continuer comme ça. Le soin c’est un métier qu’il faut faire correctement.» Dans les conversations ce sont bien ces questions, celle de la rentabilité, celle de la proximité, celle aussi du service public et de l’égalité qu’il implique entre les territoires, qui reviennent. Parmi les membres de la délégation, comme parmi les manifestants, chacun s’accorde également à réclamer le retour du service d’oncologie à Saint-Junien. Une question d’humanité comme l’explique une Saint-Juniaude qui a elle-même souffert d’un cancer, «quand j’étais malade, j’ai pu suivre ma chimiothérapie à Saint-Junien, je ne me voyais pas aller à Limoges» dit-elle.

Les conversations vont bon train, on se rencontre, on commente l’actualité, on parle du mouvement en cours. Ce déplacement et cette délégation à l’ARS font suite aux nombreuses mobilisations qui se sont déroulées à Saint-Junien depuis un an.

A l’arrivée à Bordeaux, ce sont des trombes d’eau qui accueillent les manifestants mais rapidement le soleil revient et les slogans retentissent. «Les gens sont des patients pas des clients» ou encore «la santé n’est pas une marchandise»... Ils disent clairement que c’est bien du mal de la concurrence et du profit que souffre le système de santé. La délégation arrive sous les applaudissements de la manifestation.

Pour Pierre Allard, les questions à aborder concernent bien entendu les effets désastreux de la tarification à l’activité, celle des spécialités, avec en point de mire ce retour rapide l’oncologie, et celle du personnel bien entendu. Dès son entrée dans la salle, le maire de Saint-Junien remet au directeur de l’Agence Régionale de Santé, Michel Laforcade, les 14.000 signatures que la pétition pour l’hôpital a recueillies, dans la cité gantière et bien au-delà. La réunion commence et, devant l’entrée, un barrage filtrant s’organise. Un cortège, qui pourrait être celui du Premier ministre, Edouard Philippe, qui était à Bordeaux hier après-midi, est copieusement sifflé. Une heure plus tard, à la sortie de la délégation, ce sont de bonnes nouvelles qu’annonce Pierre Allard. En premier lieu, il confirme la volonté de l’ARS de voir l’oncologie revenir à Saint-Junien dès le premier semestre de cette année et l’hôpital conserver l’ensemble de ses spécialités. Dans un second temps il a annoncé la mise en place d’un pôle de cardiologie avec le CHU de Limoges. La question du personnel, donc du management, a également été largement évoquée.

Mission accomplie pour la délégation mais la mobilisation pour la santé publique et la soif de justice sociale sont toujours à l’ordre du jour.