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La chèvre du Rove, star du Salon de l’agriculture et des pâturages

TERROIR

Pratiqué depuis 7 000 ans en Provence-Alpes-Côte d’Azur, le pastoralisme est une pratique d’élevage ancrée dans le territoire et la chèvre du Rove
en est l’incarnation.

Rustiques, majestueuses avec des cornes imposantes en forme de lyre et une robe pouvant aller du rouge au noir en passant par le blaù (sorte de gris), les chèvres du Rove, originaires du territoire dont elles portent le nom sont de vraies petites stars dans la région mais aussi du Salon de
l’agriculture.
Ces biquettes sont connues pour leur excellent fromage.
La brousse du Rove a d’ailleurs reçu la reconnaissance en AOC au printemps 2018. Elle est la première AOC dans les Bouches-du-Rhône. Selon la légende, ces caprins seraient arrivés dans un bateau en provenance de la Grèce. Celui-ci se serait échoué non loin des côtes et les chèvres auraient nagé jusqu’à Marseille pour y élire domicile. Depuis, c’est ici qu’elles évoluent et font partie du patrimoine provençal et corse. « C’est une race qui a été menacée il y a une vingtaine d’années, explique Luc Bourgeois, éleveur à Salon-de-Provence.
Elles sont plus de 20 000 aujourd’hui sur le territoire et c’est une excellente nouvelle ».
Cette race typique se nourrit essentiellement de la garrigue, du maquis, des prairies alpines ou encore de la végétation des plaines : des lieux qui n’ont pas été façonnés par l’Homme, favorisant ainsi le pastoralisme qui est une des plus anciennes traditions de la Provence remontant à 7 000 ans. « L’atout de nos chèvres c’est leur capacité d’adaptabilité aux variations de températures.
Elles peuvent résister aux fortes chaleurs, au froid et elles sont aussi de grandes marcheuses », continue-t-il.
Les caprins contribuent à la lutte contre le feu La transhumance est une pratique nécessaire pour donner aux troupeaux du fourrage
d’alpage. Elle contribue à l’entretien et à la valorisation d’espaces écologiquement sensibles, façonne les chemins, lutte contre les incendies, réduit
l’érosion et enrichit la biodiversité.
Ce qui en fait une production de première importance dans les communes de montagne. D’ailleurs, la Région Sud souhaite accompagner et aider les éleveurs afin de favoriser cette pratique pour dynamiser l’économie des territoires et limiter la prédation des loups. Sont donc investis plus de 700 000 euros chaque année pour 3 500 éleveurs qui occupent un tiers de la surface régionale avec un total de 580 000 caprins et ovins, qui font du Sud le deuxième cheptel français.
Agathe L’hôte