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Grand débat, le PCF formule dix propositions

Hausse du SMIC, ISF, référendum d'initiative populaire... Le PCF a remis samedi à Edouard Philippe ses 10 «propositions pour la France» conçues à partir du grand débat national auquel les communistes ont souhaité participer activement

«Depuis le premier jour, le PCF s'est emparé du sujet en organisant des débats partout en France et en récoltant des milliers de revendications issues des cahiers de doléances mis à disposition de la population», souligne le parti dans un communiqué.

Parmi ses 10 propositions figure la hausse des salaires dont le SMIC: «Il est temps que l'État réunisse une conférence nationale pour les salaires, la reconnaissance des qualifications, l'égalité salariale entre les femmes et les hommes, le pouvoir d'achat des retraités».

Le parti souhaite aussi un plan contre l'exclusion, composé notamment du remboursement des soins à 100% et de l'indexation des retraites sur le salaire moyen.

Il milite pour la nationalisation «d'une grande banque privée»: «Les banques financent massivement la spéculation, les délocalisations, l'évasion fiscale, les investissements polluants. Les crédits doivent au contraire aller, avec des taux très bas, aux investissements qui créent des richesses et des emplois, qui développent les biens communs.»

Afin de lutter contre le réchauffement climatique, le PCF préconise d'étendre la gratuité des transports publics locaux et la rénovation énergétique d'un million de logements.

«Le CICE, qui ne crée pas d'emplois et est accaparé par les actionnaires, doit être supprimé et son montant (40 milliards en 2019) affecté à des prêts aux PME et entreprises qui investissent et créent des emplois», proposent aussi les communistes.

Sur le plan constitutionnel, ils veulent un référendum d'initiative populaire auquel 500.000 électeurs peuvent soumettre «des lois sur l'organisation des pouvoirs publics ou la politique économique et sociale.»

Photo: Edouard Philippe a reçu la délégation, composée d'une dizaine de personnes dont le secrétaire national Fabien Roussel,le patron des députés communistes André Chassaigne ou encore Eliane Assassi, la chef de file des sénateurs communistes.

 

Les dix propositions pour la France du PCF

POUR UNE VIE DIGNE ET ÉPANOUIE

1. Hausser le Smic (20%), augmenter les salaires et les minima sociaux. Contraindre les entreprises à l'égalité professionnelle femmes-hommes. Porter les retraites à 1400 euros minimum.

La France est devenue un pays de bas salaires et de contrats précaires. Les femmes en sont les premie`res victimes. Et trop de jeunes se débattent avec des petits boulots sous-payés. Il est temps que l’État réunisse une conférence nationale pour les salaires, la reconnaissance des qualifications, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, le pouvoir d'achat des retraités.

2. Organiser un plan de lutte contre l’exclusion et la grande pauvreté. Rembourser les soins à 100%, indexer les retraites sur le salaire moyen.

A la Libération, dans un pays dévasté, les Français ont conquis la Sécurité sociale et cela a contribué au redressement national. Aujourd'hui, quand quelques actionnaires et banquiers confisquent les richesses, la Sécu peut être consolidée et étendue. Et le système solidaire de retraites, fondé sur la répartition, doit être pérennisé et garanti.

POUR LA RELANCE ET POUR L’ÉGALITÉ

3. Lancer un grand plan d’urgence pour la reconstruction des services publics.

Éducation nationale, hôpitaux, transports, petite enfance, énergie... : les services publics ne sont pas une « charge » mais un investissement pour l’avenir. Il faut en finir avec le dogme de la libre concurrence qui les détruit et fait de beaucoup de nos territoires des déserts. Il est urgent de les reconstruire au plus près des citoyens, et de recruter massivement des agents pour les faire fonctionner.

4. Nationaliser une grande banque privée, au service de l’emploi, de la renaissance industrielle, de la transition écologique.

Les banques financent massivement la spéculation, les délocalisations, l’évasion fiscale, les investissements polluants. Les crédits doivent au contraire aller, avec des taux très bas, aux investissements qui créent des richesses et des emplois, qui développent les biens communs. La nationalisation d’une grande banque privée serait un levier important en ce sens.

POUR LA PLANÈTE ET LE CLIMAT

5. Prioriser les transports collectifs publics, avec extension de la gratuité pour les transports locaux. Doubler la part du fret ferroviaire, contre le tout-route.

L’humanité est en péril. La production et les services doivent donc e^tre réorientés vers un de´veloppement social et écologique. Cela passe par une effective priorité aux transports collectifs publics, décarbonés et accessibles à toutes et tous. Il faut en finir avec les politiques qui encouragent le transport routier au détriment de l’exigence écologique.

6. Rénover énergétiquement un million de logements et les bâtiments publics.

Pour lutter contre le dérèglement climatique, il ne suffit pas de signer les accords de Paris puis de passer à autre chose. Il faut s’en donner les moyens. Une grande politique publique en faveur de la rénovation énergétique des logements et établissements publics serait une première avancée. Ce serait aussi un levier pour l’emploi et la relance de l’économie.

POUR LA JUSTICE FISCALE

7. Supprimer la TVA sur les produits de première nécessité, rendre l’impôt plus juste et progressif.

Les impôts non progressifs (TVA, TICPE, CSG) représentent 67% des recettes fiscales. Les petits paient plus que les gros. Il faut les supprimer (TVA sur les produits de première nécessité) ou les abaisser fortement. L’impôt sur le revenu doit être calculé sur 9 tranches (contre 5 actuellement). L’impôt sur les sociétés doit devenir plus progressif, et être modulé selon les politiques d’emploi et d’investissement des entreprises.

8. Rétablir l’ISF, taxer les dividendes. Atteindre le zéro fraude fiscale. Supprimer le CICE et réorienter cet argent vers les PME et TPE.

Une redistribution juste et efficace des richesses, c’est possible. En rétablissant l’ISF (4 milliards d’euros), en taxant les revenus purement financiers des entreprises et des banques (47 milliards), en agissant enfin contre l’évasion fiscale (80 milliards). Le CICE, qui ne crée pas d’emplois et est accaparé par les actionnaires, doit être supprimé et son montant (40 milliards en 2019) affecté à des prêts aux PME et entreprises qui investissent et créent des emplois.

POUR UNE RÉPUBLIQUE D’INTERVENTION CITOYENNE

9. Rendre le pouvoir au Parlement contre la monarchie présidentielle. Instaurer un référendum d’initiative populaire. Mettre en place des pouvoirs décisionnels des salariés à l’entreprise.

Les citoyens veulent pouvoir décider. Diminuer les pouvoirs présidentiels, c’est doter le Parlement de nouveaux pouvoirs pour représenter mieux le peuple, et c’est aussi restituer aux collectivités locales les moyens d’agir. 500 000 électeurs doivent pouvoir faire soumettre à référendum des lois sur l’organisation des pouvoirs publics ou la politique économique et sociale. Les salariés ont besoin de nouveaux moyens d’intervention sur les choix des entreprises, à commencer par un droit de veto et de contre-propositions face aux plans de licenciements.

POUR EN FINIR AVEC L’AUSTÉRITÉ EUROPÉENNE

10. Sortir du pacte budgétaire européen : priorité aux dépenses sociales et écologiques.

Les besoins vitaux des peuples et les impératifs écologiques ne peuvent plus être corsetés par un pacte antidémocratique, obsédé par l’équilibre budgétaire à n’importe quel prix et la réduction des dépenses publiques. C’est de coopération pour des dépenses d’avenir, socialement et écologiquement utiles, dont nous avons besoin, avec une Banque centrale européenne finançant a` 0% un fonds européen de développement solidaire.