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Voyage à travers le cinéma retrouvé avec Mémoire à vif

Vendredi 22 mars, exceptionnellement à partir de 18 heures, l’association Mémoire à vif proposera la projection de 2 films de 2 cinéastes français méconnus au cours d'une soirée animée par Federico Rossin.

Mémoire à vif propose une soirée au cinéma le Lido à Limoges, vendredi à partir de 18h.

C’est ainsi que nous découvrirons «L’Italien des Roses» un film de Charles Matton sorti en 1974 avec en vedette Richard Bohringer. Charles Matton né à Paris le 30 septembre 1931 est un scénariste et réalisateur français. En 1942, sa famille quitte Paris pour s’installer dans la Nièvre mais pendant 4 ans, les soldats allemands vont partager leur maison et cette cohabitation donnera lieu, 50 ans plus tard, à son film «La lumière des étoiles mortes». Après la guerre, la famille s’installe à Monte-Carlo et c’est ainsi que pendant toute son enfance le jeune Charles vit dans l’incertitude du monde qui l’entoure. Son premier long métrage «L’Italien des Roses» appartient à ces films qui reposent sur un suspens dramatique ponctué de flash back propices à restituer le fil des enchaînements qui ont mené à la situation suivante : celle d’une foule qui se masse au pied d’un immeuble pour guetter les réactions de l’homme que le cinéaste appelle «L’Italien des Roses» et qui menace de se jeter dans le vide. Ce premier long métrage de Charles Matton demeure un souvenir marquant pour les cinéphiles qui ont découvert ce météorite en noir et blanc qui ne ressemble qu’à lui-même et qui a offert son premier grand rôle à Richard Bohringer.

Suivra «Au Pan coupé» de Guy Gilles sorti en France le 7 février 1968 avec Macha Méril. A la sortie du film, le réalisateur confiait avoir fait un film selon son cœur dans lequel la mémoire et la nostalgie s’échappent sans retenue. «Au Pan coupé» est un film rêvé et réalisé à rebours de toutes les modes et où la sensibilité et l’émotion l’emportent sur ce qui se fait. C’est Jeanne qui se souvient de son amour pour Jean, un jeune révolté, ancien fugueur et délinquant qui refuse jusqu’à sa mort le monde tel qu’il est mais qui pense que se suicider serait s’avouer vaincu. Alors au contraire il vit de son idéal jusqu’au bout sans jamais le trahir et il meurt épuisé au milieu d’un jardin, comme une fleur privée d’eau qui se refermerait brusquement sans que personne ne puisse rien faire.

C’est sans doute pour les thèmes choisis que ces deux films sont méconnus, mal ou pas distribués, inclassables, témoins d’une sensibilité à fleur de peau et d’une écriture cinématographique unique et qu’ils n’ont jamais eu de reconnaissance critique et publique.

La soirée sera animée par Federico Rossin, critique et historien du cinéma qui travaille régulièrement pour les festivals européens.

Josette Balanche

Vendredi 22 mars à 18h, au cinéma le Lido, 3, avenue du Général-de-Gaulle.