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Coup de colère d'un commerçant

Crozant

Le chef Sébastien Proux, patron du restaurant l’Auberge de la Vallée à Crozant, n’en peut plus et tenait à exprimer son mécontentement.
Une grande partie des charges exigées par les institutions publiques sont trop importantes pour lui permettre de stabiliser son chiffre d’affaire, les normes pèsent trop lourds. Cette année, il a tout juste réussi à atteindre un équilibre financier avec 134 euros de bénéfices. Le chef se verra obligé d’augmenter les tarifs « et se sont les clients déjà peu nombreux dans les petits villages qui en subiront les effets » se désole t-il mais il n’a pas d’autres solutions pour amortir le coût de ces nouvelles charges.
L’inspectrice du travail, Mme Prunières lui a récemment imposé le passage annuel d’un agent vérifiant le système électrique. Le devis qu’il a reçu lui indique qu’il va devoir débourser 1.188 euros pour ce contrôle chaque année « il faut arrêter ». Pour respecter les demandes de l’inspectrice, le coût des travaux approche les 9.000 euros. Et les contrôles de l’Urssaf ne sont pas mieux, avec 30.000 euros demandé par l’inspecteur parce qu’un texte de loi impose au chef de manger le premier repas vendu. Toutes ces injustices l’indigne et il pense aux autres artisans et commerçants qui n’agissent pas : « Quand est-ce que les artisans et les commerçants vont sortir ? »
Selon lui, le blocage de la nourriture est la solution car « un peuple qui a faim est un peuple qui bouge. On ferme les vannes de la bouffe gratuite et on bloque les supermarchés, les boucheries, les boulangeries, les restaurants et ça mettra pas quinze jours ».
La colère monte d’un cran quand il me fait un topo des sommes demandées pour les poubelles : «J’en ai marre, je pète un câble ».  Le syndicat mixte chargé de gérer les déchets du secteur, Evolis 23, ne ramasse que les poubelles des particuliers normalement. Du coup les tarifs qu’ils ont fixés pour les restaurants sont exorbitant. Pour ce patron, « c’est une augmentation de 500 % du budget pour les déchets, soit un coût de 1.300 euros par an. » Comme il le dit lui-même : « Est-ce qu’ils ont une idée du nombre de repas que je dois vendre pour payer cette somme ? »
Mais ce n’est malheureusement pas le seul prestataire de gestion des déchets à proposer des prix fous : « Les autres sociétés privées demandent 700 balles par mois rien que pour les poubelles ». Il a tenté de contacté la préfète, sans succès, elle renvoie la balle à Evolis 23 qui renvoie la responsabilité à l’État et personne ne donne de solution à ce problème. « C’est un cercle vicieux et je pense qu’ils peuvent trouver d’autres solutions ».
Georges Foucault, épicier de Crozant déplore le manque d’information et souhaiterais une réunion publique d’Evolis 23 « c’est à eux de venir et de nous expliquer ». Evolis 23 devrait donc répondre aux questions des habitants du village, avec pédagogie plutôt que d’être carrément injoignable. Il rappelle que ce type de problème est est lié au fonctionnement politique national : « En France il y a trop de différences entre le public et le privé. Il faudrait remettre tout à sa place, qu’on commence par balayer en haut avant de balayer en bas.»