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Se reconnaître coupable, le premier pas

La Dordogne se lance dans la « justice restaurative », forme de justice pénale introduite en France en 2014, dont une circulaire du 15 mars 2017 a précisé la mise en œuvre. Une convention a été signée entre les différents intervenants de cette méthode qui vise à prévenir la récidive.

 

On le sait, les prisons sont remplies d’innocents qui n’ont fait que réagir à une situation conflictuelle dans les cas d’agressions, au besoin de survivre pour les cambriolages et vols à main armée, voire n’ont fait que céder à une pulsion sexuelle dont ils rendent coupable leur victime.

La reconnaissance de sa culpabilité est souvent une étape que les mis en cause ne franchissent pas, et que la procédure pénale expédie par le biais d’une condamnation qui, du coup, est mal comprise et vécue. En détention, ce paramètre est aussi peu travaillé, d’autres problématiques devant être réglées, la préparation de la sortie du détenu en faisant partie.

Il en est de même pour les victimes, qui obtiennent reconnaissance et réparation lors des audiences, mais manquent souvent d'explications sur les raisons des actes, et conservent un traumatisme dû à une réponse trop lapidaire qui ne passe que par la condamnation de l’auteur, et pas assez par la compréhension des souffrances infligées. Les dommages et intérêts ne peuvent la remplacer, et c’est pour répondre à ces deux enjeux que la justice réparatrice, appliquée depuis des décennies dans d’autres pays et calquée sur les pratiques ancestrales de régulation des conflits des Maoris ou des Amérindiens par exemple, est aujourd’hui doucement mise en place.

La Dordogne s’y inscrit donc et la signature d’une convention a réuni tous les acteurs (voir encadré) appelés à intervenir dans cette action qui est déclenchée à la demande d’une des parties (auteur ou victime), et à n’importe quel moment de la procédure pénale, avec laquelle elle n’interfère pas et qu’elle ne peut modifier en aucun cas. Aucune réduction de peine ou au-tre avantage n’est accordé au détenu. Il s’agit d’une démarche personnelle et volontaire dont les acquis sont ailleurs. Prendre conscience de la gravité de son acte et des conséquences pour sa ou ses victimes, exprimer son repentir ou ses regrets sont des pas vers une réinsertion réussie, et peuvent éviter la récidive. Pour les victimes, le but est qu’elles puissent exprimer leurs souffrances et leurs traumatismes en étant écoutées, et entendues. Elles le sont durant les audiences, mais trop rapidement pour se sentir totalement libérées de ces émotions.

Ce mode de justice demande l’implication de plusieurs partenaires, qui se sont retrouvés autour de la table pour signer une convention les liant, pour l’instant annuellement, autour de ce projet. Sont signataires de la convention : les parquets de Périgueux et Bergerac, les tribunaux d’instance de ces mêmes villes, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip), et l’association France victimes Dordogne. Les directeurs des trois établissements pénitentiaires du département (Mauzac, Neuvic et Périgueux) sont aussi associés.

Isabelle Vitté

Légende photo : Il ne s’agit pas de sanctions ou décisions judiciaires, mais d’une démarche de réinsertion (I. V.)