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Logements étudiants, plusieurs offres, un seul choix

À l’approche de la rentrée universitaire, on assiste au ballet ininterrompu des étudiants qui vont d’une agence immobilière à une autre, scrutent les annonces des particuliers et déposent leurs dossiers en ligne sur le site dédié du CROUS, dans l’espoir de trouver le logement idéal qui va les accueillir pour la nouvelle année.

Seul ou en colocation, en agence ou en résidence universitaire, avant chaque rentrée, la chasse aux logements étudiants débute. Cette année, il faudra inclure une hausse prévisible du coût de la vie.

En effet, d’après une enquête menée par l’UNEF (union nationale des étudiants de France), le coût de la vie étudiante est en hausse cette année. Une augmentation de 2,83 % enregistrée au niveau national. Loin de réjouir cette classe sociale, très souvent en situation de précarité. Une hausse qui, a priori, ne devrait pas trop impacter les étudiants de Limoges, ville connue pour son parc locatif privé et public abordable, classée ville la moins chère de France pour les étudiants en 2018. Un nouveau bilan, publié toujours par l’UNEF, vient renforcer cette position cette année encore. La ville maintient ce statut, grâce notamment à l’accessibilité tarifaire de l’immobilier étudiant avec une moyenne mensuelle de 341 €, contre 873 € pour Paris, ville la plus chère de France. Aussi, les transports en commun sont un point fort de la ville avec 90 € d’abonnement annuel contre 342 € pour Paris.

De son côté, la CCI (chambre de commerce et d’industrie) de la Haute-Vienne, revient sur un bilan locatif qui a battu des records en 2018. Avec une hausse significative du nombre de locations : «L’explication de cet accroissement est démographique et devrait donc rester un phénomène ponctuel» note Sophie Paris, présidente de Foncia Sovim Limoges sur le bilan de la CCI. Avec des prix mensuels entre 313 et 376 € hors charges pour un studio neuf, et entre 223 et 359 € HC pour un studio ancien.

Limoges disposerait donc d’un bon parc locatif privé comparé à d’autres villes, mais qu’en est-il des résidences universitaires ? Selon Louise Vergne, étudiante à l’université de Limoges et secrétaire générale de la FSE locale (fédération syndicale étudiante), ça reste assez nuancé : «Le CROUS de Limoges propose des prix assez bas au regard du national, mais ces offres restent quand même élevées par rapport à ce qu’on peut trouver dans les agences privées et chez les particuliers, et ce n’est pas normal pour une structure publique dédiée aux étudiants». Interrogé sur la question, Christophe Avril, directeur adjoint du CROUS de Limoges explique : «Il faut savoir que sur certaines résidences universitaires, le CROUS n’est pas propriétaire, et est donc soumis à des frais de location fixés par le bailleur qui restent quelque peu élevés» Néanmoins, pour les résidences dont le CROUS est propriétaire, les données changent : «Nos tarifs restent conformes et au-dessous du marché locatif privé avec des prix qui comprennent toutes les charges en plus d’un accès internet illimité et une exonération de la taxe d’habitation, des offres que les étudiants ne trouvent pas dans le secteur privé». Pour Laura, étudiante à la faculté de Droit de Limoges originaire de Bordeaux, de grandes différences subsistent entre les deux villes en terme d’immobilier étudiant : «Entre Bordeaux et Limoges, il n’y a pas de comparaison possible... On a vraiment le choix ici ; que ce soit au CROUS ou en agence avec des prix largement au-dessous de ce qu’on trouve à Bordeaux» lance la jeune étudiante puis d’ajouter : «Au total, ça m’a pris quatre jours pour trouver l’appartement que je voulais, et honnêtement, je ne pense pas que ça aurait été possible à Bordeaux ou ailleurs». Des prix et des logements divers qui offrent aux étudiants l’embarras du choix. De quoi assurer le gîte pour cette rentrée, en attendant le couvert.

 

Photo : Malgré la hausse, les résidences universitaires restent très prisées des étudiants.