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CCI: 2014, "pâle copie" de 2013

Commerce

Mardi, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de la Creuse présentait les résultats économiques de l’année 2014. Les secteurs «productivistes» sortent à peine la tête de l’eau. Ceux qui dépendent directement du pouvoir d’achat de la population continuent de sombrer, à l’image du commerce.Il n’y a rien de nouveau à
l’horizon. Le tissu économique s’est maintenu pour les entreprises mais avec un niveau plutôt bas alors que l’emploi est en berne». Philippe Daly, directeur de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) ne note pas une grande évolution entre l’année 2013 et 2014 dans le département. Le nombre d’entreprises est passé de 3.888 à 3.890 alors que 14 salariés en moins ont été recensés (de 12.908 à 12.894). 0,1% de variation pour les deux indicatifs, les choses ont peu changé... au premier abord. Car l’apparente stabilité globale cache tout de même des évolutions plus marquées selon les secteurs d’activités.
Le commerce et les CHR toujours dans le dur
A commencer par le commerce. Ce secteur, qui concentre 36% des entreprises et 33% des salariés de la CCI, «est celui qui a le plus souffert», lance Philippe Daly. Résultat : 29 entreprises et 131 salariés en moins entre 2013 et 2014 ! Les commerces liés à la culture, au sport et aux loisirs ont particulièrement été touchés. Ceux de proximité en général sont directement victimes de la baisse du pouvoir d’achat des ménages. Ce secteur n’est pas le seul. Il y a les CHR (Cafés-hôtels-restaurants).
Si le nombre global des salariés du secteur est en hausse (+24), les entreprises sont moins nombreuses par rapport à 2013 (-15). La restauration «traditionnelle» est la plus touchée. Les hôtels-restaurants sont passés de 43 à 38 (-5) et leurs salariés de 167 à 144 (-23). Le directeur de la Chambre de commerce et d’industrie le concède : «C’est plus délicat d’intervenir lorsque c’est directement lié au pouvoir d’achat du particulier». La structure entreprend bien un certain nombre de mesures pour l’accompagnement, la formation, la mise en valeur, l’information des entreprises. Mais des choix sont faits. «Dans la restauration, les établissements qui sont distingués (ndlr : label, certification...) ou formés s’en sortent. On souhaite davantage se tourner vers ceux-là. Il s’agit d’être qualitatif, d’être peu à peu cité en exemple. On accompagne, valorise ces établissements comme les Logis notamment. Pour les autres, il y a peu de choses à faire», estime Thierry Suin. Ce dernier souhaite par là «répondre à une évolution qualitative de la population»... Coïncidence ou  pas, de nombreux petits snacks ont fermé. Leur disparition a été en partie compensée par la bonne santé de plus grandes structures comme les caféterias, dont le nombre de salariés ne cesse d’augmenter. Outre le pouvoir d’achat des ménages, Thierry Suin voit aussi d’autres explications aux difficultés du secteur : à savoir la loi sur l’accessibilité :  «Il y a beaucoup de découragements par rapport à cela», affirme le président qui ajoute : «Des gérants de restaurants ne souhaitent pas investir 50.000 euros pour l’accessibilité alors qu’ils sont à 5 ans de la retraite. Alors ils ferment ou vendent. C’est dommage car les personnes en situation de handicap n’iront pas plus dans les restaurants s’ils ferment. Ça tue l’emploi», considère-t-il.
Des projets en 2015 pour repartir ?
Dans ce climat morose, des signes de reprise sont à noter... dans les secteurs «productivistes» que sont l’industrie, le BTP ou les services.
L’industrie a perdu 40 emplois (suite à la reprise d’ex-Altia La Souterraine). Le secteur de l’équipement électrique et électronique a aussi souffert. Pourtant, Patrice Brunaud, vice-président chargé de l’industrie, se veut positif : «On a des pertes d’emplois mais pas de grosses difficultés». Pour étayer son propos, l’homme s’appuie sur les 7 entreprises créées entre 2013 et 2014. Des projets concernant l’aéronautique ou l’automobile pourraient également permettre bientôt d’engraisser le secteur en terme d’activités et d’emplois.
Réuni avec l’industrie, le BTP (Bâtiment et Travaux Publics) rassemble 42% des salariés. Ce dernier secteur a connu «une année plutôt favorable», explique Philippe Daly. 9 entreprises et 28 salariés supplémentaires en attestent. L’arrivée de la compagnie ETF pour des travaux d’entretien sur la voie ferrée a permis de créer 14 emplois. Le secteur ne voit pas la fin du tunnel pour autant. «2015 sera difficile», estime le directeur. Les élections successives puis la régionalisation bloquent les crédits de travaux. Le nombre de permis de construire et des mises en chantier pourraient continuer à chuter : depuis 2008, ils ont baissé de 35%. L’activité en baisse, «des clients qui payent mal», selon Thierry Suin, les entreprises ont pour beaucoup pompé dans les trésoreries, changé leur mode de fonctionnement pour ne pas toucher aux salariés. Pour combien de temps encore ?
Enfin, les services «se portent plutôt bien», selon Philippe Daly. Avec une progression des entreprises (+30) et des  salariés (+105) entre 2013 et 2014, ce secteur s’appuie là aussi sur des projets importants tels que l’implantation d’une plate-forme Noz sur Guéret.
Les nouvelles installations tout comme les changements d’ordre... politique pourraient relancer la machine en 2015 selon Thierry Suin. Le président explique : «Les gens retrouvent confiance et le moral dans le frémissement, le changement. Et la pure consommation vient du moral».
 

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