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Deux ans ferme pour l’escroc-bourreau des Haras de Dun

Tribunal correctionnel

Gilles, 44 ans, a été reconnu coupable de gestion d’une structure malgré une interdiction judiciaire, d’escroquerie, d’exécution de travail dissimulé, d’abandon volontaire, de mauvais traitements d’ animaux ainsi que de détention de cadavres d’animaux. Absent, l’homme a été condamné à 2 ans de prison ferme, d’interdiction de gérer une structure pendant 5 ans, d’interdiction définitive de détenir des animaux, de confiscation de ses animaux et devra indemniser les nombreuses victimes à la hauteur totale de plus de 55.000 euros.
Le 18 décembre 2012, Gilles signe avec la mairie de Dun-le-Palestel un contrat de délégation de service public. Pendant 5 ans, il pourra gérer un domaine composé de bâtiments avec box ou d’hectares de terre, pour faire profiter la population d’un service public de loisirs : un centre équestre. Dès janvier 2013, l’homme s'atèle à la tâche et acquiert une centaine de chevaux pour monter le projet. Le nombre d’animaux augmente pour atteindre près de 150 en août 2013. L’activité semble se pérenniser. Plusieurs faits témoignent pourtant du contraire : les premières redevances à la mairie de Dun-le-Palestel ne sont pas payées, les salariés et membres de l’association démissionnent successivement... dont la trésorière qui mettra à jour une vaste et macabre entreprise, dont les animaux sont les premières victimes.
Après son témoignage sur les malversations financières et administratives, plusieurs contrôles sont menés par la DDCSPP ou la gendarmerie. Ils découvrent un véritable «mouroir». Une dizaine d’animaux morts gisent sous un tas de fumier au milieu d’autres animaux maigres, faibles.
Les experts sont sans appel : il y a eu mauvais traitements, abandon. Les animaux n’ont presque pas de foin, pas d’eau (ou plutôt, ils s’abreuvent dans le ruisseau où s’entassent leurs excréments). Résultat: des parasites, maladies. Pour les soigner, Gilles ne fait ni appel au vétérinaire, ni des analyses. Il utilise de... l’eau de javel ou des médicaments périmés. De nom-breux animaux décèdent. Alors que les équidés étaient 150 à l’été 2013, ils ne sont plus que 79 en mars 2014. Les experts, faute d’identification de tous les animaux, estiment à 35 équidés, au moins, disparus suite à des mauvais traitements. Ceux qui restent, la plupart dans un état cachectique, sont confisqués et confiés aux associations de la SPA de la Creuse et à 30 Millions d’Amis.
Ces sombres faits s’accompagnent d’autres tout aussi condamnables au niveau pénale. Les salariés de la structure, dont certains en contrat aidé, n’étaient pas payés. Gilles, lui, touchait bien les aides de l’Etat lié à ce type de contrat. Les dysfonctionnements, infractions administratives et financières sont nombreux.
La mairie peut elle aussi en témoigner. Le prévenu devait payer une redevance mensuelle. La commune n’a pas reçu le moindre centime. De même, les bâtiments alloués ne servaient pas d’abri aux équidés mais à... stocker des meubles pour une activité de brocante. Dès le départ, le prévenu n’avait pas le droit de signer le contrat avec la commune. Il faisait l’objet d’une procédure judiciaire l’interdisant de gérer une activité d’élevage.
Au final, «il n’y a pas un seul domaine où il n’est pas hors la loi», souligne Me Touraille, qui assiste la SPA de la Creuse. Les témoignages, accusations sont lourds et ils concordent. Alors le prévenu s’en est remis à ce qu’il fait de mieux : une tentative de manipulation, se posant en victime. Il a poursuivi jusque dans le champ judiciaire. Absent lors de l’audience, l’homme a prétexté un AVC, qu’il n’a pas pris le soin de justifier... Sa demande de renvoi a été refusée. Ses multiples abus, parmi lesquels des indemnisations toujours impayées à ses ex-salariés, ne lui confèrent plus aucun crédit. Ils poussent même à la méfiance. Le tribunal n’a pas pris de risque et a ordonné à l’encontre de l’homme un mandat d’arrêt.

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