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Le TIG collectif testé avec succès

Initiative

Depuis le mois d’avril, quatre hommes condamnés à des heures de TIG (travaux d’intérêt général) exécutent leur peine pénale de manière
inédite en Creuse : ensemble.
Le Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) de la Creuse s’est associé avec les services des sports de la ville de Guéret pour la mise en place d’un TIG collectif. Quatre condamnés ont travaillé pendant près d’un mois sur la même mission : aider et accompagner les équipes du stade Léo-Lagrange. Sous la direction des salariés et de David, le chef d’équipe, ils ont réalisé un certain nombre de travaux : à commencer par la restauration du mur d’enceinte du stade. Devenu sombre avec le nettoyage, il a repris sa couleur crème. La tribune a elle aussi fait peau neuve. Un travail de nettoyage s’est accompagné du démontage des 486 sièges et de la pose de nouveaux à la place. Les places de la tribune n’avaient pas été changées depuis 20 ans. Enfin, les bords de la piste d’athlétisme, qui grouillaient de saletés, ont été entièrement nettoyés.
Des travaux concrets, variés pris au sérieux par les «tigistes» : «Ils ont rendu de bons services», insiste David, chef d’équipe. Le SPIP avait travaillé en amont avec les quatre condamnés sur les objectifs de la mission. Un message entendu. Leur implication, leur application sont unanimement reconnues : «On est plus que satisfait de ce qu’ils ont fait», insiste Philippe Fournier, responsable du service des sports de la ville de Guéret. L’homme tient à montrer la qualité du travail effectué avec les acteurs de l’opération, venu en reconnaissance.
Plus encore que le travail, c’est «l’état d’esprit remarquable», selon l’expression employée par Philippe Fournier, qui ravit les acteurs. Car «ce n’était pas évident pour les équipes d’accueillir plusieurs personnes sous main de justice en même temps», indique Valérie Wirbel, directrice fonctionnelle du SPIP. Pourtant, tout s’est très bien passé : «Au départ, ils ne parlaient pas trop. Mais on a appris à se connaître. Et on a effectué ensemble du bon travail dans une bonne ambiance. Au bout de trois semaines, ils étaient complètement intégrés à l’équipe», rapporte David qui ajoute même : «Quand ils vont partir, ça va faire bizarre».
La peine des quatre hommes se terminera dans quelques jours. L’appui «socialisateur» du TIG doit s’accompagner d’une valorisation des compétences et de l’expérience. Ainsi, le SPIP va-t-il se mettre en relation avec les organismes du Pôle Emploi et de la Mission Locale pour que leur travail puisse être valorisé, en l’incluant dans leur «portefeuille» de compétences. Dans l’objectif à venir d’entreprendre une formation ou même de trouver un emploi.
Cette première expérience fructueuse pourrait en appeler de nouvelles, avec d’autres services de la ville. L’opération permet aussi de rappeler l’alternative efficace que constituent les TIG : «Il est important que la société civile voit que le travail de réparation est là. Une condamnation, ce n’est pas juste la prison. C’est aussi s’investir pour réparer. C’est ce que les «tigistes» ont montré au stade», appuie Philippe Fournier.

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