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Priorité au devoir de mémoire et à l'action sociale

Anciens combattants

En 2015, l’association des  combattants prisonniers de guerre et combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc, TOE, veuves de la Creuse fête ses 70 ans. A l’occasion de l’assemblée statutaire de cette année particulière, une centaine de personnes s’étaient réunies.
Personnalités politiques ou militaires étaient présents aux côtés des anciens combattants et de leur famille pour tirer le bilan de 2015.
Une nouvelle année marquée par une forte activité sociale.
Grâce aux dons de la fédération nationale notamment, 185 adhérents hospitalisés à domicile, 53 adhérents séjournant en EHPAD et 10 enfants handicapés d’adhérents ont pu être soutenus. Le président Henri Guyoton a affiché sa satisfaction. Des dossiers sont farouchement défendus par l’organisme.
En 2015, l’aide différentielle aux conjoints survivants (ADCS), instaurée en 2007 et qui garantissait aux plus démunis un plafond de ressources, a été supprimé. Elle a été remplacée par une aide spécifique dont certains critères sont toutefois sources d’injustices selon l’association. La prise en compte de l’allocation personnalisée d’autonomie dans la détermination des ressources pénalise les malades et les plus âgées, par exemple.
L’organisme se bat également pour que soit accordée la demi-part fiscale pour les veuves âgées de 75 ans ou plus, quel que soit l’âge de décès de leur mari, ancien combattant. En effet, la loi actuelle stipule que le mari doit être décédé après ses 75 ans pour bénéficier de la demi-part fiscale.
Derrière cela, l’association se satisfait de l’augmentation de l’action sociale de l’ONAC (Office National des Anciens Combattants) de 500.000 euros dans le cadre d’un plan triennal, de la revalorisation des pensions des plus grands invalides de Guerre et leurs conjoints de 50 points en 2015 et autant en 2016, ainsi que de l’allocation de 167 euros pour les Harkis.
«Il faut témoigner des moments de vérité aux jeunes»
Pour 2016, les acteurs demandent  un nouveau calcul de la pension militaire d’invalidité (PMI), ou encore l’attribution de l’équivalent de la retraite du combattant et une demi-part fiscale supplémentaire pour les orphelins de guerre et les pupilles de la nation. Le député de la Creuse, Michel Vergnier, a tenu à soutenir les combats: «Votre reconnaissance passe par une reconnaissance morale mais aussi financière».
L’autre priorité de l’association concerne le devoir de mémoire. Le drapeau de l’association était présent à toutes les cérémonies commémoratives officielles et aux manifestations commémoratives locales. Dernières en date, les cérémonies du 8 mai où le président, Henri Guyoton, s’était notamment affiché avec la jeunesse. Des signes très importants pour l’association et Robert Vergne, délégué national : «Les jeunes ne doivent pas oublier qu’ils doivent leur liberté de penser, de parler, d’écrire aux anciens combattants». Pour l’homme : «Dans ce monde qui perd ses valeurs, qui vit au présent mais qui peut oublier le passé, il faut témoigner des moments de vérités auprès des jeunes». Les témoignages sont de plus en plus difficiles à apporter. Les anciens combattants se font moins nom-breux. Alors que les anciens prisonniers de guerre étaient 3.500 en 1945, ils ne sont plus que 9 aujourd’hui.
Heureusement, des productions indélébiles permettent de rappeler l’Histoire, leur histoire. A l’image du livre dirigé par Henri Guyoton et Simone Legoubé et qui vient d’être publié. Intitulé «Ma captivité», il regroupe de nombreux témoignages de prisonniers de guerre de la Creuse. A l’occasion du 100e anniversaire de la Grande Guerre, de nombreuses expositions ont aussi été créées et proposées à divers publics.
Par ces actions, l’association souhaite perpétuer le devoir de mémoire car «oublier l’Histoire, c’est appeler à la revivre», souligne Robert Vergne.

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