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Des œuvres rares sorties du secret

Exposition au musée d'art et d'archéologie

A peine plus d’un mois... Le 10 septembre, la cinquantaine d’oeuvres tirée du cabinet d’arts graphiques du musée de Guéret va regagner le secret rassurant de l’obscurité la plus totale et le confort du papier chimiquement neutre. Et ce, pour un minimum de trois ans. Trois mois à 50 lux, c’est le maximum que peuvent supporter des œuvres que la fragilité a rendu discrètes.
Un peu plus d’un mois pour voir des curiosités qui n’étaient pas sorties depuis, à Guéret depuis les années 1970 où elles étaient encore exposées de manière continue -et en restent, d’ailleurs, irrémédiablement endommagées-. L’occasion de revoir à Guéret (1) un fragment d’une collection des plus impressionnante qui compte, en réserve, près de 1.500 œuvres graphiques.
Titien, Boucher, Ingres, Delacroix, Matisse... Pas mal pour le musée d’une ville-préfecture des plus modestes. Une richesse parmi d’autres tout aussi inattendues (cabinet d’histoire naturelle, collection d’archéologie, art asiatique), dûe aux dons et autres legs qui ont fait du musée d’art et d’archéologie, ce qu’il est aujourd’hui. Le portrait de Madeleine Chapelle signé Ingres, mis en avant par le musée dans le cadre de l’exposition, en est un exemple (2).
« Le musée de Guéret ne cesse d’enrichir ses collections par ce biais encore aujourd’hui », explique Marie-Armelle Baldensperger, médiatrice culturelle qui s’arrête devant le Moulin de la folie, pastel d’Armand Guillaumin, récemment légué au musée. « Guillaumin travaillait in situ. Il travaillait beaucoup la lumière et, en Creuse, la lumière est très changeante, il a donc réalisé beaucoup d’œuvres inachevées », commente  Marie-Armelle. « Il ne retravaillait pas après en atelier :comme beaucoup de peintres, il restait sur un travail réalisé en pleine nature.   Je trouve son œuvre intéressante de ce point de vue là. »
À noter que cinq toiles de Guillaumin sont exposées en permanence dans la section impressionniste du musée. De la même manière, le projet de fontaine d’Anna Quinquaud renvoie à ses sculptures à l’étages, une esquisse de l’artisan verrier Maurice Marinot, fait écho à ses objets en vitrine, et on retrouve Rodin aussi bien dans le vocabulaire graphique que dans celui du bronze. « On parle souvent de façon académique. Là, on a des exemples de projets concrets », poursuit Nathalie Moreau, médiatrice culturelle qui pense notamment aux Socrate détachant Alcibiade des charmes de la Volupté de Jean-François Pierre Peyron, des esquisses préfigurant, le tableau exposé à l’étage supérieur.
Nathalie a cependant un faible pour les Rodin. Deux croquis dont la légèreté contraste avec l’œuvre qu’on lui connaît plus généralement. « On est après 1898. Rodin est à la fin de sa carrière et il fait de plus en plus de dessins. Ses dessins, il l’affirme de plus en plus, sont « la clef de [son] art. » », retrace Nathalie.
Il revient aux techniques de dessin de sa formation aux Arts décoratifs en particulier le dessin de mémoire : il observe son modèle un moment assez bref - généralement aussi parce qu’il lui demandait de prendre une pose non académique, triviale, instable - puis le dessine de mémoire. Ces instantanés, il les retravaillait par la suite à l’aquarelle ou lavis d’encre.

L’équipe du musée a par ailleurs aménagé, à l’entrée, un espace d’expression graphique où sont présentées les différentes techniques, de la mine de plomb, à la pierre noire, en passant par le fusain... accompagné de détails des œuvres. Et surtout où adultes et enfants peuvent se faire la main. Feuilles de papier et boîtes de crayons ou de pastels sont à disposition aux pieds de l’Archer d’Anna Quinquaud devenu modèle de luxe.
Le catalogue de l’exposition est disponible à 5 €.

(1) Certaines de ces œuvres quand elles ne sont pas en convalescence, voyagent régulièrement à l’international. C’est le cas du portrait de Madeleine Chapelle par Jean-Auguste-Dominique Ingres ou des oeuvres de François Boucher.
(2) Ingres avait épousé la modiste guérétoise Madeleine Chapelle. Ce portrait est un portrait de famille, remis au musée par sa sœur.

Pratique

Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi (et jours fériés) de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Rendez-vous :
• Tous les jeudis jusqu’au 7 septembre à 15h : visites commentées.
• Tous les mercredis, jusqu’au 30 août inclus à 15 h : activités dans le cadre de La Creuse en famille (visite de 45 min adaptée aux plus jeunes suivie de 45 min d’atelier).
• Intervention de Didier Brunel Duché, graphiste, le 18 août de 14h30 à 16h30 sur le crayon graphite et le portrait.
• Visites commentées à l’intention des groupes : pendant toute la durée de l’exposition (sur réservation au 05.55.52.37.98).
Tarifs : entrée individuelle : 3,30 €  ; forfait famille : 4,55 € ; groupe(s) à partir de 10 personnes, étudiants, demandeurs d’emploi : 1,85 €. Gratuit pour les moins de 18 ans et gratuit tous les premiers dimanche du mois.
Tél. : 05.55.52.07.20 Fax : 05.55.52.38.00.

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