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"Même fiche de poste, même fiche de paie"

Maison d'accueil spécialisée du Vernet

«AS-AMP en grève», «tous le même salaire»,  le message sur les banderoles apposées à l’entrée de la Maison d’accueil spécialisée (MAS) du Vernet à Guéret qui accueille 52 adultes polyhandicapés est clair. Les aides-médico-psychologiques (AMP) demandent à avoir le même salaire que les aides-soignantes (AS) car elles réalisent en pratique les mêmes tâches.  
Et pourtant, au départ, ce n’est pas les mêmes métiers. Devenir AMP exige deux ans de formation con-tre un an pour les aides-soignantes et les premières sont portées sur le projet éducatif, l'animation, les secondes sont plus sur le soin. Mais comme dans de nombreux établissements dont la MAS du Vernet, elles font la même chose.  Si certaines ne s’y retrouvent pas et ressentent un certain mal-être, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est l’avenant à la convention collective 51 qui régit l’établissement guérétois de la Fondation Partage et vie comme 4.500 autres établissements. Cet avenant prévoit l’augmentation du coefficient de l’aide soignant soit une augmentation de salaires d’une centaine d’euros par mois. Dans le même temps, l’AMP ne verrait pas  d’augmentation ou moitié moin-dre. «Pour une même fiche de poste, nous n’aurons pas la même chose à la fin du mois, c’est injuste. On fait tous la même chose», stipule Audrey Laden, aide-soignante et déléguée du personnel CGT. L’établissement compte une quarantaine d’AS-AMP dont une quinzaine d’AMP. Une trentaine de personnes se sont mobilisées pour les AMP ce mardi après-midi pendant deux heures. «On ne comprend pas cette augmentation. Cela divise les salariés», martèle Audrey Laden. Pour une AMP, «cela ne favorise pas la cohésion. C’est un manque de reconnaissance». Elle le sait, le seul pilier à bouger serait de réétudier les fiches de postes et d’ajouter les spécificités de l’AMP.
En plus de cette revendication, viennent s’ajouter des conditions de travail difficiles. «En 2017, il y a eu 42 accidents du travail», déplore Audrey Laden.
Pour la directrice de l’établissement, Béatrice Le Guen, les conditions de travail vont être améliorées avec le nouvel établissement prévu pour mai 2018. Quant à la revendication salariale, ce n’est pas de son fait, «je ne peux rien faire», note-t-elle précisant qu’il s’agit d’une directive nationale que la fondation Partage et vie n’aurait pas signée. Pour elle, il faut donc s’adresser à la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs.
 

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