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IFSI innovant et à taille humaine

Santé

Les portes de l'institut de la formation aux métiers de la santé de Guéret étaient ouvertes jeudi. Pas seulement pour les étudiants comme il l’est tous les jours depuis cinquante ans mais aussi pour les anciens étudiants, formateurs pour redécouvrir le lieu et échanger. 50 ans, ça se fête et ça se partage.
Tout est parti d’une conversation il y a environ un an. Quelques mois après son arrivée à la direction, Corinne Lescure apprend par l’intermédiaire d’une formatrice que l’établissement a plus de 40 ans et se dit que ça serait «super» de faire un événement autour de cela.  Le temps de se rendre compte que la création de l’école d’infirmières date de 1963 et c’était parti pour fêter le 50e anniversaire. Un comité de pilotage s’est mis en place avec les étudiants dans un seul but «mettre en avant» l’institut de formation, «le seul en Creuse. On peut se former en Creuse comme infirmière ou aide-soignante», résume Corinne Lescure. Avec des promotions à 80 pour les infirmiers et une centaine pour les aide-soignants, le site guérétois est à taille humaine par rapport à des instituts de formation situés dans de grandes villes. «Ce que nous renvoient les étudiants c’est qu’être dans un institut comme ici, ils sont mieux accompagnés par les formateurs, note la directrice. On les connaît bien. C’est un accompagnement tout au long de la formation». Un accompagnement mais pas de «maternage», les étudiants doivent être acteurs.
Un ifsi innovant
Acteurs ils le sont aussi dans les nouvelles pratiques. Aujourd’hui avec une génération connectée, l’institut de formation se doit de s’adapter et d’innover. Ce que font les équipes pédagogiques avec par exemple le développement de la simulation en santé. Si les salles de pratique ont toujours existé, les moyens s’améliorent. Désormais, les étudiants auront une salle de pratique avec un mannequin hyper connecté appelé «mannequin haute fidélité» qui joue le rôle d’un patient qui peut parler, bouger, faire des bruits, être sondé... «C’est mettre l’étudiant en situation très proche du réel», note Corinne Lescure. La séance est filmée et les images sont analysées avec le formateur, l’étudiant qui réalise l’intervention et les autres qui l’observent. «ça leur permet de prendre conscience de leurs erreurs, de comment ils sont rentrés en relation avec le patient. C’est l’idée d'apprendre», confie Corinne Lescure.
Et les étudiants semblent ravis d’appendre à Guéret. Qu’ils soient anciens élèves comme Geneviève Plaze (voir par ailleurs) ou comme Amandine et Julie, deux jeunes étudiantes infirmières en 2e année. Elles sont toutes deux Creusoises et Guéret était une aubaine pour elles. «On ne voulait pas partir, on voulait Guéret. C’est une bonne école, il y a de bons formateurs, un cadre agréable. Nous sommes bien ici».
Si c’était une première journée portes ouvertes, l’IFSI n’a pas fini de faire parler de lui, cette fois c’est le grand public et peut-être de nouveaux apprenants et apprenantes qui pourront le découvrir le 9 décembre et pour mettre en avant l’enseignement supérieur, un projet partagé va être mis en place à partir de février 2018 avec les étudiants en IUT Carrières sociales et en licence domotique.
Le message est clair : il est possible d’étudier en Creuse !

«Infirmière, c’est un métier humain, il faut qu’il le reste»

Geneviève Plaze creusoise d’origine était l’une des nombreux curieux présents lors des portes ouvertes de l’Institut de formation aux métiers de la santé à Guéret jeudi.
Elle fait partie de la première promotion 1963-1965 de l’école d’infirmiers de Guéret. A l’époque, les locaux étaient à Brésard et ils n’étaient qu’une petite vingtaine. «C’était une belle vie de famille, c’était une approche du métier dans la réalité», se remémore-t-elle. Ils avaient un demi-temps à l’école l’après-midi et un demi-temps à l’hôpital. «Les médecins nous faisaient cours et la monitrice nous faisait les cours de pratique. La directrice Mme Vichy reprenait les cours des médecins de façon très pédagogique. C’était une femme admirable, humaine, qui avait toutes les qualités d’une infirmière», ajoute Geneviève Plaze.
Elle est née dans le milieu hospitalier. Son père travaillait dans les cuisines de l’hôpital de Guéret et sa mère était aide-soignante. Elle, elle voulait être dans ce milieu et être sage-femme. Mais au cours de ses études, son père tombe malade, elle le soigne et n’a pas l’opportunité de devenir sage-femme. Elle débute comme infirmière au service chirurgie. La vie de famille faisant, elle quitte le milieu hospitalier pour la protection maternelle infantile avant de devenir formatrice pendant quelques années à l’IFSI guérétois et elle connaîtra même le déménagement des locaux de Brésard à son lieu actuel, chemin des amoureux, au-dessus de l’hôpital. Puis ce milieu lui manque, les malades, les familles et y retourne pendant un an comme surveillante de nuit au service chirurgie avant de prendre un poste de jour. Au cours de sa carrière, Geneviève Plaze s’est beaucoup formée. «J’aime bien me perfectionner», note-t-elle. Elle s’est beaucoup tournée vers l’accompagnement des soins palliatifs,...  Son souhait accompagner les malades dans les meilleures conditions possibles. Son objectif c’était la résilience, se mettre à la place du malade. Aujourd’hui, elle le sait c’est de plus en plus difficile pour les infirmiers et infirmières.  «Le côté humain disparaît, c’est très dommage... Le malade attend qu’on le bichonne, qu’on lui explique, le métier se perd. C’est un métier humain, il faut qu’il le res

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