La Quincaillerie reçoit 100.000 euros de la fondation Orange

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Si il reste encore quelques zones blanches en Creuse, le réseau à l’ancienne reste, lui, bien affûté... La Fondation Orange Nouvelle-Aquitaine, qui cherche à conjuguer numérique et inclusion, s’est penchée sur le territoire creusois et a d’abord pointé sur la carte, les Ateliers de la Mine, à Lavaveix. Sur place l’équipe du tiers-lieux avoue ne pas être légitime sur ces questions mais connaît justement une structure qui... Le curseur est déplacé légèrement au nord, Orange est expédié vers les copains de la Quincaillerie, à Guéret.
Un ricochet qui a fait boule de neige. Après une première rencontre  visiblement marquante avec l’un des dirigeants régionaux, fin 2016,  le dossier passe entre les mains des directeurs de la fondation nationale et le contenu de l’enveloppe en jeu enfle en proportion : de 20.000 €, la cagnotte passe à 100.000 € étalés sur trois ans (1).
En retour, faire remonter quelques données chiffrées (ateliers, fréquentation, employabilité etc.) trois exigences : un travail ciblé sur les femmes isolées éloignées de l’emploi, le décrochage scolaire, et l’aide aux devoirs. « Sur les deux premiers points, on fait déjà des choses avec l’association d’elles en ailes, on a aussi obtenu le label grande école du numérique. Sur l’emploi, on est aussi engagé avec la mission locale, on accueille très régulièrement  des stagiaires... Reste l’aide aux devoirs », explique Baptiste Ridoux, coordinateur de la Quincaille. « Nous, on leur a dit qu’on ne le faisait pas, en revanche, il y a des associations qui le font. On va équiper ces associations et former les bénévoles. »
Ce qui est prévu, pour l’année à venir avec une Clé de la réussite et l’année suivante avec Oasis. La Quincaillerie compte aussi faire profiter de ce soutien à d’autres acteurs locaux qui peuvent être prescripteurs notamment Anima. « Le CAVL cherche à s’engager sur une communication plus lisible et hormis quoi 2 neuf Guéret, il n’y a pas d’outil qui centralise », poursuit Baptiste Ridoux. « Tout ça peut profiter à une problématique de territoire »
La Quincaille a investi aussi dans du matériel qui devrait être livré en février : une découpeuse laser, un plotter de découpe, une station de réalité virtuelle  (ordi et casque) accessible à tout un chacun ainsi qu’une brodeuse numérique... « Concrètement ce que Éric (Éric Durand, médiateur numérique) a imaginé avec d’Elles en ailes, c’est de créer la marque Albatros. On va développer les notions de design, continuer avec une campagne internet de financement participatif... »
Autre forme de soutien, la fondation Orange propose un mécénat de compétence, la mise à disposition d’un technicien en préretraite. « Nous, on n’en a pas besoin, mais si on bloque sur un sujet, ils peuvent nous envoyer un ingénieur numérique. Ça aussi c’est une ressource qu’on peut activer et qui est intéressante. »

(1) 70.000 € dont 55.000 € de matériel vont être investis la première année. À noter qu’à l’échelle nationale, seules deux autres structures sont accompagnées par la fondation Orange : la mission locale de la Lozère et le tiers lieux de Fourmies dans les Hauts de France.