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Un "budget de gauche" des plus contraints voté

Conseil municipal

Rien n’a changé depuis le débat d’orientations budgétaires (DOB) (voir notre édition du 24 janvier). Le budget de la ville de Guéret d’un montant total de 33 millions d’euros (voir par ailleurs) suit le «triptyque» donné par Serge Cédelle, adjoint au maire chargé des finances, le maintien des taux, des subventions versées aux associations et la maîtrise des dépenses. C’est bien sur cette base que les élus ont planché lundi soir.
Le message est clair. En raison des contraintes budgétaires dues notamment aux baisses des dotations de l’Etat, «on n’arrive plus à dégager 1 euro pour faire un virement à la section investissement. C’est la fin d’un cycle», admet l’adjoint au maire qui détaille les chiffres de ce budget 2018 «difficile». A noter dans les travaux d’importance, la première tranche de la restructuration du musée (600.000 €), la réparation de l’éclairage du stade qui donne des signes de fatigue (200.000 €) mais également le clocher de l’église (170.000 €), l’achat du parking d’Enedis (400.000 euros)... David Gipoulou demande une nouvelle commission pour l’attribution des subventions. Le maire Michel Vergnier réaffirme que celles-ci sont décidées par les commissions de secteur avec des critères d’attribution mais il veut bien regarder si tous les groupes sont représentés et une redéfinition des critères. David Gipoulou s’interroge ensuite sur le revenu des immeubles. Il craint que soit concernée la Maison des associations rue de Braconne qui accueille notamment plusieurs organisations syndicales départementales, d’où leur présence dans la salle et un courrier adressé aux élus (voir ci-dessous). Michel Vergnier indique que le dossier n’est pas assez avancé.
Après une suspension de séance demandée par le groupe Guéret Terre de Gauche d’une dizaine de minutes, viennent le temps des explications. Si le gros des discussions a eu lieu lors du DOB, David Gipoulou revient sur «l’héritage» des différents gouvernements et note que le budget respecte les lignes de conduite avec  notamment des tarifs encadrés. Deux points faisaient débat, la possibilité de synthétiser les demandes des associations et l'ambiguïté du coût de reversement des charges de la Maison des associations, «le vote du groupe traduira les débats de l’assemblée citoyenne», précise  David Gipoulou.
Pour Jean-François Thomas, leader de la droite, c'est étonnant de parler de «budget de gauche» mais étant de droite, il ne pourra le voter évoquant le délaissement du projet de la place Bonnyaud, le réseau de chaleur qui n’emmène pas beaucoup d’économies... Il parle aussi d’un montage technique fait par les services. Une idée qui fait bondir l’édile, «les services appliquent les directives des élus et les traduisent en décisions comptables».
Et si l’élu de droite ne comprend pas tout dans ce budget, Jean-Bernard Damiens pour Europe-Ecologie les Verts le comprend et indique qu’il respecte les engagements de campagne et les grands principes de la majorité, le maintien des taux d’imposition, des subventions sans oublier l’agenda 21. Même chose du côté d’Arnaud Vernier pour le Parti communiste ou Thierry Bourguignon pour le PS qui l’avoue «ce budget s’inscrit dans une politique de gauche soucieuse d’égalité, de justice».
Quant à Martial Maume du Front national qui n’assiste d’ailleurs plus ou presque aux réunions, il est parti lors de la suspension de séance. Michel Vergnier conclut le débat en notant que si la situation comptable de la mairie de Guéret avec «une dette raisonnable et un remboursement sur six ans est saine, l’avenir est insupportable avec plus aucune marge».
Au moment du vote, comme attendu, la droite vote contre, trois membres du groupe Guéret Terre de Gauche (Philippe Dhéron, Léonard Sammartano, Cécile Lemaigre) se sont abstenus, les trois autres ont voté pour comme la majorité.
Vanessa Juliet

Les autres points

EHPAD Quinquaud
Un vœu a été adopté à l’unanimité pour demander des moyens humains nécessaires aux résidents et personnels de l’EHPAD Anna Quinquaud. Celui-ci a amené des témoignages d’élus poignants. La parole s’est libérée. Le collectif des familles était présent «étonné et surpris» par cette discussion. A l’initiative de Michel Vergnier, les élus ont décidé d’envoyer une délégation intergroupes rencontrer la direction de l’EHPAD avec le collectif des familles.
Ecole
Les élus, à l’unanimité, ont voté un vœu pour demander le maintien de la 4e classe de la maternelle Paul-Langevin qui devrait fermer à la rentrée 2018.
Rapprochement
clinique-hôpital
Sur une question de Danielle Pradignac (Guéret Terre de Gauche), Michel Vergnier a évoqué le dernier conseil de surveillance de l’hôpital où a été acté notamment le fait de travailler ensemble. Michel Vergnier précise que «il n’y aura plus deux blocs, celui du CH sera rénové...» Quant aux statuts, au mode de fonctionnement, cela sera discuté par l’hôpital et la clinique. Ils ont un an.
Ecole Notre-Dame
L’école privée Notre-Dame emmène la municipalité en justice car elle considère que celle-ci ne verse pas assez par enfant (377 euros/élève/an).

En chiffres

En chiffres
Budget général primitif : 27.301.000 € (investissements : 9.601.000 € ; fonctionnement 17.700.000 €)
Budget annexes administratifs (restauration collective + lotissements communaux) : 2.163.000 € (i. : 436.000 € ; f. : 1.727.000€)
Budget annexes industriels et commerciaux (eau + assainissement) : 3.451.000 € (i. : 1.810.000 € ; f. : 1.641.000 €)
Régie CAVL : 380.000 €
Budget global : 33.295.000 € (i. : 11.847.000 € ; f. : 21.448.000 €)

Le débat sur la maison des associations ouvert

Au cours du conseil municipal s’est invité la Maison des associations. La CGT, FO et la FSU craignaient de payer un loyer ou les charges inhérentes au bâtiment. Si l’envoi de titres ne rentre pas dans le budget 2018, pour le moment (voir ci-dessus), l’occupation de la Maison des associations fait débat.
Les organisations syndicales ayant appris cette possible décision ont écrit un courrier stipulant qu’elles ne pourraient assumer ces sommes et que la mairie de Guéret avait fait un choix politique en logeant les organisations syndicales. Pour elles, revenir dessus serait «revenir sur un siècle de démocratie sociale». Si certains ont avancé que ce n’est pas aux contribuables guérétois de payer pour les organisations syndicales départementales, pour elles, il apparaît nécessaire avant de les faire partir d’interroger l’ensemble des autres collectivités, le département ou encore le préfet.
A la fin du conseil, Michel Vergnier est revenu sur ce dossier notant que le 11 janvier 2016 le bureau municipal avait pris la décision de maintenir la gratuité du loyer mais de faire payer les charges au prorata des surfaces tout en laissant le temps aux syndicats de chercher d’autres locaux. Il a égrainé les dates, les lettres au préfet qui n’a pas de bâtiment, au conseil départemental. Pour les pompiers, il rappelle qu’il faut condamner les 4 derniers niveaux en raison du risque incendie.  Pour lui, «ce n’est pas raisonnable et pas possible de laisser les choses en l’état». Il a demandé à la commission de sécurité de passer à nouveau et voir sous quelles conditions elle peut rester ouverte. «Le conseil municipal prendra ses responsabilités soit une fermeture totale, soit une fermeture partielle», note le maire pour qui le sujet n’est pas clos.
Pour David Gipoulou, «le bâtiment c’est une chose, les charges, c’en est une autre. Le fait de soutenir la gratuité c’est  une affaire de choix. Ce débat politique on n’y échappera pas. On ne pourra pas traiter cette affaire par une mesure administrative».  «J’applique une décision collective, quand on occupe un local on peut payer les charges, je ne négocierai pas sur la sécurité», précise Michel Vergnier. Les organisations syndicales auraient aimé répondre mais n’ont pu le faire en conseil et ont donc quitté la salle. Le débat est loin d’être clos.

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