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Un duo pour une prise de commandement

Gendarmerie

La caserne Bongeot est devenue le théâtre à ciel ouvert d’un balai rythmé par le son des marches au pas.
Sous le drapeau tricolore, le colonel Philippe Vincent, commandant du groupement de gendarmerie de  la Creuse, a ordonné une cérémonie millimétrée, comme une référence aux carrières mises en avant ce jour-là.
Sur les premières marches, deux hommes : le capitaine David Rillon, âgé de 41 ans, et l’adjudant chef Emmanuel Mazerat, 48 ans. Sous les yeux des autorités locales, judiciaires, et de la préfète de la Creuse Magali Debatte, les deux officiers ont prononcé le serment militaire, donnant ainsi à leur nouvel insigne une autre perspective en des termes de commandements.
«Chaque prise de commandement au sein de la gendarmerie est un moment particulier, unique, qui réhausse tout particulièrement le cérémonial militaire», explicite le colonel Philippe Vincent.
Un instant sans nul doute très important pour ces ambitieux aux carrières quasi exemplaires.  
Le capitaine David Rillon, natif de Montpellier, a intégré l’école des sous officiers de Montluçon en 2003. Depuis le 1er avril 2018 il est à la tête de la compagnie de Guéret, et a notamment reçu la médaille d’or de la défense nationale avec agrafe «gendarmerie nationale».
De l’autre côté, Emmanuel Mazérat est une figure bien connue du département. Sostranien d’origine, l’adjudant-chef a une connaissance accrue du territoire creusois grâce à ses services successivement apportés au sein des casernements de Jarnages, La Souterrainne et Gouzon.
Appelé à commander le Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG), il va recevoir sous peu le grade de major.
Le PSIG est une des branches directement reliée à la compagnie de Guéret, commandée par le capitaine Rillon.
La cérémonie était aussi l’occasion de mettre à l’honneur l’exemplarité et le professionalisme de certains gendarmes creusois. Ainsi, six têtes chapeautées ont  reçu les félicitations des autorités judiciaires: les gendarmes Portelli, Millois, Grondin, Charpentier, Bury et Guillemain.
L’assitance a ensuite écouté le discours du colonel, puis ceux, des deux nouveaux chefs de pelotons. La cérémonie s’est clôturée par un verre destiné à trinquer au  futur de la gendarmerie creusoise. Car, sous l’uniforme et le képi, l’ordre n’est pas le seul sujet,  et  la notion  humaine règne aussi.
Et c’est avec humanité, respect et expérience que devront œuvrés les nouveaux gradés, sous l’œil avisé et les conseils bienveillants du colonel Vincent assurant «qu’un chef est donc, aussi, celui qui rend ses collaborateurs meilleurs».

  •                                                                                                                                                                                                                                        Céline Alanord