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Les taux ne bougent pas, mais l'étau se resserre...

Conseil municipal

The show must go on, l’administration aussi. Après le chagrin, les choses finissent toujours par reprendre leur cours... Ainsi, le conseil municipal de Guéret, qui a eu lieu lundi, s’est ouvert sur les questions liées au remplacement de Françoise Lajoix, disparue en début d’année. Les deux mem-bres restants de la liste majoritaires étant dans l’impossibilité de pren-dre le relai, il a été décidé que Françoise Lajoix ne serait remplacée ni au sein du conseil municipal, ni en tant qu’adjointe. Le nombre des adjoints, réduit à 8, restera à 8. Les indemnités, comme la spécifié le maire Michel Vergnier, ne seront pas redistribuées entre les adjoints mais rentreront dans la comptabilité de la ville.
Une comptabilité, du reste, toujours plus délicate à gérer. En effet, le conseil municipal avait aussi à voter, ce soir-là, les taux d’impositions 2019. Taux, qui comme prévu lors du budget primitif, n’augmenteront pas. Ce qui ne signifie pas pour autant absence d’augmentation, aux yeux du contribuable du moins... Les bases nettes, assiettes déterminées par l’État sur lesquelles s’appliquent les taux d’imposition, ont, elles, été revalorisées : le taux de variation s’établit à 2,20%. « J’entends des réflexions du type : « rien n’empêche de baisser les taux pour compenser l’augmentation des bases. » Sauf qu’on n’a pas les moyens de le faire », développe Michel Vergnier.
Si le maire s’est réjouit du fait de n’avoir, pour la sixième année, pas eu à toucher aux taux, l’enthousiasme s’arrête là. « On ne pourra pas dire longtemps, sous réserve de ne pas abandonner des services publics, qu’on n’augmentera pas les taux... Nous n’y arriverons plus sauf à privatiser ou à transférer », déplore-t-il. Le désengagement de l’État auprès des collectivité se traduit pour Guéret, par un million d’euros de recettes en moins, chaque année.
Un constat qui a trouvé un écho dans la formulation, par le groupe Guéret terre de gauche, d’un vœu pour l’introduction de mesures concrètes dans le cadre du plan particulier pour la Creuse (1)... Parce que jusqu’à présent, le compte n’y est pas. « Il y a comme souvent, des effets d’annonce ; on surfe dessus jusqu’à ce que le résultat tombe et qu’on se rende compte qu’on n’est  pas allé plus loin que des effets d’annonce », souligne, pour le groupe, David Gipoulou. « On ne voit rien de particulier mais on continue à voir les difficultés » La situation s’est en effet aggravée par le recul des services publics de l’État (Education nationale, DDFIP, services, établissements et agences de l’État via les retraits d’emplois de fonctionnaires et d’agents publics).
L’aspect particulier qui aurait pu se traduire par une forme d’exception n’est pas au rendez-vous... Sans surprise, la simple proposition d’un moratoire sur les services publics soulevée lors de l’embauche du PPC avait été balayée à peine formulée. Le conseil municipal demande donc au Premier ministre de renoncer à l’ensemble des suppressions de postes dans la fonction publique sur le département ; de renoncer au rétrécissement du maillage territorial des services de l’État ; de provoquer un plan sanitaire d’urgence à travers les moyens nécessaires apportés à
l’hôpital de Guéret les autres structures publiques hospitalières creusoises.
Trois demandes auxquelles c’est ajoutée le rétablissement de la dotation globale de fonctionnement. « Si jamais,  nous pouvions récupérer ce million de fonctionnement, aujourd’hui nous serions en capacité de réaliser un plan particulier de territoire, tous les ans », poursuit David Gipoulou. « Il était question dans le PPC de nous redonner notre autonomie, nous rendre la DGF, serait nous permettre de le faire. »

(1) À noter que Guéret terre de gauche portait aussi un v‘u pour l’interdiction des armes dites de force intermédiaires, lanceurs de balles de défenses et autres grenade GLI-F4 et grenade de dé-sencerclement dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre sur la commune de Guéret. D’expression symbolique, ce vœu est aussi l’occasion de dénoncer l’extrême fébrilité du pouvoir qui a conduit « à une action repressive inédite et dangereuse » : « On a de braves gens venus manifester pour leurs droits qui s’en sont pris plein la tronche ! »