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Un rendez-vous qui envoie du bois

Metal culture(s)

Black metal, grind, hardcore, death, black sludge..., toutes les chapelles du metal sont là... Toutes sauf une. La chapelle de la Sénatorerie, LA chapelle, celle qui s’est imposée comme emblème du festival Metal culture(s) et que des travaux rendent inaccessible. Un Metal culture(s) sans chapelle reste-t-il un Metal Culture(s) ? Début de réponse le 9 mai, pour la première des grosses soirées du festival à se dérouler à l’Espace André-Lejeune.
L’Espace André-Lejeune... ultime frontière, vers lequel sont contraints de s’exiler la bande de metaleux de YEAProd. Espace André-Lejeune, une locution à l’esthétique moins sulfureuse, iconographique, moins velue, cornue... moins chapelline, quoi. Et il faudra s’y faire, la chapelle de la Sénatorerie, YEAProd doit faire une croix dessus. Ad vitam aeternam. Car, si les travaux de restructuration du musée de Guéret sont prévus pour durer quelques années, leur issue correspond à la reconfiguration entière de ce petit bout de quartier : avec les bâtiments destinés à être rasés, ce sont les loges et une partie de la logistique qui disparaissent... La fin d’un âge.
... Et un nouveau défi à un an de la dixième édition du festival. « Bien sûr, on se demande quel sera l’impact sur le public, la chapelle participait à l’esthétique du festival... et en termes d’organisation, la chapelle, ça faisait des années qu’on la maîtrisait. Il va falloir s’approprier l’espace Lejeune », explique Christophe Bréchard, le président de YEAProd. S’approprier l’espace Lejeune, l’équipe du festival a déjà commencé à la façonner à son image... et surtout y entrevoir quelques avantages : « Ce qui est bien, c’est qu’on va pouvoir proposer une deuxième scène qui fera à elle seule la taille de celle de la chapelle... » Conséquence de quoi, le festival aligne une programmation à la hauteur de la jauge de Lejeune (1) : 30 groupes cette année contre 23 l’année dernière. De quoi satisfaire cette bonne vieille soif de son et de diversité qui fait le sel de Metal Culture(s).
Une ligne éditoriale qui permet de grands écarts : basket bien rebondie d’un côté ; botte rachitique, luisante, bien sanglée de l’autre. Rise of the Northstar, qui a su s’imposer en sortant des codes du hard-core stricto sensu pour aller vers un cross over à l'image de leur culture, partagée entre la France et le Japon ; Rosa Crux considéré comme une formation majeure de la scène gothique française. Som-bre, mélancolique et rituel sur un chant en latin. « Deux groupes qui n’ont rien à foutre sur la même affiche et encore moins sur la même scène, le même soir », commente Christophe. « Mais c’est rigolo de faire se croiser des kids en grosses baskets et des gothiques qui dansent les yeux sur leurs groles en pensant à la fin du monde. » Au programme encore Skáld, qui tire plus vers la musique traditionnelle scandinave ou les Suisses de Monkey3 qui oscillent entre progressif, doom et psyché : « Il faut se laisser porter, c’est assez agréable quand on a passé une soirée avec du death, du grind ... »
Diversité sur le fond et sur la forme, les organisateurs conservent l’ancrage local hérité du Saint-Fiel Fest originel : le festival étend ses tentacules lovecraftiens à la Quincaillerie, au BDP, à la BMGG, à l’espace Fayolle où sont proposées un chapelet de gore-mandises... et gratuites. « Le but, c’est de vulgariser ce type de musique. On essaie d’inviter le public profane par différents supports, le cinéma, une conférence ou encore, comme on l’a proposé l’année dernière, le conte », rappelle Christophe, « et  en proposant des événements gratuits... »
Une frustration tout de même au final, l’absence, pour cette édition, de masterclass pour un public des plus exigeants : 9 metalleux sur 10 sont musiciens...

(1) À savoir, une jauge maximum de 1.200 personnes... que YEAProd ne veut pas atteindre pour autant. Metal Culture(s) restera un festival à taille humaine... qui grandit - passé presque dix ans de 1.500€ de budget, alors qu’il s’appelait encore Saint-Fiel Fest, à 65.000€ aujourd’hui - mais raisonnablement - les subventions, susceptibles de disparaître d’une année sur l’autre, ne dépassent pas 10% du budget sus-nommé -.

Demandez le programme :

Expositions du 9 mai au 2 juin : Paul Foucheau, photographe (la quincaillerie) ; Will Argunas, illustrateur (BMGG) ; G.R., sculpteur (BMGG) : Sophie Laronde, dessins (Bar de la Poste).
Contes (gratuits), samedi 11 mai, 14h30, à la BMGG : Quentin Fourreau «Histoires de muets, légendes de sourds, contes d'aveugles...».
Conférence (gratuite), samedi 11 mai 15h30, à la BMGG : Julien Proust, «La biologie du metal, une histoire de sens».
Xtrem ciné, vendredi 10 mai, 14h30 au Sénéchal : Lords of Chaos en avant-première.
Apéros concerts (gratuits) : tous les jours, 11h30, au Bar de la Poste : le 8 mai : The rise and fall of the Franckenotters (Punk core), Reagan Burger (Punk dirt) ; le 9 mai : Lust for dust (Stoner) : le 10 mai: Kawaïï surf baby (Surf rock beat down) ; le 11 mai: No Glory (Hard core).
Les concerts le soir venu :
Le 8 mai, 20h30, à la cave 666 (sous la Quincaillerie) : Masiko (Noise math rock) ; Bukowski (Metal rock heavy) (concerts gratuits)
Le 9 mai, 18h, à l’espace Fayolle : Ciné-concert Alba ]Hypno5e[ puis, à 19h45, à l’espace Lejeune : Immolation (Death) ; Skáld (Trad pagan nordique) ; Zatokrev (Black sludge) ; Pénitence onirique (Black metal) ; Witchfinder (Doom psyché)
Le 10 mai, 17h, à l’espace Lejeune : Lofofora (Metal rock) ; Nostromo (Metal grind) ; Monkey3(Stoner psyche) ; Dead bones bunny(Metal'n roll) ; R.I.P. (Heavy doom) ; Sublime cadaveric decomposition (Grind) ; Born to burn(Hard core) ; Toter fisch (Metal pirate acoustique)
Le 10 mai, 17h, à l’espace Lejeune : Rise of the Northstar (Metal cross over) ; Crisix (Thrash) ; Rosa Crux (French goth) ; Erlen meyer(Sludge) ; Machinalis tarantulae (Indus) ; Au champ des morts(Black metal) ; Olane (Onirique metal) ; Loaded gun (Hard rock)
Tarifs : Pass 3 jours 60€ (réservation), 65€ (sur place) ; Place journée 22€ (réservation) 25€ (sur place) ; Ciné-concert ]Hypno5e[ 5€ ; contact yeaprod@gmail.com