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Entre patrimoine et jeunesse, la patte de Benjamin Rabier...

Exposition

Il avait commencé comme comptable, était devenu fonctionnaire et avait terminé illustrateur en passant par les cases le Pêle-Mêle, L’assiette au beurre, L’Anti boche... Mort en 1939, Benjamin Rabier a laissé derrière lui un canard au cou délicat et une vache hilare... et une pierre tombale, quelque part en Indre, pas très loin de là où vit le collectionneur Patrick Buron, qui met, jusqu’au 2 novembre, une partie de ses fonds à la disposition de la BMGG (Bibliothèque multimédia du Grand Guéret) dans le cadre d’une exposition consacrée à Benjamin Rabier.
Son truc à lui, ça a toujours été les vieux papiers. Ne lui manquait qu’un axe, qu’il a donc trouvé au cimetière de Faverolles-en-Berry. Alors il a commencé à s’intéresser, fouiller, creuser, dénicher, compléter, accumuler, montrer, partager, vibrer... et il le fait toujours. « C’est énorme, des milliers de journaux, je ne suis même pas à la moitié de tout ce qu’il a pu produire... et on en trouve toujours », souligne Patrick Buron.
Pourquoi ? Parce que l’artiste a été extrêmement prolifique, et surtout, ce qui a marqué celui qui a entrepris de collecter et conserver tout ce qu’il a pu faire, parce qu’il a été précurseur dans énormément de domaines, et s’est particulièrement illustré dans le dessin animalier. « Dans les premiers journaux, il se cherche, il ne fait pas d’animalier... Mais embauché pour le Pêle-Mêle il fait le dessin de deux ivrognes observés par un chien hilare... Plein de gens admiratifs ont écrit au directeur pour qu’il demande à Benjamin Rabier de faire plus d’animalier. » Un chemin qui aboutit à la création de 16 albums de Gédéon, un Roman de Renard, ou encore à la création du visuel de la Vache qui rit.
« C’est son œuvre la plus connue mais tout le monde ne connaît pas l’origine. Elle se trouvait au départ sur les camions de ravitaillement en viande fraîche, la vache hilare avait été créée pour se moquer des Walkyries (1). » Le dessin de Benjamin Rabier a été remarqué par Léon Bel, un affineur affecté au régiment de Ravitaillement en Viande Fraîche. Une fois la guerre finie, le fondateur de la Vache qui rit a décidé de faire appel à l’illustrateur...
En plus de quelques incursions dans le domaine publicitaire, donc, dont témoignent une partie des objets présentés en vitrine, Benjamin Rabier a mis sa patte dans le dessin animé, glissé un pied dans le théâtre, et apporté son talent dans le secteur du jouet mais aussi du mobilier pour enfants : une assise de fauteuil d’enfant en bois est ainsi, elle aussi, visible parmi tous les trésors et toutes les surprises sur lesquels s’attarder à la BMGG jusqu’au 2 novembre.
Autour de l’expo : lecture autour du Roman de Renard de Benjamin Rabier par les comédiens du cours d’art dramatique du conservatoire départemental Émile Goué le 17 octobre à 18h30, au forum de la BM.
Tout public. Gratuit.

(1) L'emblème des transports de troupes allemandes.