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Une fusée de Lacrabère envoie la France en quarts

HAND - MONDIAL DAMES : Espagne 21 - France 22

En franchissant cet obstacle redouté face aux vice-championnes d'Europe, les Bleues se sont peut-être ouvert la voie du dernier carré car leur prochain adversaire, les Pays-Bas (match demain), présente moins de références au niveau international.
Dans ce match crucial à plus d'un titre, elles se sont aussi ôté une épine du pied en obtenant une place garantie dans l'un des trois tournois de qualification olympique du mois de mars, où six tickets pour Rio seront en jeu. Il y en a un aussi au Mondial, réservé au vainqueur.
Les filles d'Alain Portes sont passées, mais que ce fut dur ! Pendant toute une première mi-temps « indigne » selon le sélectionneur, elles ont été à la traîne, accumulant jusqu'à quatre buts de retard. Sans Allison Pineau, la seule à surnager en attaque (4 buts en première mi-temps, 5 à la fin du match), elles auraient définitivement lâché prise avant la pause (9-13).
C'est Pineau justement, et non l'entraîneur comme le veut l'usage, qui a pris la parole la première dans le vestiaire pour réveiller les Françaises. « Elle a dit qu'elle ne voulait pas qu'on perde pour les mêmes raisons que d'habitude », a raconté Portes, dont les filles avaient craqué lors des matchs-couperet des dernières compétitions internationales.

Une fusée dans la lucarne

En seconde période, Gnionsiane Niombla a sonné la révolte. La joueuse de Fleury-Loiret, qui avait en face d'elle dans l'équipe espagnole quatre de ses partenaires de club, a pris ses responsabilités en attaque.
En dix minutes, la France a passé un 7-3 aux Ibériques grâce à cinq buts de sa demi-centre, intenable (8 buts au total). A 17-16, elle était de nouveau en tête pour la première fois depuis 40 minutes !
Les Françaises ont aussi retrouvé les vertus défensives, pour une fois oubliées en première mi-temps. Les Espagnoles ont été obligées de tenter leur chance de loin, permettant à la gardienne Amandine Leynaud de réussir quelques parades décisives en fin de match.
« Si on n'avait pas retrouvé ce niveau défensif on serait partie en pleurant de tristesse », a dit Alexandra Lacrabère.
Le suspense a quand même duré jusqu'à la toute dernière seconde, lorsque l'arbitre, globalement pas tendre avec les Espagnoles, a sifflé un dernier pénalty. Alexandra Lacrabère, a expédié sans trembler une fusée dans la lucarne dont les Françaises essaieront de suivre la trajectoire jusqu'au podium, voire mieux.

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