Fil info
19:06Indre : Rentrée littéraire : c’est parti ! -> https://t.co/VNBhCnj3hY
19:04Châteauroux : Deux semaines dans un monde merveilleux -> https://t.co/88ddYugPid

De l’énergie pour se défendre

Il y a le contexte, marqué par l’élection présidentielle et l’avènement d’un «Macron qui n’est nullement une modernisation mais le recyclage des vieilles recettes libérales», comme l’explique le secrétaire général Laurent Monteil.
Mais au-delà de ce verdict menaçant, le congrès départemental de la CGT-Energie a permis de voir plus loin. «80 % de son animation a été assumée par des jeunes, par des militantes et militants nouveaux venus, poursuit Laurent Monteil. Ici, on a des nouvelles générations notamment des jeunes parents qui sont très attentifs à leur avenir.»  «Ils savent qu’il faudra lutter pour défendre leurs acquis sociaux. A la CGT, on est là pour les défendre et les accompagner à construire leur culture syndicale puisque beaucoup arrivent avec une image déformée de ce que peut-être un syndicat, complète Anne-Chantal Vossaert nouvelle secrétaire générale chargée de l’organisation et qui symbolise par là même un fait marquant de ce congrès avec «la mise en place d’une commission du droit des femmes et de l’égalité homme-femme dans le milieu professionnel et la société en général.» Dans un même esprit d’engagement, le congrès a réaffirmé la position de la CGT contre les discriminations, le fascisme et, spécifiquement, le FN «qui ne fait que mentir à la population.»
Sur le front revendicatif, la CGT Energie sait qu’elle va avoir du pain sur la planche. «Quand il a visité la centrale de Civaux, Macron nous a traités de privilégiés, se souvient Laurent Monteil. Or, à travers notre statut et notre régime social, c’est à la notion de service public de l’énergie que l’on s’attaque.» «Et puis, soyons clairs : l’électricité que l’on ne paye pas, on est imposés dessus au titre des avantages en nature, précise Jean-David Daubisse, secrétaire général représentant les ca-dres, ingénieurs et techniciens (UFICT). Mais si on s’en prend à nous, l’histoire le prouve : ça ne tirera pas les autres salariés vers le haut».
D’ailleurs, à la CGT, on remarque que depuis l’ouverture à la concurrence dans le commercial, le coût de l’énergie augmente et que la précarité explose. «Chez les nouveaux opérateurs, au 2e prélèvement rejeté, on vous coupe le courant et on vous raye des listings»,  illustre Anne-Chantal Vossaert.
Egalement force de propositions  en matière de développement industriel, d’énergie verte ou de circuits courts, la CGT a pu démon-trer, au cours de ce congrès, que son cahmp d’action va bien plus loin que la lutte, même si c’est un point fondamental. Un rendez-vous revendicatif est d’ailleurs en train de se bâtir pour la fin juin.

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.